L'Été 36 (mini-série)
série télévisée historique franco-belge
From Wikipedia, the free encyclopedia
L'Été 36 est une série télévisée historique franco-belge réalisée par Fred Garson d'après un scénario de Marie Deshaires et Catherine Touzet, diffusée en Belgique à partir du sur RTL TVI, en Suisse à partir du sur RTS1 et en France à partir du sur TF1.
Catherine Touzet
Sofia Essaïdi
Nolwenn Leroy
Constance Gay
| Type de série | Mini-série |
|---|---|
| Genre | Polar historique |
| Création |
Marie Deshaires Catherine Touzet |
| Acteurs principaux |
Julie de Bona Sofia Essaïdi Nolwenn Leroy Constance Gay |
| Musique | Pascal Lafa |
| Nb. de saisons | 1 |
| Nb. d'épisodes | 6 |
Production
| Durée | 52 minutes |
|---|---|
| Production | Iris Bucher |
| Société de production |
Quad Drama TF1 La Compagnie Cinématographique Panache Productions Movie Tax Invest BNP Paribas Fortis Film Finance RTL Belgium RTL TVI RTL Play |
Diffusion
| Pays d'origine |
|
|---|---|
| Chaîne d'origine | RTL TVI |
| Diff. originale | – |
Ce polar historique est une coproduction de Quad Drama, de TF1, de la société belge La Compagnie Cinématographique - Panache Productions, de Movie Tax Invest, de BNP Paribas Fortis Film Finance, de RTL Belgium, RTL TVI et RTL Play, réalisée en association avec Netflix.
La série est présentée au festival Séries Mania 2026 à Lille.




Synopsis
Durant l'été 1936, pour la première fois de leur vie, des salariés, profitant des congés payés, débarquent sur la Côte d'Azur. Ils vont côtoyer les classes bourgeoises et, au milieu de cela, quatre femmes de milieux différents vont être liées à un meurtre survenu dans l'hôtel de luxe Riviera.
Distribution
Famille Ackerman
- Julie de Bona : Blanche Ackerman, amante du procureur Jacquart, fille de Henri Pontavice-Caron
- Clément Aubert : Édouard Ackerman, le mari de Blanche
- Victoria Eber : Angèle Ackerman, la fille de Blanche et Édouard
Famille Berthier
- Sofia Essaïdi : Eugénie Berthier, ouvrière syndiquée, ex-fiancée du procureur Jacquart, fille de Henri Pontavice-Caron
- Simon Ehrlacher : Jean Berthier, le mari d'Eugénie
- Antoine Simony : Gabriel Berthier, le frère de Jean
- Jean-Baptiste Blanc : Louis Berthier, le fils d'Eugénie
Famille Pontavice-Caron
- Sam Karmann : Henri Pontavice-Caron
- Miou-Miou : Marthe Pontavice-Caron
- Camille Japy : Anne-Marie Meunier-Dauphin, la sœur de Marthe Pontavice-Caron
Palace Riviera
- Nolwenn Leroy : Giulia Vincent, gouvernante du palace Riviera et demi-sœur de Léonie Morel
- Assaâd Bouab : Joseph Neuville, le nouveau propriétaire du Riviera
- Patrick Ridremont : Edgar Girault, directeur
- Ken Eind : Félix, le barman
- Salomé Richard : Odette, la femme de chambre
- Pascal Lafa : Jo Simone, chanteur se produisant au Riviera avec son orchestre
Victime
- Arnaud Binard : procureur Adrien Jacquart
Police
- Constance Gay : Léonie Morel, auxiliaire de police et demi-sœur de Giulia Vincent
- François-Xavier Demaison : commissaire Alphonse Raven
- Constance Dollé : Madeleine Dormoy
- Léo Luchier : Laumier, policier
- Valentin Maerte : Pastor, policier
Autres personnages
- Pascal Elbé : Raoul Delaunay, client du Riviera et ami de Jacquart
- Alain Cauchi : Pierre Farget, le père de Léonie Morel et de Giulia Vincent
- Laure Rivaud-Pearce : Mina, la patronne de la Pension Mina
- Nicolas Sacroug : Monsieur Goldstein
- Eszter Popp : Madame Goldstein
- Gabrielle Bazin : Suzanne Vincent, la fille de Giulia Vincent
- Pierre Nisse : Frédéric Goiran, l'imprimeur, filleul du commissaire Raven
Production
Genèse et développement
Ce polar historique en 6 épisodes, doté d'un budget de 17 millions d'euros, est une coproduction de Quad Drama, de TF1, de la société belge La Compagnie Cinématographique - Panache Productions, de Movie Tax Invest, de BNP Paribas Fortis Film Finance, de RTL Belgium, RTL TVI et RTL Play, réalisé en association avec Netflix avec la participation de la Radio télévision suisse (RTS) et avec le soutien des régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Île-de-France, du département des Alpes-Maritimes, de la ville de Nice, du Tax shelter du gouvernement fédéral de Belgique et du Tax shelter de Movie Tax Invest, en partenariat avec le Centre national du cinéma et de l'image animée[1],[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8].
Avec cette série située dans la foulée des grandes fresques historiques Le Bazar de la Charité et Les Combattantes, TF1 poursuit son exploration des destins féminins[3],[4],[5],[9],[10],[6],[11],[12].
