Le , Ko Wen-je est condamné à 17 années de prison pour corruption[1]. Les faits lui reprochent d'avoir encaissé un pot-de-vin de 15 millions de dollars taiwanais pour accepter un projet immobilier[2].
Ko est candidat à l'élection présidentielle de 2024. Sur la question sensible des relations avec la Chine, Ko souhaite reprendre les discussions avec la Chine pour réduire les risques de conflit militaire à la condition que le système démocratique taïwanais soit conservé. Ko propose aussi de lancer une discussion avec les principaux partis politiques taïwanais pour trouver un consensus politique sur diverses questions afin d'en finir avec la guerre de tranchée entre le Kuomintang et le Parti démocratique progressiste[7].
Ko arrive en troisième et dernière position de l'élection présidentielle avec 26,4% des voix derrière Lai Ching-te (PDP, 40,2%) et Hou Yu-ih (KMT, 33,4%)[8]. Le Parti populaire taïwanais remporte toutefois 8 sièges lors des élections législatives[9], qui provoque une situation de parlement sans majorité qui place ce dernier en position de faiseur de rois.
Fin , Ko est arrêté dans le cadre d'une enquête de corruption à propos de l'augmentation de la surface constructible du Core Pacific City(en), un centre commercial à Taipei. Il annonce se mettre en retrait de la présidence du TPP pendant 3 mois en raison d'autres accusations liées à ses dépenses de campagne. Il est libéré début septembre sur ordre de la cour de district(en) de Taipei en raison du manque de preuves présentées par les enquêteurs dans ce dossier[10]. Il est toutefois re-arrêté le après un appel déposé par les enquêteurs auprès de la Haute cour(en)[11]. Ces affaires judiciaires sont dénoncées comme faisant partie d'une tentative d'éliminer les ennemis politiques du PDP et de Lai Ching-te[12].