Kokouvi Dzifa Galley
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Kokouvi Dzifa Galley, né en 1980 à Lomé, au Togo, est un écrivain, dramaturge, poète et conteur togolais. Son œuvre s’étend au-delà du théâtre, incluant la poésie, la nouvelle et le conte. Il est reconnu pour ses créations littéraires ancrées dans le terroir togolais, où il puise une grande partie de son inspiration[1].
Formation et parcours académique
Kokouvi Galley est titulaire d'une maîtrise en sciences économiques obtenue à l'Université de Lomé. Sa formation universitaire ne l'a pas empêché de se tourner vers la création littéraire, un domaine dans lequel il s'est imposé au fil des années[2],[3],[1].
Carrière littéraire
Galley a fait ses premiers pas dans le monde littéraire en 2005 lorsqu’il participe à la Ruche Sony Labou Tansi au Mali. Cet événement a marqué un tournant important dans sa carrière, qui l’a ensuite conduit à recevoir une bourse Beaumarchais en 2009, lui permettant de mener une résidence d’écriture à la Comédie de Saint-Étienne et à Paris. Ses œuvres sont caractérisées par une forte dimension sociale et politique, explorant des thèmes tels que la condition des femmes, l’injustice sociale et l'histoire du Togo et de l'Afrique. Il a écrit plusieurs pièces de théâtre, dont In-certitudes (2009), Dés-espérances (2013), Peau de braise (2015), Un pas avant… (2018), et Otages (2020). Ces textes ont été joués dans plusieurs festivals en Afrique, en Europe, et au Québec. En outre, il a publié deux recueils de poésie: Bris de vie, bris de souffle (2017) et Vagues à lame (2020)[4],[5],[6],[3],[1].
Engagement culturel et associatif
Kokouvi Dzifa Galley est un membre actif du réseau d'auteurs dramatiques Escale des Écritures et il est le trésorier de cette organisation. Il intervient également en tant que président de l'ATAILE (Association Togolaise des Auteurs et Illustrateurs de Livres pour Enfants), œuvrant ainsi pour le développement de la littérature pour enfants au Togo. Galley est également reconnu pour son rôle de formateur et d'animateur culturel. Il mène des ateliers et des interventions auprès des jeunes lecteurs dans plusieurs bibliothèques au Togo, contribuant à la promotion de la littérature auprès des nouvelles générations[4],[7],[8],[9],[10],[3],[1].
Résidences et distinctions
Dans le cadre du programme ODYSSÉE, il a participé à plusieurs résidences d’écriture, dont celles au Prieuré de la Charité, à la Maison Maria Casarès, et à la Saline Royale d’Arc-et-Sénans. Son travail a été salué par des prix littéraires, notamment le prix Plumes Francophones 2012 pour la nouvelle Le Code, et le Napoli Racconta en 2014 pour La Pomme de Discorde. Sa pièce Requiem a également été finaliste du Prix Théâtre RFI 2016[4],[11],[12],[13],[3],[1].
Ouvrages principaux
- In-certitudes (2009) , Théâtre
- Dés-espérances (2013) , Théâtre
- Peau de braise (2015) , Théâtre
- Un pas avant… (2018) , Théâtre
- Otages (2020) , Théâtre
- Bris de vie, bris de souffle (2017) , Poésie
- Vagues à lame (2020) , Poésie
- L'Oracle a parlé et autres contes du Togo (2014) , Contes
- Hangbè, théâtre
- Matricule 09(2017), Théâtre
- Arènes intérieures (2018), Théâtre
- Ma Poupée passe à la télé (2023), Album jeunesse
- La Réserve (2018), Théâtre[7],[14],[15],[16],[3]
Thématiques et influences
L’écriture de Kokouvi Galley est fortement influencée par son engagement social et politique. Dans ses pièces de théâtre, il aborde des sujets tels que les inégalités sociales, les violences faites aux femmes, et l’histoire des peuples d'Afrique. Son œuvre est également marquée par une réflexion sur la condition des femmes en Afrique, comme en témoigne sa pièce L'Appel, qui traite de la place des femmes et des personnes atteintes d'albinisme dans la société africaine contemporaine[4],[17].