Kirghiz (cheval)
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Jument kirghize, 1898. | |
| Région d’origine | |
|---|---|
| Région | |
| Caractéristiques | |
| Morphologie | Cheval de selle |
| Taille | entre 1,37 m et 1,49 m |
| Robe | toutes les robes |
| Pieds | petits et corne très solide |
| Caractère | sociable, vif mais docile |
| Autre | |
| Utilisation | selle |
| modifier |
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Le Kirghiz est une race chevaline élevée traditionnellement par les nomades Kirghiz sur leurs terres d'origine, au Kirghizistan. Décrit par les Russes au XIXe siècle, il est ensuite croisé durant l'époque soviétique, et se raréfie. Il est considéré comme un symbole national kirghize depuis la dislocation de l'URSS.
Ce cheval est associé au passé nomade des Kirghizes[1]. Il provient vraisemblablement du croisement entre une souche locale et le cheval mongol[2]. Il est décrit par les Russes, qui confondent les races Kazakhe et Kirghize sous le nom de Kirghizes-Kaïssaks au XIXe siècle, pendant leur conquête de l'Asie centrale[3]. Il est peu onéreux à l'achat, plus grand que le cheval mongol, avec une tête plus lourde de profil rectiligne, et une courte encolure portée bas[3].
Les Russes lui reprochent sa petite taille[3]. Au cours de l'époque soviétique, le cheval kirghize est donc croisé avec des races étrangères importées, notamment des souches de Don et de Pur-sang, pour créer une nouvelle race plus grande, le Novokirghize ou Nouveau Kirghiz[4]. Ces croisements sont initiés par V. A. Pânovskij dans son haras privé à Prževalsk[3].
Ce cheval entre alors en voie d'extinction, ainsi que les traditions qui lui étaient associées[5]. La catégorie du cheval kirghize disparaît des statistiques officielles en RSS de Kirghizie, le Novokirghize étant supposé prendre sa place[3]. Cependant, après la dislocation de l'URSS, le cheval kirghize perdure dans les faits[3]. Le processus s'accompagne d'une attention portée au cheval ancestral, nommé kyrgyzskaâ lošad soit « pur-sang kirghize »[3].
L'association franco-kirghize Kyrgyz Ate, créée à Bichkek au début du XXIe siècle par une cavalière et journaliste française, Jacqueline Ripart, agit pour sa sauvegarde[6],[7],[3].
Description
Le type est celui du petit cheval de montagne[7]. Un standard de race a été établi, en partie sur la base d'une description retrouvée dans les archives à Saint-Petersbourg, et a été approuvé par le ministère kirghize de l'agriculture[7].
Taille
Il mesure de 1,37 m à 1,49 m, pour une moyenne de 1,45 m[2]. En effet, le standard établi par Jacqueline Ripart établi la limite de taille maximale à 1,49 m[3]. Cette limite est plus élevée que la taille décrite dans les documents du XIXe siècle, mais la sociologue Carole Ferret estime qu'une taille plus réduite aurait probablement été trop restrictive[3]. Comme le note Cassidy, « les Kirghizes eux-mêmes ne se soucient guère de la race ni de la taille de leurs chevaux »[3].
Morphologie
La tête est courte, pourvue d'un profil rectiligne ou légèrement convexe[2]. Les oreilles sont petites[2]. L'encolure est large[2]. Ses épaules sont droites et courtes[2]. Le dos est court[2]. La croupe est large et inclinée, avec une queue attachée bas[2]. Crinière et queue sont très fournies et abondantes[2].
Les membres sont solides[2]. Les pieds sont petits et très solides[2].
Robe
La couleur de robe peut être foncée (baie, alezane ou noire), grise[8], ou arborer des dilutions plus rares comme l'isabelle, l'aubère et le rouan[2].
Tempérament et allures
La race a de grandes qualités de résistance, d'endurance et de sobriété[7],[2]. L'hiver, elle développe un pelage très dense[2]. Elle est aussi d'une bonne longévité[2].
Le Kirghiz a fait l'objet d'une étude visant à déterminer la présence de la mutation du gène DMRT3 à l'origine des allures supplémentaire : l'étude de 31 sujets a permis de détecter la présence de cette mutation chez 40,3 % d'entre eux, et de confirmer l’existence de chevaux avec des allures supplémentaires (l'amble) parmi la race[9]. En plus d'aller l'amble, il dispose d'un pied très sûr en montagne[2].
Utilisations

Le Kirghiz est utilisé comme cheval de selle pour l'équitation, pour les courses et comme cheval de traction légère[8] ou de bât[2]. Il est important pour la production de viande et le lait de jument[8].
Les courses sur longue distance font l'objet d'un regain d'intérêt depuis les années 1990[3].
Diffusion de l'élevage
Les effectifs de la race se reconstituent depuis l'époque communiste[6]. En 2002, les effectifs de la race sont de 78 000 dans tous le Kirghizistan[10]. Ce cheval est aussi massivement présent en Chine, et de façon plus rare au Kazakhstan et au Tadjikistan[2].