Ses monuments sont la Stèle 17, l'Autel 10 et l'Autel de la Vache de Montagne I de Caracol. Les sculptures à plusieurs figures « en conversation », une nouveauté introduite par K'inich Toob'il Yopaat, prédécesseur de K'an III, témoignent d'un changement significatif dans la nature du gouvernement dans cette cité maya. Par exemple, la stèle 17 de K'an III, datée de 849 apr. J.-C., montre le roi conversant avec un autre personnage qui n'a pas le rang de k'uhul ajaw (« seigneur divin »), mais plutôt celui de ch'ok (« celui qui surgit ou émerge »). Le roi n'est plus le seul point central de l'imagerie, ce qui reflète probablement un déclin de son autorité et la prééminence de son rôle. Il est évident que d'autres seigneurs, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du royaume, ont dû se partager la tâche de maintenir la cohésion d'une société déchirée par les pressions qui allaient mener à l'effondrement de la période classique terminale[2].
Bien que Caracol ait échappé au sort de nombreux autres royaumes au cours des premières décennies du IXe siècle ap. J.-C., il commença lui aussi à succomber sous le règne de K'an III et de son successeur, le roi XIII. Contrastant avec l'orthodoxie précédente, la stèle 17 de K'an III fut érigée à l'extérieur du centre-ville. Son premier monument, l'autel de la Vache de Montagne 2 de 835 apr. J.-C., fut érigé sur un site totalement distinct. La Vache de Montagne, centre indépendant durant la période classique ancienne, avait depuis longtemps été réduite au statut de satellite de Caracol. Ce renforcement des sites secondaires reflète l'affaiblissement du pouvoir centralisé durant la période classique terminale[3].