Kurt Koch
cardinal de l'Église catholique romaine
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Kurt Koch, né le à Emmenbrücke, est un cardinal suisse de l'Église catholique, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens depuis juillet 2010.
Lucerne
cardinal
| Kurt Koch | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | Lucerne |
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| Ordination sacerdotale | ||||||||
| Cardinal de l'Église catholique | ||||||||
| Créé cardinal |
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| Titre cardinalice | Cardinal-diacre (2010-2021) puis cardinal-prêtre (depuis le de Nostra Signora del Sacro Cuore | |||||||
| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | par le pape Jean-Paul II | |||||||
| Archevêque ad personam Président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens | ||||||||
| Depuis le | ||||||||
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| Évêque de Bâle | ||||||||
| – | ||||||||
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| « Ut sit in omnibus Christus primatum tenens » « Le Christ a en tout la primauté » (1 Col 1, 18) |
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| (it) Notice sur vatican.va | ||||||||
| .html (en) Notice sur catholic-hierarchy.org | ||||||||
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Biographie
Fils d'un ouvrier et d'une femme au foyer, il effectue sa scolarité obligatoire dans le village de son enfance. Il obtient sa maturité fédérale en à Lucerne. Puis il entre à la faculté de théologie de l'Université de Lucerne, avec un séjour de deux ans à Munich. Il obtient sa licence en théologie en .
Il effectue son stage pastoral d'une année dans la paroisse de Sursee. Il travaille à la commission Justice et Paix de la Conférence des évêques suisses (CES) sur les questions de bio-éthiques de la société d'aujourd'hui. Dès , il est professeur-assistant en théologie systémique à Lucerne.
Ordonné prêtre le par Otto Wüst, évêque de Bâle, il est nommé vicaire dans la paroisse de Sainte-Marie à Berne jusqu'en .
Il est titulaire d'un doctorat en théologie, soutenu en , avec la thèse Le Dieu de l'histoire. La théologie de l'histoire dans Wolfhart Pannenberg comme un paradigme de la théologie philosophique dans une perspective œcuménique. Il est aussi professeur invité à l'Université de Fribourg pendant un semestre. De 1982 à 1989, il est professeur de théologie dogmatique et de morale à l'Institut catéchétique de Lucerne. En 1989, il devient professeur de théologie dogmatique et de liturgie à la faculté de Lucerne jusqu'à sa nomination épiscopale.
Le 21 août 1995, il est élu évêque de Bâle et sa nomination est confirmée le 6 décembre suivant par le pape Jean-Paul II. Il est ordonné évêque le par le pape lui-même, avec Giovanni Battista Re, et Jorge María Mejía alors secrétaire de la Congrégation pour les évêques comme coconsécrateurs.
Le , Benoît XVI l'élève à la dignité d'archevêque et le nomme président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, et en tant que tel président de la Commission du Saint-Siège pour les relations religieuses avec le judaïsme, où il succède au cardinal Kasper, atteint par la limite d'âge[réf. nécessaire].
Cardinal
Il est créé cardinal par Benoît XVI lors du consistoire du 20 novembre 2010. Il reçoit alors le titre de cardinal-diacre de Nostra Signora del Sacro Cuore. Il participe au conclave de 2013 qui élit le pape François et à celui de 2025 qui élit le pape Léon XIV.
Le , il est nommé par François membre de la Congrégation pour les évêques[1].
Le il est nommé par le pape Père synodal pour la troisième assemblée générale extraordinaire du synode des évêques sur la famille se déroulant du 5 au 19 octobre en qualité de président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens[2].
Le 3 mai 2021, il est nommé cardinal-prêtre par le pape François.
Prises de position
Relation avec le Judaïsme
- « OUI à nos racines juives, NON à l'antisémitisme » : c’est par cette formule lapidaire que, le 16 mai 2012, à l’Université pontificale Saint-Thomas d’Aquin – l’Angelicum -, à Rome, le cardinal Kurt Koch a présenté la déclaration conciliaire « Nostra Ætate », « document de base d’un dialogue systématique avec les Juifs » qui n’a cessé d’évoluer depuis cinquante ans. « Construire sur Nostra Ætate : 50 ans de dialogue judéo-chrétien » - « Building on Nostra Aetate: 50 Years of Christian-Jewish Dialogue » - tel était le thème de la cinquième édition de la « Berrie Lecture », une initiative promue aussi par la Fondation Russell Berrie de New York, en coopération avec le Centre Jean-Paul II pour le dialogue interreligieux, dirigé par le rabbin Jack Bemporad, pour favoriser la compréhension mutuelle entre la foi juive et la foi chrétienne[3].
Le cardinal Koch a donné une série de conférences sur la déclaration « Nostra Ætate », à l’Angelicum (Université pontificale Saint-Thomas d’Aquin), dans le cadre des « Berrie Lecture »[4].
Relation avec l'Islam
En septembre 2006, il fait preuve d'ouverture concernant la question de la construction de minarets en Suisse. Il rejette l'initiative anti-minarets en préparation, tout en réclamant davantage de liberté religieuse pour les chrétiens en terre d'islam[5]. En septembre 2009, en tant que président de la CES, Koch dénonce à nouveau l'initiative anti-minarets et demande son rejet[6].
Œcuménisme
En novembre 2010, quelques semaines après sa nomination à la tête de Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens et à la veille de recevoir le chapeau de cardinal, Kurt Koch a donné son analyse de la situation dans le domaine dont il a la charge. Il reproche aux Protestants d'avoir abandonné l'objectif originel du mouvement œcuménique, c'est-à-dire la recherche d'une unité visible permettant une véritable communion. Selon le prélat, les courants issus de la Réforme, mais aussi certains Catholiques, cherchent à promouvoir une vision ecclésiologique marquée par le relativisme, et se bornant à la recherche de liens d'intercommunion entre Églises séparées. Il réaffirme également la conviction catholique que l'Église de Jésus-Christ est déjà une réalité existante, qu'elle « subsiste » dans l'Église catholique[7].
Divers
En 2004, il défend Jean-Paul II devant un groupe d'intellectuels suisses qui réclamaient sa démission[réf. nécessaire].
Le 27 juin 2007, il assiste à une rencontre avec le cardinal Tarcisio Bertone au sujet du motu proprio Summorum Pontificum[réf. nécessaire]. Il défend plus tard une déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi au sujet de l'expression subsistit in[réf. nécessaire].
Élu président de la Conférence des évêques suisses et de plein droit membre du Conseil suisse des religions[réf. nécessaire], il doit s'opposer à une décision d'un tribunal suisse qui prenait position au sujet d'une de ses décisions épiscopales.
Distinctions
Ouvrage en français
- L'Esprit de Jérusalem, 2014, éditions du Cerf, Paris, co-écrit avec Emmanuel Adamakis, métropolite de Chalcédoine.