Kriss Romani

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Réalisation Jean Schmidt
Scénario Jean Schmidt
Sociétés de production Les Films du fleuve
Kriss Romani
Réalisation Jean Schmidt
Scénario Jean Schmidt
Acteurs principaux Catherine Rouvel
Germaine Kerjean
Sociétés de production Les Films du fleuve
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Film dramatique
Durée 88 minutes
Sortie 1963

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Kriss Romani est un film français réalisé par Jean Schmidt et sorti en 1963.

Le comportement de la jeune Saga, dont le mariage avec Marco a été promis par son père, est soumis au jugement du tribunal coutumier, la « kriss », dans un camp de tziganes de la banlieue parisienne.

Le film s’ouvre dans un campement de la communauté rom installée en banlieue parisienne. Ce lieu, à la lisière de la ville, est le témoin d’un mode de vie traditionnel fortement ancré dans les rites et les coutumes. C’est dans ce décor que se tient la « kriss », le conseil de la tribu — institution traditionnelle chargée de juger les manquements aux règles communautaires. L’un des protagonistes, un homme de la tribu, a conclu un engagement : il a promis la fille d’un autre membre de la communauté à l’un des siens, en échange d’un paiement — conformément à une coutume ancienne. Mais la jeune promise, Saga, refuse ce marché. Elle se rebelle contre cette tradition qui la lie malgré elle. Elle s’enfuit, décidée à trouver un emploi parmi les « gadjés » (les non-Roms), espérant échapper à la trajectoire imposée. Cette fuite entraîne une rupture avec les règles de sa communauté : elle fuit l’autorité de la kriss, l’autorité paternelle et la tradition. Unifrance

Parallèlement, une autre trame se développe : une jeune fillette, Puce, issue du même camp, part à la recherche de la « racine de la Croix », une légende que lui ont transmise les femmes de sa tribu : trouver cette racine permettrait d’écarter une malédiction qui pèse sur sa communauté. Cette quête symbolique établit un contraste entre la tradition mythique et la réalité sociale. Saga, dans sa tentative de vie nouvelle parmi les citadins, est confrontée à un racisme latent : non seulement celui des Gadjés envers les Roms, mais aussi l’incompréhension voire le mépris au sein même de sa communauté pour ceux qui s’éloignent des usages. Le film montre ainsi comment la tradition peut enfermer, mais aussi comment la marginalité peut se doubler d’isolement. Malgré l’apparente dérive de Saga, la kriss se réunit au petit matin pour juger le jeune homme qui avait promis la fille — acte qui oblige Saga à réagir. Le tribunal traditionnel se trouve confronté à la nouvelle attitude de Saga : elle n’accepte plus de se laisser lier par un marché sans son consentement. Le film montre alors la tension entre droit coutumier et aspiration individuelle. Quant à Puce, sa quête la mène à un échec apparent : elle ne trouve pas explicitement ce qu’elle recherche. Mais, dans un retournement discret, elle reçoit sans en prendre pleinement conscience le « signe » qu’elle désirait. Le récit suggère que la transformation personnelle peut venir de l’intérieur, et non nécessairement par l’accomplissement littéral d’un rituel. Dans la conclusion, la kriss tranche en faveur de Saga : elle est reconnue dans son droit de refuser le contrat de mariage imposé. De plus, elle accepte librement de se marier avec le jeune homme qu’elle aime — celui auquel on avait tenté de la lier par tradition, mais dont l’amour est sincère. Elle veut prouver que c’est un choix fait en conscience, et non en vertu d’un devoir coutumier. Ensemble, ils choisissent de rompre avec les traditions rigides de la tribu et d’essayer de vivre en accord avec l’époque qui change.

Fiche technique

Distribution

Sélection

Voir aussi

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