En , la productrice Iris Bucher confie à Télé-Loisirs son envie de donner une suite à la série Les Combattantes : « On a très envie de continuer. Cela ne dépend pas que de moi, mais on est en train d'y réfléchir. On a commencé à travailler sur un nouveau projet, mais il est encore trop tôt pour en parler. Il fallait trouver la bonne idée concernant l'époque à laquelle se déroulerait la série, la bonne équipe de scénariste. Et là je pense qu'on a un alignement de planète très sympa" explique-t-elle avant de nous livrer quelques indices : "La période sera postérieure, et la série sera en costumes, car c'est un peu la marque de fabrique… »[13].
Au printemps 2023, lors du festival Séries Mania, le PDG de TF1 Rodolphe Belmer, qui a fait partie du conseil d'administration de Netflix de 2018 à 2022, explique la volonté de son groupe de poursuivre les partenariats avec des plateformes de streaming comme Netflix : « C'est quelque chose qu'on va poursuivre, qu'on va essayer d'amplifier. Nous sommes très satisfaits de nos premières collaborations avec Netflix, qui ont permis de faire émerger des programmes très bien financés […] On est en train de travailler sur un troisième opus dans la lignée des Combattantes et du Bazar de la charité, toujours avec Quad et Iris Bucher. »[14],[15],[16].
Belmer annonce alors que cette nouvelle série aura pour toile de fond les années 1930 et la montée au pouvoir du Front Populaire, après l'année 1897 et la Première Guerre mondiale qui servaient de toile de fond aux deux mini-séries historiques précédentes[14],[15],[16],[17].
La série se déroule à la manière d'une enquête d'Agatha Christie, comme le souligne la productrice Iris Bucher, qui résume ainsi son projet : « Agatha Christie rencontre le Front populaire », avant de préciser : « Après Le Bazar de la Charité et Les Combattantes, j'ai eu envie d'une enquête à la Agatha Christie, dans les décors flamboyants d'un palace niçois en 1936. Cet été-là, la bourgeoisie a vu pour la première fois des ouvriers en short et en marcel débarquer sur la Promenade des Anglais. »[12]. Concernant Agatha Christie, Iris Bucher précise : « C'est ma lecture favorite depuis que j'ai 9 ou 10 ans. Pour la petite histoire, quand j'ai commencé à apprendre le français — qui n'est pas ma langue maternelle — je lisais des traductions d'Agatha Christie. »[18].
Quand on lui demande s'il est vrai qu'il faut écrire l'histoire à l'envers pour que cela fonctionne, Iris Bucher répond : « Exactement, sinon vous vous prenez les pieds dans le tapis. Il faut connaître la fin pour dérouler le fil, sinon la résolution paraît tirée par les cheveux. C'est un travail colossal pour les autrices, Marie Deshaires et Catherine Touzet, qui se sont fait des « nœuds au cerveau » pour faire coexister l'enquête et la chronique féminine sur six épisodes. »[18].
Attribution des rôles
La série réunit Julie de Bona et Sofia Essaïdi, deux des quatre actrices vedettes de la série Les Combattantes, une autre série historique, produite par Quad Drama et diffusée en 2022, dont l'action se déroulait en 1914, date du début de la Première Guerre mondiale[3],[4],[5],[9],[10]. Constance Gay et Nolwenn Leroy sont novices dans l'aventure mais elles sont identifiées dans des séries TF1 : Flashback et Brocéliande. Par ailleurs, c'est la première fois que Sofia Essaïdi et Nolwenn Leroy, se retrouvent en tant qu'actrices depuis leur rencontre vingt-ans plus tôt à la Star Academy[19].
En , Julie de Bona confie à Télé-Loisirs son envie de participer à une suite des Combattantes : « On en rêve tous. Iris Bucher est une grande productrice, qui ne lâchera rien. Ça va être de la bombe. J'aimerais avoir de belles tenues et de belles coiffures… J'adorerais aussi un personnage avec un peu de fantaisie, d'irrévérence et d'insolence. Je voudrais pencher du côté obscur de la force pour une fois ! »[13].
En , Télé-Loisirs annonce que Camille Lou ne peut pas participer à la série Été 36 en raison du tournage de la saison 2 de la série Cat's Eyes : « Il a fallu malheureusement faire des choix. J'aimerais tellement pouvoir tout faire mais je ne peux pas ! Il y a eu un moment une fausse info qui avait circulé, et j'étais hyperdéçue de donner des faux espoirs à certaines personnes. »[20],[21].
De son côté, Audrey Fleurot renonce à participer à la série à cause de ses projets, dont le tournage d'une version féminine du comte de Monte-Cristo[22],[23].
La productrice Iris Bucher n'a donc pas pu recréer le quatuor de la série Les Combattantes mais elle souligne que « Cela a permis de belles rencontres. Constance Gay a été une évidence pour son côté espiègle et dynamique. Elle apporte une modernité bienvenue qui ne dénature pas 1936. Pour Nolwenn Leroy, elle dégage quelque chose de très « terre-à-terre » qui colle parfaitement à cette gouvernante s'étant forgée par le travail. »[18].
Pour le Soir Mag, « Nolwenn Leroy surprend dans un registre inattendu. ». L'actrice salue l'exigence du projet : « C'est une série de grande envergure. Ce n'est pas quelque chose qu'on a l'habitude de voir en tout cas, ce niveau d'exigence à la télé, dans une série à la fois populaire mais extrêmement qualitative, est un vrai parti pris. »[12].
