Audrey Fleurot

actrice française From Wikipedia, the free encyclopedia

Audrey Fleurot, née le à Mantes-la-Jolie (Yvelines) est une actrice française.

Faits en bref Naissance, Nationalité ...
Audrey Fleurot
Description de cette image, également commentée ci-après
Audrey Fleurot au Festival de Cabourg,
le 14 juin 2013.
Naissance (49 ans)
Mantes-la-Jolie (Yvelines)
Nationalité Française
Profession Actrice
Films notables Intouchables
Sous les jupes des filles
Divorce Club
Kaamelott : Premier Volet
Séries notables Kaamelott
Engrenages
Un village français
Le Bazar de la Charité
Les Combattantes
HPI
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Biographie

Jeunesse et formations

Audrey Fleurot naît le à Mantes-la-Jolie (Yvelines)[1]. Son père est sapeur-pompier, sa mère est infirmière en puériculture[2],[3].

À huit ans elle découvre la Comédie-Française, où son père est parfois un des pompiers de service :« J’étais avec Papa sur le strapontin du pompier de service [...] À la fois, je vois le spectacle de la salle et à la fois l’envers du décor et je me dis, c’est ça que je veux faire » [4].

Plus tard elle se décrira comme une adolescente mal dans sa peau, complexée : « J’étais rousse, j’étais grosse, j’avais des bagues… Je suis très myope. Vous rêvez de devenir actrice et vous n’avez pas du tout le physique pour, ni les connections. C’est mal barré, quoi » [5],[6]. Au sujet de sa vue elle dit : « Je suis très très myope alors avant l’arrivée des lentilles j’avais des culs de bouteille qui réduisent vachement les yeux alors j’avais deux petits points[7]. » Elle ressent sa rousseur comme un handicap : « Arrêtez de me définir par ma couleur de cheveux ![8] ». Elle la camoufle progressivement au fil de sa carrière : dans HPI elle fait disparaître ses taches de rousseur au maquillage et porte une perruque d’un roux plus clair que l’original, se rapprochant blond[8].

Ses parents la trouvent très turbulente, un peu trop débordante d'énergie, et c'est un trait de sa personnalité qui se confirmera par la suite dans sa vie personnelle et professionnelle. Ils l’inscrivent à l’école du cirque d’Annie Fratellini. « Ça m’a calmée parce que c’était super dur en fait. Il faut faire toutes les agrès et moi j’étais nulle en jonglage […] Déjà qu’il y a l’école, si en plus le mercredi et le week-end […] J’ai tenu trois ans. Je ne regrette pas mais c’est dur pour des enfants[7]. » Ensuite elle fait de la danse... « Mais je n'avais pas le physique adéquat pour poursuivre à un haut niveau. À 14 ans, je me suis inscrite à un cours de théâtre et j'ai compris que c'était ça[3] ».

Elle fait ses études au lycée Lamartine à Paris, où elle suit une formation en arts dramatiques. Après son baccalauréat littéraire, elle fréquente l'Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne (UFR Arts plastiques et sciences de l'art) de 1995 à 1997, avant d'intégrer l'ENSATT de Lyon de 1997 à 2000.

Actrice, 2005–2010

Elle débute au théâtre. Dans les années 2000, elle apparait à la télévision dans des feuilletons, notamment Kaamelott (2004-2009), Engrenages (2005-2020), Un village français (2009-2017). Dans les années 2010, on la retrouve[style à revoir] dans Dix pour cent (2015) et dans des mini-séries comme Le Bazar de la Charité (2019) ou Les Combattantes (2022). Toutes ces productions sont des séries chorales mais ses interprétations sont souvent remarquées, notamment celle d’une avocate dans Engrenages. La plupart de ces œuvres sont diffusées à l’étranger, via la plateforme Netflix notamment.

Au cinéma, elle se fait connaître en 2011 par le second rôle qu'elle tient dans le film « Intouchables ».

En 2021, le rôle de Morgane Alvaro, dans la série HPI , lui apporte une notoriété internationale.


Audrey Fleurot commence sa carrière d’actrice dans le « théâtre subventionné », pendant plusieurs années elle fait partie d’une troupe à Lyon, il n’y a pas d’auditions, pas de casting, avant chaque nouvelle pièce. À la différence de beaucoup de gens de théâtre, elle n’a pas d’a priori négatif, à l’encontre de l’audiovisuel, cinéma ou télévision[9]. Elle tente donc sa chance lors de castings mais elle n’y rencontre aucun succès : « Moi j’étais complètement nulle en casting parce je viens du théâtre et que j’étais habituée à m’adresser à des grandes salles... [et quand] je passais des castings je n’arrivais pas du tout à switcher avec une caméra qui était là, je continuais à m’adresser à 1 000 personnes et on n’arrêtait pas de me dire « Moins théâtrale, moins théâtrale » et je ne comprenais pas, je me disais « Merde, je n’ai pas fait toutes ces études pour au final ne pas jouer » […] et je perdais tous mes moyens[8]. »

