En 1920 il ouvre un dōjō à Shuri et nomme son style Kōbayashi - Shōrin-Ryū (小林 kobayashi).
Shorin est la transcription okinawaienne de Shaolin, et en conserve ses références à la Chine.
Kōbayashi est la transcription japonisante de Shaolin, selon l'usage japonais de l'époque (époque Meiji), où l'on gommait du langage toutes références à la Chine à cause du nationalisme japonais en général et de la récente guerre sino-japonaise perdue par le Japon.
Les deux transcriptions signifiant « petite forêt », Maître Chibana a tenu à accoler les deux termes, malgré la redondance, par respect pour ses maîtres, et aussi pour marquer son opposition (de manière pacifiste) au Japon, colonisateur d'Okinawa depuis 1609.
En 1956, il est le premier président de l'Okinawa Karaté-Do Renmei, association qui regroupe l'ensemble des styles de l'île.
Son école est donc celle du Shōrin-Ryū , dans la mesure où il ne modifie rien de l'enseignement reçu de son maître.
En Shōrin-Ryū, issu du Shuri-te, les techniques enseignées sont celles qui se disent les plus fidèles aux techniques originelles de l'art martial appelé aujourd'hui karaté.