Khurshid Mahmood Kasuri (en ourdou: خورشيد محمود قصورى), né le à Lahore, est un homme politique et diplomate pakistanais. Il est élu trois fois députés, et surtout est ministre des Affaires étrangères du Pakistan du au , durant la présidence de Pervez Musharraf.
Diplômé en droit, en sciences politiques et affaires internationales au Pakistan, en France et au Royaume-Uni, Kasuri entame ensuite une carrière diplomatique dans le ministères des affaires étrangères du Pakistan, représentant son pays en diverses occasions cruciales, et devenant un élément important dans l'équipe des gouvernements de Zulfikar Ali Bhutto et Nawaz Sharif notamment. Entamant sa carrière politique en devenant député de la Ligue musulmane du Pakistan (N) dans les années 1990, il rejoint la Ligue musulmane du Pakistan (Q) en 2002 puis devient ministre des affaires étrangères durant près de cinq années. Il a rejoint le Mouvement du Pakistan pour la justice en 2011.
De retour au Pakistan après la fin de ses études, Khurshid Mahmood Kasuri est engagé au sein du ministères des affaires étrangères. En 1971, dans le cadre de la « guerre de libération du Bangladesh», Kasuri est chargé de chercher des relais diplomatiques pour résoudre la crise, au Royaume-Uni, en U.R.S.S. et aux États-Unis[1]. L'année suivante, il rejoint la délégation pakistanaise à l'ONU. Peu après, il est nommé vice-directeur du bureau chargé des relations avec l'Union soviétique et l'Europe de l'Est, au sein du ministère des affaires étrangères. À ce moment, il aide le gouvernement de Zulfikar Ali Bhutto à renforcer ses liens, notamment économiques, avec l'Union soviétique.
À la fin des années 1990, il obtient un plus grand rôle au sein de l'administration du Premier ministre Nawaz Sharif. Il soutient alors publiquement les tests nucléaires effectués par le gouvernement, puis devient l'envoyé spécial du Premier ministre, chargé de défendre le point de vue pakistanais sur la scène diplomatique[1].
Annonçant quitter la politique locale, il ne se porte pas candidat aux élections législatives de 2018 et son frère tente de se présenter dans sa circonscription, mais le Mouvement pour la justice lui refuse l'investiture[8].