Ciné-Télé-Revue souligne que « C'est véritablement Constance Gay qui tire le mieux son épingle du jeu ! Sous les traits de Léonie, tout juste reçue au concours d'auxiliaire de police, elle incarne avec naturel une femme solaire, libre et résolument moderne. Nolwenn Leroy, ici Giulia, mère célibataire au passé trouble et gouvernante en chef du palace où tout se joue, intrigue quant à elle par sa retenue, tandis que Sofia Essaïdi apporte une belle complexité à Eugénie, en rupture avec sa riche famille après avoir épousé un prolétaire (le beau Simon Ehrlacher). Étonnamment plus clivante, Julie de Bona propose une composition très… expressive de Blanche, la petite sœur jalouse d'Eugénie, qui pourrait ne pas convaincre tout le monde. »[24].
Sofia Essaïdi explique ce qui lui a donné envie de rejoindre le casting de la série : « Faire une série d'époque, c'est un cadeau pour un acteur. C'est ludique et en même temps très intéressant, parce que ça permet de se plonger dans une époque qu'on ne connaît pas. Il y a tout le côté merveilleux des décors, des costumes, des figurants… C'est comme un voyage dans le temps. Il y a quelque chose en plus que je trouve superbe dans les films d'époque. »[8]. Concernant la collaboration avec Nolwenn Leroy, Constance Gay et Julie de Bona, l'actrice précise : « Ça s'est passé merveilleusement bien. On a eu une chance folle de s'entendre aussi bien. On est devenues amies, on s'écrit tout le temps. Il y a eu une vraie bienveillance entre nous, ce qui n'est pas évident avec quatre premiers rôles féminins […] Avec Julie de Bona, avec qui je suis très proche, jouer des sœurs qui se détestent a été intense. »[8].
Pour La Libre, « La force de la série tient aussi à ses seconds rôles prestigieux, essentiels pour incarner un pays en ébullition. François-Xavier Demaison en flic chevronné, Miou-Miou et Sam Karmann en piliers de la haute société, ou encore Arnaud Binard et Assaâd Bouab densifient cette fresque. Chaque visage devient une pièce du puzzle social que la production reconstitue avec une précision chirurgicale. »[25].
Tournage
Le tournage de la série se déroule du au à Nice, Grasse et Sospel, dans le département des Alpes Maritimes[26],[27],[28],[29],[30].
L'hôtel Riviera n'existe pas et Nolwenn Leroy, qui incarne la gouvernante de l'hôtel, explique que les couloirs et les chambres ont été reconstitués en studio, en région parisienne : « Les intérieurs de l'hôtel étaient reconstitués en studio, avec un gros travail sur les décors, les détails… Beaucoup de mes scènes se déroulaient dans ces couloirs, ces chambres… En revanche, le bar est celui de l'hôtel Negresco à Nice, qui est encore dans son jus Art déco. C'est sublime. »[31].
Certaine scènes ont été tournées sur la terrasse du belvédère en haut du parc de la Colline du château à Nice[7],[31].
Trois cents plans numériques ont été utilisés pour recréer le Nice des années 1930[30].
La série, au budget de 17 000 000 €, comprend 49 rôles et 1 700 figurants et requiert 1 500 costumes et des décors recréés avec précision : « C'est un travail énorme, mais il fallait bien cela pour restituer le faste et l'élégance de cette époque, auxquels je voulais rendre hommage. » souligne la productrice Iris Bucher[12],[30].
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre français : L'Été 36
- Titre international : Summer of '36
- Réalisation : Fred Garson[28],[1],[32],[33]
- Scénario : Marie Deshaires et Catherine Touzet, d'après une idée originale d'Iris Bucher[29],[1],[33]
- Musique : Pascal Lafa[33]
- Décors : Quentin Prévost
- Costumes : Valérie Adda
- Photographie : Virginie Saint-Martin[33]
- Son : Laurent Benaïm
- Montage : Joël Yacovella, Nicolas Pechitch
- Maquillage : Morgane Leverd[33]
- Coiffure : Arnaud Guelle[33]
- Production : Iris Bucher[1]
- Sociétés de production : Quad Drama, TF1, La Compagnie Cinématographique, Panache Productions, Movie Tax Invest, BNP Paribas Fortis Film Finance, RTL Belgium, RTL TVI, RTL Play, en association avec Netflix[3],[9],[1],[32],[33],[8]
- Sociétés de distribution : RTL TVI, TF1 et Netflix[33],[34],[35],[36]
- Budget : 17 000 000 €[12]
- Pays de production :
France /
Belgique[33] - Langue originale : français
- Format : couleur
- Genre : polar historique[36]
- Nombre de saisons : 1
- Nombre d'épisodes : 6[9],[37],[38]
- Durée : 52 minutes[38]
- Dates de première diffusion :
Épisodes
Premiers congés payés
Durant l'été 1936, la bourgeoisie découvre avec effroi l'arrivée des premiers congés payés à Nice.
Léonie Morel, une jeune auxiliaire de police arrivée récemment à Nice, prend ses fonctions aux côtés du commissaire Raven : mais, en réalité, elle vient à Nice pour démontrer l'innocence de son père Pierre Farget, condamné à mort pour le meurtre de l'imprimeur Goiran, dont le fils Frédéric est le filleul du commissaire. Dans cette optique, elle prend contact avec Giulia Vincent, sa demi-sœur qui est la gouvernante du palace Riviera, un hôtel de luxe de Nice.
Sur la promenade des Anglais, le procureur Adrien Jacquart est troublé lorsqu'il aperçoit Louis, le fils d'Eugénie avec qui il a eu une liaison 17 ans plus tôt.
