Kumina

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Kumina ou Cumina connu sous les noms de Kalunga ou Kaduunga, est à la fois une religion et une musique pratiquée par les habitants de l'est de la Jamaïque. Ces gens ont conservé les tambours et les danses des Kongos. Ils ont conservé une grande partie de la langue kikongo.

Le Kumina a sa base à St Thomas, où des Africains arrivaient au début du XXe siècle pour travailler dans les plantations[1].

Sa présence est aussi attestée dans les paroisses de St. Mary et St. Catherine, dans une moindre mesure. L'origine du mot kumina est débattue ; il pourrait dériver de kambinda, nom d'un peuple bantou[2].

Le Kumina voit le jour à la faveur de la présence d'un grand nombre d'Africains originaires de la région Congo-Angola, arrivés en Jamaïque après l'abolition de l'esclavage pour travailler dans les plantations[2],[3]. Leur supériorité numérique a permis à leur religion de s'imposer et d'intégrer des éléments d'autres traditions religieuses africaines présentes sur place[2].

Croyances

Considéré comme la tradition religieuse jamaïcaine la plus proche de ses racines africaines[4], le Kumina s'articule autour de la vénération des esprits ancestraux, appelés zombi (du kikongo nzumbi, signifiant « esprit, Dieu »). Son panthéon mêle des figures chrétiennes telles que David, Ézéchiel, Caïn et Moïse à des divinités africaines comme Shango et Obei[4]. Au sommet se trouve le dieu suprême Oto aussi appelé King Zombi. Les esprits ancestraux sont invoqués lors de cérémonies rituelles pour habiter le corps des vivants et délivrer des messages à travers eux[2].

Les adeptes distinguent deux notions, le zombie et le duppy. Le duppy, esprit de l'ombre, réside dans l'enveloppe charnelle mais peut s'en échapper et commettre des méfaits, notamment lorsque les rites funéraires n'ont pas été correctement accomplis ou lorsque la personne n'a pas connu la transe mystique[4].

Selon la croyance, lorsqu'une personne ayant été « montée » par un esprit au cours d'une danse cérémonielle meurt, son esprit rejoint le monde ancestral et peut revenir sur terre pour « monter » quelqu'un d'autre. Dans le cas contraire, l'âme rejoint Oto sans jamais pouvoir revenir[2].

Cérémonies

Notes et références

Bibliographie

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