Know Your Enemy (chanson de Rage Against the Machine)

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Know Your Enemy
Single de Rage Against the Machine
extrait de l'album Rage Against The Machine
Sortie 1991
Durée 4:56
Genre Rap metal
Metal alternatif
Format CD
Producteur Garth "GGGarth" Richardson
Label Pid

Singles de Rage Against the Machine

Know Your Enemy (qui se traduit en français comme "Connais ton ennemi") est la 6e piste du premier album (intitulé Rage Against the Machine et paru en 1992) du groupe de rap metal américain Rage Against the Machine. Même si la chanson n'est jamais sortie en single et n'a pas de clip vidéo, elle est devenue une des chansons les plus connues du groupe, interprétée dans la majorité de leurs concerts et présente sur plusieurs disques, en plus de recevoir des critiques positives.

Maynard James Keenan de Tool a participé à cette chanson. On peut l'entendre chanter « I've got no patience now / So sick of complacence now / Sick of you / Time has come to pay », juste avant le solo de guitare de Tom Morello. Stephen Perkins, de Jane's Addiction, assure les percussions additionnelles dans ce passage[1].

La chanson est initialement publiée sur la maquette de leur premier album (elle aussi connue sous le nom Rage Against the Machine ou encore American Composite), enregistrée à l'automne 1991 au studio Sunbirth de Los Angeles[2], et publiée en [3]. Cette version est auto-produite et diffère de la version de l'album en plusieurs points : le solo de guitare est un pont sans pédale d'effets ; l'épilogue chanté par Zack de la Rocha ; et l'absence de Maynard James Keenan et Stephen Perkins.

La version de l'album est produite par Garth "GGGarth" Richardson et sort en , publiée par Epic Records.

Composition de la chanson

La chanson commence sur un rythme 4/4 et est en F# mineur. L'introduction du morceau a un tempo modéré (84 temps par minute), et Tom Morello y fait usage de son interrupteur à bascule, ce qui allume et éteint les micros pour créer un effet de trémolo (rappelant le son des claviers des chansons de rock des années 70[4]), alors que Tim Commerford utilise une technique de slap pour sa basse (la seule chanson de l'album avec "Take the Power Back" utilisant cette technique). Un break lance alors un riff plus rapide (114 temps par minute), puis le couplet voit la guitare et la basse utiliser des notes plus longues pendant que Zack de la Rocha chante ; le second riff revient alors pour le refrain. Plus tard, un pont avec un rythme plus lent en 4/4 est centré sur des voix plus graves (inteprétées par Maynard James Keenan, chanteur de Tool) ainsi que des percussions additionnelles (par Stephen Perkins, de Jane's Addiction)[5], qui lancent ensuite le solo de guitare de Tom Morello, qui utilise une pédale Digitech Whammy avec un réglage harmonique ainsi que l'interrupteur à bascule. Après une fausse fin, le riff du couplet se refait entendre, et Zack finit la chanson en chantant huit fois "All of which are American dreams", bien après que le reste du groupe ait terminé de jouer.

La chanson est écrite par le chanteur du groupe Zack de la Rocha et une des nombreuses chansons de l'album qui contient des thèmes anti-guerre et anti-autoritarisme[6],[7],[8]. Cette chanson semble dénoncer la guerre du Golfe avec virulence, et critique le gouvernement américain, mettant en lumière la contradiction entre la vision des États-Unis comme une terre de libertés et le contrôle et l'endoctrinement de la population. Elle contient à cet effet les paroles "What? The land of the free? Whoever told you that is your enemy!" ("Quoi ? Une terre de liberté ? Celui qui t'a dit ça est ton ennemi !"), "As we move into '92, still in a room without a view!" ("On entre en 1992 et on a toujours une chambre sans vue !") et "Yes I know my enemies! They're the teachers that taught me to fight me!" ("Oui je connais mes ennemis, ce sont mes professeurs qui m'ont appris à me battre contre moi-même !"). À la fin de la chanson, Zack de la Rocha assimile le rêve américain à 8 principes : le compromis, la conformité, l'assimilation, la soumission, l'ignorance, l'hypocrisie, la brutalité et l'élite, terminant la chanson en répétant 8 fois sur un ton rageur "All of which are American dreams!".

Le premier vers du second couplet commence par ce qui deviendra le refrain d'une autre chanson de l'album (Township rebellion) : « fight the war, fuck the norm ».

En concert

Lorsque cette chanson est jouée en concert, elle n'est pas interprétée avec les membres additionnels, et Zack de la Rocha chante alors la partie de Maynard James Keenan. Cependant, à plusieurs reproses, celui-ci a fait une apparition lors d'un concert pour chanter cette partie de la chanson[9]. De plus, d'autres batteurs ont été invités pour remplacer Perkins, comme lors du Paradise Festival aux Pays-Bas en 1993, où cette partie est chantée par Keenan et les percussions additionnelles sont jouées par Danny Carey, le batteur de Tool[10].

Accueil critique

Tout comme l'album, la chanson est bien reçue par la critique[11]. AllMusic la décrit comme une chanson "immédiatement inoubliable" et "incroyable"[1]. Le critique Joel McIver la cite comme "un thème important" de l'album[5], et Rock in Spain la qualifie de "la chanson la plus accrocheuse de RATM" et "une mélodie simple [...] avec un rythme entraînant". Le site Sputnikmusic lui accorde la note maximale de 5 étoiles sur 5[12].

Versions et republications

Notes et références

Liens externes

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