Pendant ce temps, l'industriel Henri Pontavice-Caron arrive au palace Riviera de Nice avec son épouse Marthe et sa belle-sœur Anne-Marie ainsi qu'avec sa fille Blanche et le mari de cette dernière, le banquier Édouard Ackerman, accompagnés de leur fille Angèle. Dans le même temps, sa fille Eugénie, ouvrière et syndicaliste en rupture de ban, arrive elle aussi à Nice avec son mari Jean Berthier, son fils Louis et son beau-frère Gabriel.
Peu après, le procureur Jacquart exige de Giulia Vincent, la gouvernante du palace Riviera, le remboursement d'une grosse dette de jeu.
Henri Pontavice-Caron rencontre sa fille Eugénie au Riviera pour lui expliquer qu'il entend faire de Louis son héritier à la tête de son entreprise. En quittant son père, elle croise le procureur Jacquart qui lui dit avoir vu Louis et lui laisse sous-entendre qu'il pense que Louis est son fils.
Pendant ce temps, Blanche, l'épouse du banquier Ackerman, a un rendez-vous galant à l'hôtel avec Jacquart, avec qui elle a une liaison et sur le bureau duquel elle aperçoit une lettre de menaces.
Léonie se rend à l'hôtel pour rencontrer le procureur et plaider la cause de son père, en faveur duquel elle a déposé une demande de révision afin de lui éviter la guillotine mais elle se fait éconduire sans ménagements.
Peu après, le procureur Jacquart a une discussion tendue dans les couloirs de l'hôtel avec l'industriel Raoul Delaunay.
Sur la terrasse de l'hôtel, Blanche supplie le procureur de tout quitter et de partir avec elle, mais Édouard Ackerman, le mari de Blanche, surprend leur conversation.
Pendant que Blanche boit pour oublier, Léonie insiste une dernière fois auprès du procureur, qui se montre inflexible.
Jacquart rencontre Eugénie dans un café et demande à connaître Louis, envers qui il veut faire une reconnaissance en paternité, mais Jean, le mari de la jeunne femme, surprend leur conversation. Eugénie menace Jacquart s'il parle à Louis.
Giulia essaie de se refaire au poker mais elle perd sa mise et supplie en vain Jacquart de lui laisser plus de temps pour le rembourser.
Blanche revoit Jacquart qui lui avoue avoir revu Eugénie et avoir compris que c'est elle qu'il essayait de retrouver en couchant avec Blanche.
Peu de temps après, le procureur est retrouvé dans sa chambre, gisant dans une mare de sang.
Le Meurtre du procureur
Le commissaire Raven enquête à l'hôtel Riviera. Secondé par Léonie, il interroge Edgar Girault, le directeur, et Giulia, la gouvernante de l'hôtel. Il trouve un chèque de 10 000 francs à l'ordre de la victime signé Raoul Delaunay, client du Riviera et ami de Jacquart.
Léonie, restée seule dans la chambre de la victime, en profite pour subtiliser le dossier de demande de révision du procès de son père.
Raven rassemble tout le personnel de l'hôtel pour l'interroger, mais il recueille assez peu d'indices.
Dans les couloirs, Léonie montre à Giulia le dossier de demande de révision du procès de leur père, sur lequel Jacquart a noté « Avis défavorable ».
Le commissaire Raven interroge ensuite la famille Pontavice-Caron et apprend qu'Eugénie, la fille aînée de la famille, a été fiancée à Adrien Jacquart il y a 17 ans puis a rompu pour épouser un ouvrier des usines Pontavice-Caron avant de rompre toutes relations avec la famille. Il interroge peu après l'homme d'affaires Raoul Delaunay, qui reconnaît que le chèque signé de sa main était une dette de jeu envers Jacquart, qu'il qualifie de joueur de poker féroce. Raven et Léonie trouvent la lettre de menace que Jacquart avait reçue : « C'est vous le responsable. Vous serez puni pour cette injustice. Vous êtes un meurtrier. Vous méritez la mort. ». Raven donne alors des frissons à Léonie et Giulia en évoquant quelqu'un que Jacquart a envoyé en prison, ou le proche d'un condamné. Le commissaire trouve ensuite dans un cendrier les restes d'une lettre brûlée puis un double de la clé de la chambre de la victime.
Sur ces entrefaites, Joseph Neuville, le nouveau propriétaire du Riviera, arrive à Nice.
Léonie arrive à déchiffrer quelques mots de la lettre brûlée trouvée dans la chambre de la victime : il y est question d'Eugénie et d'un passé trouble.
Henri Pontavice-Caron invite Eugénie et sa famille au pique-nique annuel de la famille, afin de faire la connaissance de son petit-fils. Eugénie exige d'être invitée au gala de la confédération générale du patronat français afin de demander que l'âge minimum d'embauche passe à 16 ans. Louis accepte de se rendre au pique-nique.
Giulia se rend au pensionnat où sa fille Suzanne est scolarisée : la directrice exige le paiement des frais de scolarité avant la fin de la semaine. Mais Suzanne terrifie sa mère en expliquant que l'homme d'affaires Raoul Delaunay est venu la voir au pensionnat.
Au pique-nique, Louis fait la connaissance de son grand-père tandis que Gabriel, le jeune frère de Jean Berthier, tombe sous le charme d'Angèle. Blanche fait de lourds reproches à sa sœur aînée lorsque Raven débarque soudain et l'arrête pour le meurtre du procureur. Tous les éléments de la lettre brûlée accusent Blanche et Raven la place en garde à vue, mais Léonie a des doutes.
