Kurir

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Kurir est un quotidien serbe publié à Belgrade. Il a paru pour la première fois le . Il appartient à Radisav Rodić qui possède également le quotidien Glas javnosti. Journal au ton mordant, voire irrévérencieux, Kurir exerce une influence importante sur l'opinion publique en Serbie. Depuis le , il sort une édition spéciale pour les pays de l'Europe de l'Ouest.

PaysDrapeau de la Serbie Serbie
LangueSerbe
PériodicitéQuotidien
GenreTabloïd
Faits en bref Pays, Langue ...
Kurir
Pays Drapeau de la Serbie Serbie
Langue Serbe
Périodicité Quotidien
Genre Tabloïd
Date de fondation
Ville d’édition Vlajkovićeva 8
11000 Beograd
Serbie

Rédacteur en chef Antonije Kovačević
Site web www.kurir-info.rs
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Histoire

L'histoire de Kurir remonte à l'assassinat du premier ministre de Serbie Zoran Đinđić le . Après sa mort, l'état d'urgence est décrété et, le , le ministre de la culture et de l'information Branislav Lečić suspend pour un temps le quotidien le Nacional, parce qu'il remet en cause l'état d'urgence en s'interrogeant sur sa véritable raison d'être. Le tribunal de commerce de la ville de Belgrade prononce son interdiction définitive et sa liquidation le [1]. L'équipe du Nacional crée alors le quotidien Kurir, qui ressemble par son ton mordant à l'ancien journal interdit.

Le journal joue un rôle dans la chute du gouvernement du premier ministre Zoran Živković ; fin 2003, Kurir met en cause des pratiques de vote douteuses au parlement de Serbie et s'en prend particulièrement à la députée Neda Arnerić. La coalition qui dirige alors la Serbie, l'Opposition démocratique de Serbie (Demokratska opozicija Srbije), vole en éclats. Le journal en appelle à de nouvelles élections. Des articles sont rédigés, mettant en cause le ministre de l'intérieur Dušan Mihajlović, l'accusant d'avoir conclu des marchés frauduleux par l'intermédiaire de sa société Lutra. Le journal tient sans doute ses sources de membres du parti G17 Plus, qui, connaissant le goût de Kurir pour l'information à scandale, en profitent pour compromettre le gouvernement et se débarrasser d'un ennemi politique. Mais le G17 est également attaqué par le journal. Des articles mettent en cause le président du parti Miroljub Labus dans une affaire de conflit d'intérêts : ayant obtenu une bourse d'études pour sa fille par l'intermédiaire du groupe Ericsson, Labus prend part aux négociations entre la société suédoise et le groupe national Telekom Srbija[2]. Un peu plus tard, le gouverneur de la Banque nationale de Serbie, Radovan Jelašić est mis en cause dans l'achat de sa villa de Dedinje.

Le , 90 % du personnel de Kurir quitte le journal, et en particulier son rédacteur en chef Đoko Kesić et son vice-président Dragan J. Vučićević. Ils créent, avec d'autres, le quotidien Press[3].

Kurir est considéré comme un tabloïd proche du gouvernement d'Aleksandar Vučić[4],[5].

Notes et références

Voir aussi

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