Heureusement, elle est recrutée (« castée » à son insu en quelque sorte), par Alexandre Astier qui l’a vue jouer au théâtre à Lyon. Il lui propose un rôle dans Kaamelott, une série télé humoristique parodiant la Légende arthurienne. C’est une série chorale dans laquelle elle interprète la Dame du Lac. Elle s'y trouve aux côtés d’une vingtaine d’autres acteurs, aussi inconnus qu’elle pour la plupart, jouant dans des épisodes qui parfois n’ont pas encore été vendus à la chaine (M6) qui est supposée les diffuser. L’équipe travaille très vite : « Concrètement ça ne m’a pris que très peu de jours, évidemment on faisait quatre sketches dans la journée... ![8] » Elle peut donc continuer ses activités théâtrales, elle pense que ce genre d’expérience à la télé restera toujours très marginale. Ce qui ne l’empêche pas de l’apprécier : « C’est un type très brillant, Alex, […] j’aime l’humour à la fois totalement absurde et très écrit. »[8] Une chose l’agace chez lui : « Il écrivait les textes la veille pour le lendemain et il nous filait les textes au maquillage, il ne sait pas travailler autrement alors on s’est adapté… »[8] Elle est convaincue que, perdue dans la distribution, elle n’acquerra aucune notoriété, conviction qu’elle nuance par la suite : « Je me suis rendu compte à quel point Kaamelott repassait en permanence c’est à-dire qu’il y a des gens qui n’étaient pas nés quand on a fait Kaameloot et qui m’en parlent maintenant [en 2023]… »[8]. Entre 2006 et 2010, elle participe au documentaire Aux sources de Kaamelott, réalisé pour accompagner l'intégrale DVD de la série[10]. En 2001, elle était apparue dans le clip de la chanson J'voulais de Sully Sefil[11].

Avant 2005, l’actrice de théâtre s’intéresse aussi au cinéma, elle obtient quelques troisièmes rôles, pour des tournages d’un jour ou deux : « J’ai commencé à tourner à droite à gauche, c’était du beurre dans les épinards mais à aucun moment je ne me suis dit que ça allait prendre le dessus dans ma vie professionnelle… »[8] Seulement, en 2005, quand arrive Engrenages, elle doit choisir, les journées de tournage sont trop nombreuses, ça devient incompatible avec les tournées de sa troupe de théâtre même si c’est, là aussi, une série chorale et qu’elle ne joue pas le premier rôle. Dans cette série policière diffusée sur Canal+ elle interprète Joséphine Karlsson, une avocate ambitieuse et sans scrupules inspirée de la pénaliste Clarisse Serre[12],[13]. « C’est super rigolo de jouer les méchantes » avoue-t-elle en 2024[8]. Elle le fait très bien et cela n’échappe ni aux téléspectateurs ni à la critique. Cécile Daumas écrit dans Libération, sous le titre « Audrey Fleurot, label garce » : « [Elle] incarne la plus infréquentable des avocates du petit écran. Joséphine Karlsson, la vénale et vénéneuse rousse d'Engrenages, la série-phare de Canal+, c'est elle… [Elle] aime l'argent qu'elle vole à plus truand qu'elle, couche utile sans une once de moralité ou de sentiment[14]. »

En fait, elle ne fait qu’une assez brève apparition dans la série. Celle-ci compte huit saisons et dans la quatrième l’avocate cesse d’être une « méchante » avant disparaître de la série. En 2024, elle tente d’expliquer cette éviction : « J’étais un peu déçue que par la suite ils me fassent prendre un virage, j’aurais aimé qu’elle devienne « la reine des mafieuses »… mais ils ne m’ont pas suivi, c’est comme s’il s’étaient dit « Oh mince on a peut-être été trop loin » […] À l’époque je n’avais pas beaucoup de poids, déjà j’étais bien contente de travailler, donc voilà j’ai participé à un brainstorming puis on m’a dit « Oui bon chacun son métier ». Malgré tout désormais l’actrice existe dans l’audiovisuel français, elle a une étiquette, elle est « la rousse incendiaire ».

À partir de 2009 et jusqu'en 2017, elle interprète Hortense Larcher, épouse du maire, l'un des premiers rôles de Un village français, un feuilleton historique qui se déroule sous l'occupation. Là encore elle joue un personnage qui n'est pas exempt de défaut : elle trompe son mari, plus âgé qu'elle, avec un officier allemand. Cette production diffusée pendant 9 ans sur France 3 obtient plusieurs récompenses[15],[16]. Audrey Fleurot ne parvient pas à trouver Hortense totalement antipathique : elle est amorale certes mais c’est surtout une grande amoureuse, c’est un personnage bovaryen, transgressif[8].