Par ailleurs, Léonie découvre à l'imprimerie Goiran des éléments qui innocentent son père.
Une soirée de gala cauchemardesque
Au Riviera, Raoul Delaunay exige que Giulia dérobe un carnet dans le coffre de la chambre de Henri Pontavice-Caron, faute de quoi il s'en prendra à Suzanne, la fille de Giulia. Léonie vole le dossier Goiran aux archives du commissariat.
Pendant ce temps, Édouard Ackerman s'est livré à la police et s'accuse du meurtre du procureur Jacquart, qui est l'amant de sa femme Blanche. Mais le commissaire et Léonie ne croient pas à ses aveux. Pas plus qu'Angèle, la fille de Blanche et Édouard, qui se réfugie à la pension Mina auprès de Jean, Eugénie et Gabriel et refuse de rentrer au Riviera.
Léonie découvre qu'Édouard a un alibi car, à l'heure du meurtre, il était avec les époux Goldstein, un couple de Juifs allemands qui fuient la police nazie et cherchent à quitter l'Europe. Mais le couple, apeuré, refuse de témoigner.
Madeleine, la secrétaire du commissaire, découvre qu'il manque un document dans la sacoche du procureur assassiné : la demande de révision du procès de Pierre Farget, l'assassin de l'imprimeur Goiran. Elle constate également que tout le dossier Goiran a disparu des archives, où elle a surpris Léonie. Intrigué, le commissaire va fouiller la chambre de Léonie à la pension Mina et y découvre un tableau d'enquête sur l'affaire Farget et sur le procureur Jacquart.
Jean, Eugénie, Louis et Gabriel Berthier se rendent au gala du Riviera en compagnie d'Angèle. Durant le gala, Giulia fouille le coffre de Henri Pontavice-Caron et Blanche découvre l'antisémitisme virulent d'Adrien Jacquart dans un journal dont Raoul Delaunay est le directeur.
Au gala du Riviera, Jean Berthier et Raoul Delaunay en viennent aux mains. Après ce scandale, Delaunay annonce à Pontavice-Caron qu'il ne peut plus rester à la présidence de la confédération générale du patronat français. Delaunay menace ensuite physiquement Giulia qui refuse de lui donner le carnet : Félix, le barman, intervient et jette l'homme d'affaires au sol.
À la pension Mina, Léonie constate que quelqu'un a fouillé sa chambre et reconnaît le parfum du commissaire Raven.
Le matin, Joseph Neuville, le nouveau propriétaire du Riviera, retrouve Edgar, le directeur de l'hôtel, mort dans son bureau.
Mensonges et trahisons
Le commissaire Raven et Léonie Morel investiguent la scène de crime et constatent que le directeur Edgar Girault a été tué à l'arsenic, probablement par de la mort-aux-rats dans son whisky : par ailleurs, ils trouvent un pendentif marqué CFR.
Joseph Neuville nomme Giulia à la tête de l'hôtel, pour remplacer Girault, et annonce au personnel et aux clients que ce dernier est mort d'une crise cardiaque.
Marthe Pontavice-Caron témoigne contre son gendre ouvrier Jean Berthier, qu'elle a aperçu à côté du Riviera le soir du meurtre du procureur.
Delaunay rassemble l'assemblée de la confédération générale du patronat français pour forcer Pontavice-Caron à démissionner de la présidence. Eugénie débarque et plaide en faveur de l'interdiction du travail avant 16 ans mais Delaunay se montre très méprisant. Dans ce contexte très tendu, Henri Pontavice-Caron fait un malaise.
Convaincus par Léonie, les époux Goldstein viennent au commissariat pour témoigner en faveur d'Édouard Ackerman, que le commissaire se voit forcé de libérer.
Henri Pontavice-Caron avoue à sa famille qu'il souffre d'insuffisance cardiaque, ce qui l'expose au risque de crise cardiaque. Cette nouvelle rapproche les deux sœurs Blanche et Eugénie. Blanche retrouve Édouard après sa libération : il essaie de la convaincre de partir tous les trois à New-York, avec Angèle.
Giulia apprend que Suzanne a été enlevée au pensionnat par le chauffeur de Delaunay, qui continue de la faire chanter afin d'obtenir un carnet compromettant pour Henri Pontavice-Caron. Le commissaire Raven apprend par un de ses collègues à Paris que Léonie a été reçue première au concours des auxiliaires de police, a été prise à Paris au 36 quai des Orfèvres mais a insisté pour venir à Nice dans le service de Raven.
Raven découvre que le médaillon trouvé près du corps de Girault appartient à Giulia et que les initiales CFR sont celles de sa mère. Mais Joseph Neuville intervient pour donner un alibi à la jeune femme, dont il est amoureux.
Henri Pontavice-Caron demande à Eugénie de prendre sa succession à la tête de l'entreprise, mais elle refuse.
Raven apprend du collaborateur du procureur Jacquart que son patron l'avait appelé pour qu'il se renseigne en urgence sur les démarches à faire pour une reconnaissance en paternité. Il apprend par ailleurs qu'Eugénie avait rompu ses fiançailles avec Jacquart un mois avant de se marier, peu avant le naissance de son fils Louis. Et il découvre enfin que Jean Berthier s'est disputé avec Jacquart dans un café le soir de la mort du procureur. Persuadé d'avoir trouvé le mobile de Jean, le commissaire l'arrête en plein bal populaire.
