Kickback
groupe de hardcore parisien fondé en 1991
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Kickback est un groupe de hardcore parisien fondé en 1991 par Stephen Bessac, Fabrice Fortin et Patrick Vandewalle. Le groupe mêle des influences de hardcore New-Yorkais avec des éléments de plus en plus metal extrême. Il publie cinq albums studio, avant de s'arrêter en 2013 puis se reformer en 2024.
| Pays d'origine | France |
|---|---|
| Genre musical | Hardcore, metalcore |
| Années actives | 1991-2013 |
| Site officiel | www.myspace.com/kickback |
| Membres | Stéphen BessacPascal PastoreDamien GuimardSerch CarriereWaner |
|---|---|
| Anciens membres | Jean-Baptiste TronelHervé GoardouIrvin OzielSimon DoucetBoussad LachebStefan ScigallaPatrick VandewalleFabrice fortinCyril Van LierdeErwan Herry |
Kickback est considéré comme l'un des pionniers de la scène hardcore hexagonale, tout en étant l'un de ses représentants les plus controversés en raison de ses textes de plus en plus misanthropes et nihilistes au fil des albums, de son attitude provocatrice, et d'une évolution politique vers l'extrême droite.
Historique
Formation et débuts sous influence New-Yorkaise (1991–1996)
Le groupe se forme en 1991 autour du chanteur Stephen Bessac[1]. Fortement influencé par la scène de New York (Biohazard, Agnostic Front), Kickback publie une première démo The Meaning Of Pain sort fin 1991, puis suit l'EP No One Gets Out Alive[1]. Son premier album, Cornered, sort en 1995 sur le label Hostile Records[2]. L'album se distingue par un son urbain et agressif, marquant durablement la scène metal-hardcore française de l'époque[3],[4].
Évolution vers le nihilisme (1997–2008)
Avec l'album Forever War, paru en 1997, le groupe commence à intégrer des influences plus sombres[5],[6],[7]. Cependant, c'est avec Les 150 Passions Meurtrières, en 2000) que Kickback opère un virage radical[8],[9]. Produit par Francis Caste, cet opus délaisse les codes classiques du hardcore pour une esthétique influencée par le black metal et le sludge, accompagnée de textes d'une grande violence, explorant la misanthropie et la dépravation[10],[11],[12],[13],[9].
Derniers projets et séparation (2009–2013)
En 2009, le groupe sort No Surrender, un album extrême qui radicalise encore leur son[14],[15],[16]. Le groupe gagne une réputation internationale pour ses concerts chaotiques et imprévisibles[17]. Le groupe sort Et le diable rit avec nous en 2011, puis un split en 2013, L'unité du Rien[11],[18].
Après plusieurs changements de line-up et une période d'instabilité, Stephen Bessac annonce la fin du groupe en 2013, tout en précisant que Kickback ne fera pas de "tournée d'adieu"[19].
Reformation (depuis 2024)
Le groupe s'arrête en 2013 et se reforme en 2024[20].
Style musical et thématiques
Initialement ancré dans le hardcore new-yorkais, le style de Kickback a évolué vers une forme de metal extrême hybride, incluant d'autres styles tels que le thrash metal, le black metal (O.T., vocaliste d'Akitsa et propriétaire du label NSBM "Tour de Garde"[21],[22] a participé sur un morceau de l'album Et le diable rit avec nous) ou plus anecdotiquement le hip-hop (sur Les 150 Passions meurtrières, le rappeur Profecy a participé à un morceau : « Ruining the show »).
Leurs paroles, principalement écrites par Bessac, traitent du mépris de soi, de la haine sociale, de la violence urbaine et de l'influence des écrits du Marquis de Sade ou de Georges Bataille, et du cinéma de Gaspar Noé[10],[19],[16],[9],[23].
Polémiques
Ils sont connus pour ne jamais faire de concessions et adopter un comportement relativement négatif (par opposition au « positive hardcore »)[24],[11]. Il y a ainsi eu de nombreux débordements lors de leurs prestations scéniques, aussi bien de la part du public que de la part du groupe qui n'hésite pas à provoquer la foule. Un article de Mediapart en janvier 2026 consacré au groupe, intitulé « La dérive à l’extrême droite de Kickback, groupe légendaire de la scène punk hardcore française » affirme que les «idées exhibées par ses membres sont à mille lieues des valeurs contestataires historiquement portées par ce courant musical» en raison de leurs « sympathies néofascistes, misogynie et allusions pédocriminelles» [20].
Discographie
Albums studio
- Cornered (1995)
- Forever War (1997)
- Les 150 Passions Meurtrières (2000)
- No Surrender (2009)[23]
- Et le diable rit avec nous (2011)
EP et démos
- The Meaning of Pain (démo - 1991)
- No One Gets out Alive (EP - 1992)
- démo 4 titres inédit (demo - 1993)
- Soleil Noir / L'unité du Rien (split 45T avec Vomir - 2013)
Membres
Actuels
- Stephen Bessac : chant
- Pascal Pastore : basse
- Damien G. (dit Toxik H): guitare
Passés
Démo « THE MEANING OF PAIN »+ 7« »NO ONE GETS OUT ALIVE«
- Stephen Bessac : chant
- Fabrice Fortin : batterie
- Patrick Vandewalle : guitare
- Jean Marc Quere : basse
Démo 4 titres inédit :
- Stephen Bessac : chant
- Fabrice Fortin : batterie
- Patrick Vandewalle : guitare
- Anthony : basse
ALBUM » CORNERED"
- Stephen Bessac : chant
- Fabrice Fortin : batterie
- Patrick Vandewalle : guitare
- Boussad Lacheb : guitare
- Pascal Pastore : basse
ALBUM » FOREVER WAR"
- Stephen Bessac : chant
- Pascal Pastore : basse
- Boussad Lacheb : guitare
- Steffan Scigalla : batterie
- Irvin Oziel : guitare
EP » LES 150 PASSIONS MEURTRIERES"
- Stephen Bessac : chant
- Pascal Pastore : basse
- Irvin Oziel : guitare
- Simon Doucet : Batterie
ALBUM » NO SURRENDER"
- Stephen Bessac : chant
- Pascal Pastore : basse
- Damien G. (dit Toxik H) (également membre de Diapsiquir et Arkhon Infaustus) : guitare
- Erwan H. (Waner Ryher) : guitare (live uniquement)
- Hervé Goardou : batterie
ALBUM » ET LE DIABLE RIT AVEC NOUS"
- Stephen Bessac : chant
- Pascal Pastore : basse
- Damien G. (dit Toxik H): guitare
- Erwan H. (Waner Ryher) : guitare (live uniquement)
- Jean-Baptiste Tronel (Job) : batterie