Durant la période du Ceylan britannique, Kokkilai accueille une colonie d'immigrants britanniques catholiques[1]. Au xxesiècle, le village est composé d'une population mixte ethniquement et religieusement (tamouls hindous, cingalais catholiques issus de Negombo[2] et cingalais bouddhistes, petite communauté musulmane)[1].
Le , une attaque du mouvement des Tigres de libération de l'Îlam tamoul (LTTE) menée sur les villages de Kokkilai et Nayaru fait 24 victimes cingalaises, dont 11 mots et 13 blessés, et détruit une grande partie du village[4],[5]. Les survivants cingalais de Kokkilai sont par la suite déplacés à Pulmuddai[6]. Le , l'armée sri-lankaise demande l'évacuation complète du village sous 24h. Le lendemain, les soldats exécutent les résidents toujours présents, dans le cadre d'une opération plus large qui fait au total 131 victimes tamoules, dont 21 enfants, et force 2000 familles à déménager[6].
Dans les années 2000, plusieurs camps armés sont toujours installés à proximité du village de Kokkilai[7].
Notes et références
12(en) Rapti Siriwardane-de Zoysa, Fishing, Mobility and Settlerhood: Coastal Socialities in Postwar Sri Lanka, Springer, (ISBN978-3-319-78837-1, lire en ligne), p.158-161
↑(en) Bernardo Brown, «Indifference with Sri Lankan Migrants», Ethnology, vol.50, no1, , p.43–58 (ISSN0014-1828, lire en ligne, consulté le )
↑(en) International Crisis Group, «Sinhalisation: Power, Culture and Demography», JSTOR, International Crisis Group, , p.17-25 (lire en ligne, consulté le )
↑(en) A Sovereign Will to Self-destruct: The Continuing Sage of Dislocation & Disintegration, University Teachers for Human Rights, University of Jaffna, (lire en ligne)
↑(en) Urmi Sengupta et Kenneth Nielsen, The Politics of Urban Land in South Asia: Current Challenges and New Directions, Taylor & Francis, (ISBN978-1-040-30629-1, lire en ligne)