Pendant ce temps, Léonie apprend que Raven est le parrain du fils de l'imprimeur Goiran et que son père Pierre Farget était mêlé au trafic de faux papiers de Goiran pour la maffia italienne.
Le soir, alors que Félix attend Léonie à la plage, il est battu à mort par Delaunay et son chauffeur.
Le Prix du silence
Après le meurtre de Félix, Léonie déclare à Raven qu'elle a vu Delaunay quitter la plage avec du sang sur les mains, et elle lui raconte la façon dont le barman s'était interposé entre Giulia et l'homme d'affaires.
Giulia minimise cependant l'incident, car sa fille est toujours menacée par Delaunay qui, par ailleurs, a un soi-disant alibi au casino de Monte-Carlo.
Le commissaire Raven acquiert la conviction que Jean Berthier est innocent après avoir vérifié son alibi.
Par ailleurs, il comprend que Léonie est la fille du condamné à mort Pierre Farget.
Léonie détecte une anomalie typographique sur les lettres de menaces trouvées chez le procureur Jacquart : elle analyse tous les documents disponibles à l'hôtel et identifie l'auteur des menaces. Cette piste amène Léonie à enquêter sur un accident de voiture survenu 3 ans auparavant : le conducteur de la voiture Hispano-Suiza s'est contenté de regarder le corps avant de partir faire réparer sa voiture.
Delaunay annonce à Pontavice-Caron qu'il a signé un accord avec les Allemands et lui propose de s'associer mais Eugénie lui répond que c'est elle qui va remplacer son père à la tête de l'entreprise et qu'elle ne voudra jamais travailler avec lui et avec ses amis fascistes. Delaunay sort alors le carnet compromettant qui contient la preuve des pots-de-vin payés par Henri à de hauts fonctionnaires pour l'obtention de son dernier gros contrat.
Alors qu'Édouard quitte la terrasse de l'hôtel suivi par deux policiers allemands, Blanche le suit jusqu'à la pension Mina et comprend qu'il s'apprête à aider les Goldstein à quitter la France : les 2 couples échangent leurs vêtements pour tromper les Allemands et permettre au couple Goldstein de fuir.
Le commissaire Raven acquiert la conviction qu'il y a quatre complices pour le meurtre de Jacquart : Léonie, Giulia, Blanche et Eugénie. Pendant ce temps, les quatre jeunes femmes se réunissent au café à l'instigation de Léonie.
Celles qui savent
Henri nomme officiellement sa fille Eugénie PDG de la société Pontavice-Caron. Celle-ci propose à Delaunay de lui vendre l'usine, à condition que sa famille soit mise à l'abri de toutes poursuites.
Un patron du café lui ayant dit avoir vu Léonie, Giulia, Blanche et Eugénie attablées ensemble dans son établissement, le commissaire Raven cherche à comprendre ce que les quatre jeunes femmes trament ensemble. Il débarque ensuite dans la chambre d'hôtel où les quatre jeunes femmes sont réunies et jette sur la table le roman Le Crime de l'Orient-Express que Léonie est en train de lire, avant de s'exclamer : « Douze suspects, douze alibis et, à l'arrivée, douze coupables avec chacun un mobile. ». Il dit les considérer comme quatre femmes diaboliques, qui se sont liguées pour tuer leur ennemi commun, Adrien Jacquart. Il souligne que Blanche, Eugénie et Léonie sont arrivées de Paris par le même train, que Blanche a convaincu Jacquart de changer ses dates de vacances pour venir à Nice en août, comme Eugénie qui devait aller en Normandie avec sa famille et qui a changé ses billets de train pour venir à Nice. Il accuse Léonie d'avoir écrit les lettres de menaces envoyées à Jacquart, qui avait refusé l'annulation du procès de son père, et rappelle l'argent que Giulia devait au procureur. Il soupçonne la gouvernante de l'hôtel d'avoir versé de la mort-aux-rats dans le whisky du directeur qui avait probablement vu l'assassin, puis d'avoir joué avec Léonie la comédie des sœurs fâchées pour brouiller les pistes.
Sur ces entrefaites, Joseph Neuville, le propriétaire du Riviera, débarque dans la chambre pour signaler que le coffre de Delaunay vient d'être vidé et que ce dernier exige de voir la police. La police découvre dans son coffre un coupe-papier plein de sang, qui a peut-être servi à tuer Jacquart. La police trouve ensuite dans la chambre une veste tachée de sang et un pot de mort-aux-rats caché sous la baignoire. Raven place Delaunay en garde à vue.
Le labo confirme que le sang sur le coupe-papier et sur la veste de Delaunay possède le même groupe sanguin que celui de Jacquart. Lors de l'interrogatoire de Delaunay, Raven lui présente une lettre trouvée dans sa poubelle, une convocation du procureur à son encontre pour une affaire de fraude dans laquelle Delaunay est impliqué. Delaunay est déféré devant le juge, mais Raven a des doutes.
Léonie explique à Raven que Frédéric Goiran tient un trafic de faux papiers. Elle souligne que Goiran affirme dans son témoignage être revenu à l'imprimerie pour chercher ses lunettes, qu'il avait oubliées, et que c'est à ce moment-là, donc quand il ne les avait pas encore sur le nez, qu'il a soi-disant vu Pierre Farget sortir de l'imprimerie en courant, or Frédéric Goiran, sans ses lunettes, ne voit pas à 2 mètres. Pour vérifier cette hypothèse, Léonie et Giulia tendent à Goiran un piège qui achève de convaincre le commissaire de l'innocence de leur père.
