Kom (peuple)

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Les Kom sont une population du Cameroun vivant dans le Grassland[1]. On les considère aujourd'hui comme l'un des sous-groupes des Tikar[2].

Langues kom
Ethnies liées Tikar
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Kom
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Ethnonymie

Selon les sources et le contexte, on observe plusieurs formes : Bamekon, Bekom, Bikom, Itangikom, Kong, Nkam, Nkom[3].

Langue

Ils parlent une langue bantoue, le kom, dont le nombre de locuteurs était estimé à 233 000 en 2005[4].

Histoire

Statue de reine-mère[5]

Ils furent repoussés depuis le nord par l'expansion peule[2]. Les Kom, issus d’une migration tikar depuis le nord du Cameroun, s’installent définitivement à Laikom, devenu leur centre politique. Le royaume se consolida entre le XVIIIᵉ et le XIXᵉ siècle, atteignant son apogée sous le fon Yuh I (1865–1912). La colonisation allemande puis britannique bouleversa ses structures, avant l’intégration du Kom dans l’État camerounais indépendant en 1961[6].

Société

Contrairement à celle des Tikar, leur société est matrilinéaire[2], mais ce sont les hommes qui détiennent le pouvoir politique. Pour protéger leurs droits, en cas d'atteinte physique ou verbale à une femme enceinte ou allaitant, attaques quasiment tabous, les femmes Korn utilisaient un mécanisme collectif d'ostracisation appelé Anlu, qui consistait à badigeonner les biens du fautif d'excréments, et à empêcher toute interaction sociale avec lui. L''Anlu fut utilisé massivement, sans doute sous l'impulsion d'hommes politiques, contre la puissance coloniale à l'occasion de réformes agraires non souhaitées. entre 1958 et 1961[7]. .

Économie

Ce sont des agriculteurs et des pêcheurs[2].

Danse traditionnelle, Njang

Notes et références

Voir aussi

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