Kipande
From Wikipedia, the free encyclopedia

Le kipande est un document d'identité dont le port est rendu obligatoire en 1920 dans le Kenya colonial pour tous les Noirs masculins âgés de 15 ans ou plus. Enserré dans une boîte métallique portée par une chaîne autour du cou, il contenait non seulement des données d'identification (nom, ethnie, date de naissance, empreintes digitales, etc.) mais servait aussi de livret circulation et de livret de travail, enregistrant les emplois, noms des patrons et salaires prévus. Outil de contrôle des populations, il est contesté. Le port d'un document analogue est élargi aux domestiques, femmes et hommes, en 1927. Ces documents sont abolis en 1946[1], pour être remplacés par un enregistrement des empreintes digitales de chaque membre de la population, au grand dam des colons.
La majorité des sources mentionnent comme date de port obligatoire la Natives Registration Ordinance (Ordonnance d'enregistrement des natif) de 1920 ; toutefois certains font remonter son existence préalablement à l'établissement de la colonie kényane, à 1915 et son port obligatoire à une ordonnance de 1919,[2],[3], voire de 1915[4]. Ce port est obligatoire pour tout homme africain souhaitant sortir de la réserve à laquelle il a été assigné. En 1927, cette obligation est étendue à tous les domestiques, et concerne alors aussi les femmes. Le document, qui n'est dans ce cas pas porté en sautoir prend alors l'appellation populaire de « livre rouge »[5].