Léonie, Giulia, Blanche et Eugénie convoquent Marthe Pontavice-Caron et sa sœur Anne-Marie Meunier-Dauphin. Elles leur expliquent qu'elles ont fabriqué les preuves qui accusent Delaunay. Léonie a volé un peu de sang de Jacquart à la morgue, Blanche a acheté la mort-aux-rats, Eugénie a attiré Delaunay sur la terrasse de façon à laisser à Giulia le temps de disposer les indices dans la chambre de l'homme d'affaires, en fracassant son coffre au passage. Quand Marthe demande pourquoi s'en prendre à Delaunay, chacune des jeunes femmes explique sa motivation. Léonie explique que Delaunay est un assassin qui a massacré de ses propres mains Félix, le barman. Ensuite, Blanche souligne que Delaunay travaille avec les nazis, Eugénie explique à sa mère qu'il faisait chanter Henri pour lui voler l'usine et, enfin, Giulia explique qu'il avait enlevé sa fille pour faire pression sur elle.
Enfin, elles avouent à Anne-Marie savoir que c'est elle qui a tué Jacquart parce que celui-ci a tué il y a 3 ans son fils de 12 ans, Jules, qu'il a laissé mourir au bord de la route, en commettant un délit de fuite pour protéger sa réputation. Anne-Marie a retrouvé sa trace grâce à un détective privé, lui a envoyé des lettres de menaces puis l'a confronté dans sa chambre d'hôtel au Riviera : quand le procureur a sorti son chéquier et lui a demandé combien elle voulait, Anne-Marie a saisi un coupe-papier et l'a poignardé. Marthe avoue ensuite avoir tué le directeur Girault, qui harcelait et espionnait constamment Anne-Marie.
Anne-Marie va au commissariat pour convaincre Raven que Delaunay est innocent et avouer que c'est elle qui a disposé les preuves qui l'accablent, mais le commissaire n'en croit rien.
Pierre Farget est libéré, Giulia demeure directrice de l'hôtel et attendra le retour de Joseph parti servir comme médecin de guerre en Espagne, Blanche part à New York avec Édouard et Angèle, Gabriel les suit pour sa carrière de musicien, Eugénie et Jean prennent la direction de l'entreprise Pontavice-Caron, Henri et Marthe projettent de voyager aux Indes, Anne-Marie reste à Nice, Raven part à l'école de police pour devenir instructeur et Léonie quitte la police pour fonder une agence de détectives à Paris avec Madeleine, la secrétaire de Raven.
Accueil
Audiences et diffusion
En Belgique
En Belgique, la série est diffusée le mercredi à 20 h 30 sur RTL TVI par groupe de deux épisodes du au [12],[24],[34].
RTL TVI ayant malencontreusement diffusé le le deuxième épisode dans sa version avec audiodescription (avec texte en voix off pour les personnes malvoyantes), elle rediffuse cet épisode le avant les épisodes 3 et 4.
Le , la diffusion a lieu très tard en soirée, ce qui explique des audiences très faibles, non communiquées par le Centre d'information sur les médias (CIM).
| Épisode | Diffusion | Audience moyenne | Réf. | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Jour | Horaire | Nombre de téléspectateurs |
Classement | ||
| 1 | Mercredi | 20 h 30 - 21 h 20 | 166 876 | 1er | [39] |
| 2 | 21 h 20 - 22 h 20 | ||||
| 3 | Mercredi | 21 h 25 - 22 h 20 | 165 524 | 2e | [40] |
| 4 | 22 h 20 - 23 h 20 | ||||
| 5 | Mercredi | 22 h 30 - 23 h 30 | 147 390 | 1er | [41] |
| 6 | 23 h 30 - 23 h 30 | ||||
| Moyenne de la saison | 159 930 | ||||
- Les chiffres d'audience les plus hauts
- Les chiffres d'audience les plus bas
En France
En France, la série est diffusée le lundi à 21 h 10 sur TF1 par salve de deux épisodes du au [42].
En replay à J+7, la série gagne 1 million de téléspectateurs en moyenne, soit un total de 4,6 millions de téléspectateurs en moyenne par épisode[43]. Le premier épisode totalise ainsi 5,7 millions de téléspectateurs[44].
La série sort sur Netflix France le et se classe directement no 1[45].
| Épisode | Diffusion | Audience moyenne | Réf. | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Jour | Horaire | Nombre de téléspectateurs |
Part de marché (sur les 4 ans et plus) |
Part de marché (FRDA-50) |
Classement[Notes 1] | ||
| 1 | Lundi | 21 h 10 - 22 h 05 | 4 920 000 | 26,4 % | 25,9 % | 1er | [46] |
| 2 | 22 h 05 - 23 h 10 | 3 850 000 | 27 % | 25,2 % | |||
| 3 | Lundi | 21 h 10 - 22 h 00 | 3 590 000 | 20,9 % | 18,4 % | [47] | |
| 4 | 22 h 00 - 23 h 00 | 3 110 000 | 21,7 % | 17 % | |||
| 5 | Lundi | 21 h 10 - 22 h 05 | 3 470 000 | 19,4 % | 18,6 % | [48] | |
| 6 | 22 h 05 - 23 h 15 | 3 060 000 | 21,5 % | 18,8 % | |||
| Moyenne de la saison | 3 670 000 | 22,8 % | 20,6 % | 1er | [49] | ||
- Les chiffres d'audience les plus hauts
- Les chiffres d'audience les plus bas
Accueil critique
La série est présentée au festival Séries Mania 2026 à Lille[50],[51],[52],[53].
