Komárno
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Mentionnée en 1075 sous le nom de Camarum, la ville tire son nom du slave kober : « tapis » ou koberec : « tapissier ». Elle commença à prendre de l'importance après avoir été fortifiée par Mathias Corvin, puis par Ferdinand Ier et Léopold Ier au sein de la Hongrie royale[7].
Soliman le Magnifique la prit en 1543 et la brûla : elle fut pillée de nouveau par les Ottomans en 1594, par les Impériaux en 1597. Ravagée par des incendies (1767 et 1768), et par des tremblements de terre (1763 et 1783) elle fut restaurée en 1805[7].
Au sein de l'empire d'Autriche, elle se souleva lors de la révolution hongroise de 1848 et fut longuement assiégée par l'armée impériale en 1849. Elle ne redevint un important centre économique qu'au début du XXe siècle avec l'arrivée du chemin de fer[7].
Dans l'empire d'Autriche, le nom de la ville était Komorn en allemand, Komárom en hongrois et Komárno en slovaque[7] ; après la transformation de l'Empire en Autriche-Hongrie de 1867, seul le nom hongrois fut officiel[8].

Devenue tchécoslovaque en 1918 après la Première Guerre mondiale, elle fut rendue à la Hongrie par le premier arbitrage de Vienne en 1938. Bombardée lourdement par les soviétiques et les roumains en 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale, elle réintégra la Tchécoslovaquie en 1945 et la Slovaquie lors de la partition en 1993.
En 2008, la ville abrite toujours une importante communauté hongroise (60 % de la population), ainsi que l'unique université magyarophone de Slovaquie.
Démographie
Culture
Depuis 1997, un « Masterclass » de musique de chambre est organisé chaque année à Komárno[10].
Personnalité liée à la ville
- Franz Lehár (1870-1948), compositeur entre autres de la Veuve Joyeuse.
- Geza Szobel (1905-1963), artiste peintre né à Komárno.
- Egon Mayer (1944-2004), sociologue suisso-américain, dont les parents sont nés à Komárno.
- Ivan Reitman (1946-2022), réalisateur canadien.