Alexandre Letren, du site VL-Media, est très enthousiaste : « L'Été 36 est une très belle production. Les moyens sont visibles à l'écran, mais jamais ostentatoires. Costumes, direction artistique, musique, photographie… tout concourt à une reconstitution soignée des années 30. Et surtout, la Côte d'Azur, avec Nice en toile de fond, devient un véritable personnage. Élégante, lumineuse, presque insouciante en surface, elle contraste parfaitement avec les tensions souterraines du récit. Le pari était risqué : rendre à l'image le raffinement de cette destination emblématique. Il est ici pleinement réussi, à la hauteur de certaines productions internationales. Côté casting, c'est également un quasi sans-faute. Les héroïnes portent la série avec justesse, et une mention particulière s'impose pour Sofia Essaïdi et Constance Gay. »[50].
Pour Le Figaro TV Magazine : « Les rebondissements et les fausses pistes, qui émergent, sont bien menés. De quoi pardonner certains tics de mise en scène - comme cette manie de zoomer sur les personnages - et une vision des prolétaires et des bourgeois bourrée de clichés. Telle Miou-Miou, matriarche horrifiée à l'idée que sa petite-fille se compromette avec un titi parisien. Une touche d'humour pimente le tout. Comme tous les commissaires, François-Xavier Demaison n'est pas l'enquêteur le plus acéré de la maison. Mais il pourra compter sur la sagacité intrépide et facétieuse de Léonie : Constance Gay est la révélation de la saga, qui a reçu un tonnerre d'applaudissements. »[51].
Selon Télé-Loisirs, « Au cœur d'une distribution cinq étoiles pigmentée par les compositions savoureuses de Miou-Miou, Pascal Elbé et François-Xavier Demaison, un nouveau quatuor d'héroïnes éclot. Si leurs partitions enrichissent l'intrigue par leur diversité, Nolwenn Leroy, Sofia Essaïdi, Julie de Bona et Constance Gay s'accordent à l'unisson. Unies par la même sincérité, leur engagement constitue l'une des clés essentielles de la réussite de la série. »[52]. « Dansant autour des personnages, les caméras du réalisateur Fred Garson transmettent en quelques secondes l'insouciance de cette époque à l'élégance flamboyante, restituée grâce au soin particulier porté aux costumes et aux décors. »[54].
Pour Le Parisien, la série est « un vrai Cluedo géant » et « ceux qui ont assisté à la projection des deux premiers volets, ce samedi soir, sont déjà conquis. »[53].
À propos du choix de la productrice Iris Bucher d'opter pour le « whodunit » ou « murder mystery » à la manière d'Agatha Christie, Ciné-Télé-Revue souligne que « Le pari est audacieux, et globalement très réussi ! Dès les premières minutes, L'Été 36 impose un rythme soutenu, enchaînant les rebondissements sans trop nous perdre malgré le foisonnement des personnages. »[24]. Le magazine précise encore que « La reconstitution des années 30 est donc particulièrement soignée, entre costumes élégants et décors fastueux. La Riviera devient par ailleurs un personnage à part entière, somptueuse. »[24].
Pour La Libre, la série « réussit parfaitement grâce à la combinaison de trois ingrédients essentiels. À commencer par la rigueur de la reconstitution : TF1 n'a rien laissé au hasard. Décors, costumes, lumière, figurants : dès les premières images, le soin apporté à la mise en scène impressionne. Ensuite par la qualité du scénario, écrit par Marie Deshaires et Catherine Touzet. Et enfin par la solidité du casting : autour de ses muses Julie de Bona et Sofia Essaïdi, Nolwenn Leroy et Constance Gay complètent un quatuor d'héroïnes puissant. »[25]. Le quotidien souligne également le fait que « la série s'attaque à un paradoxe de la fiction française : 1936 est une date fondatrice de notre imaginaire social, mais elle a finalement peu nourri les récits télévisés, en dehors de rares exceptions comme le téléfilm L'Été 36 signé Yves Robert. »[25].
Le magazine Moustique, qui rappelle la formule lancée lors du festival Series Mania par la productrice Iris Bucher à propos de sa nouvelle création : « C'est un peu la rencontre d'Agatha Christie et du Front Populaire », souligne que cette formule accrocheuse « dit beaucoup de l'ambition de cette fresque historique : mêler l'efficacité d'un thriller choral à la complexité d'un moment charnière de l'histoire sociale française. Sous ses dehors de polar, la série entend revisiter un été fondateur, souvent figé dans l'imaginaire collectif, mais rarement exploré dans toute sa densité par la fiction télévisée. »[55].
Pour Le Point : « Formellement, L'Été 36 rayonne : le faste des (2000) costumes et des décors participe à la reconstitution soignée et sans doute fantasmée du Nice des années 30. L'image est belle, les détails travaillés. Mais si le cadre est luxueux, le portrait de la période – passionnante –, est trop rapidement esquissé. La lutte des classes, la montée du fascisme, la condition féminine sont ainsi réduits à une simple toile de fond d'une murder party option saga romanesque (à moins que ce ne soit l'inverse), antagonistes caricaturaux en prime. Qui a tué le magistrat avec un coupe-papier dans sa suite du Riviera ? La partie se joue entre la riche amante, la glaciale gouvernante, ou encore l'héritière déclassée… À charge pour une jeune enquêtrice futée de résoudre ce cluedo distrayant mais trop balisé pour vraiment se distinguer. »[56].