Premiers rôles au cinéma (2011–2017)

Audrey Fleurot à l'avant-première de La Confrérie des larmes (2013).

En 2011, Audrey Fleurot apparaît dans le film Minuit à Paris de Woody Allen mais sa prestation est en grande partie coupée au montage[17],[18]. La même année, elle joue dans Intouchables, un immense succès populaire au box-office français, qui accroît fortement sa notoriété.

En 2012, elle apparaît dans la comédie Mais qui a retué Pamela Rose ? de Kad Merad et Olivier Baroux. En 2013, elle est au générique de La Vraie Vie des profs, une comédie d'Emmanuel Klotz et Albert Pereira Lazaro. L'année suivante, elle apparaît dans Les Reines du ring (2014), sur fond de catch féminin[17], et dans le thriller Belle comme la femme d'un autre de Catherine Castel.

Elle tourne ensuite dans Le Fantôme de Canterville (2016), aux côtés de Michèle Laroque, une comédie fantastique inspirée de la nouvelle d'Oscar Wilde.

En , elle est membre du jury du premier Festival du film canadien de Dieppe[19]. En , elle fait partie du jury présidé par Jean-Paul Rouve lors du 24e Festival international du film fantastique de Gérardmer, puis du jury du 9e Festival international du film policier de Beaune, aux côtés de personnalités comme Valérie Donzelli et Valeria Golino. Elle préside également le 17e Festival international des jeunes réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz[17].

Confirmation et reconnaissance (2018–2020)

En 2018, elle joue dans Le Bazar de la Charité, une mini-série historique diffusée sur TF1, où elle interprète Adrienne de Lenverpré, l'un des trois rôles principaux. Elle défend particulièrement la série[20],[21], inspirée d'un fait réel, l'incendie du Bazar de la Charité survenu en 1897 à Paris. La série est un succès critique et public[22],[23],[24],[25]. Le succès international de cette série, notamment via Netflix, renforce encore sa notoriété[26].

En 2019, elle intègre le jury officiel du festival international Séries Mania à Lille. La même année, elle joue dans la pièce de théâtre Jo de Benjamin Guillard aux côtés de Didier Bourdon[27], et tourne la huitième saison d'Engrenages[28]. En outre, elle apparaît dans la série L'Effondrement diffusée sur Canal+, saluée par la critique[29].

En 2020, elle tient le rôle principal dans la pièce Bug de Tracy Letts, mise en scène par Emmanuel Daumas[28]. Au cinéma, elle joue dans la comédie Divorce Club de Michaël Youn[30], un film récompensé au festival de comédie de l'Alpe d'Huez[31].

Tête d’affiche et succès grand public

En 2021, Audrey Fleurot devient l'héroïne de la série HPI diffusée sur TF1, dans laquelle elle incarne Morgane Alvaro, une femme de ménage à très haut potentiel intellectuel recrutée par la DIPJ de Lille. Le personnage, excentrique et anticonformiste, séduit largement le public.

Le succès est immédiat : HPI réunit jusqu'à 10 millions de téléspectateurs par épisode, devenant l'un des plus gros succès d'audience pour une série française au XXIe siècle[32]. Audrey Fleurot est saluée pour sa performance alliant humour, sensualité, sensibilité et énergie[32].

Ce rôle marque un tournant dans sa carrière, il lui confère un statut de vedette populaire tout en lui permettant d'élargir son registre comique. Elle participe à la production artistique de la série à partir de la saison 2.

En 2022, elle joue dans la série historique Esprit d'hiver et dans la mini série Mensonges pour TF1 dans laquelle elle incarne une femme accusant de viol un chirurgien renommé.

Vie privée

Elle affiche avec constance sa défiance envers le mariage : il « ne m’attire pas. Je n’ai pas vu d’exemple concluant autour de moi. Je n’ai pas le fantasme de la princesse d’un jour, de la belle robe […] Ça empiète souvent sur six mois d’une vie. Les préparatifs, l’angoisse de la bonne météo le jour J… »[33].

En 2015, Audrey Fleurot annonce qu'elle attend son premier enfant avec son compagnon, le réalisateur Djibril Glissant[34]. Le , elle donne naissance à un garçon auquel ils donnent un prénom épicène, Lou[35]. Elle déclare également être belle-mère de deux enfants issus d'une précédente union de son compagnon[36]. Djibril Glissant est le réalisateur de six épisodes de HPI.

Audrey Fleurot est dyspraxique[37].

Vie publique

Audrey Fleurot avec Manu Payet à l'ouverture du Printemps du cinéma (2014).

Le , elle signe dans le journal Libération un appel pour soutenir les associations d’aide aux victimes de violences sexuelles. En une le quotidien titre : « Actrices, cinéastes, humoristes, productrices… Elle s’engagent contre les violences sexuelles[38]. »

En 2023, elle figure parmi les signataires d'un texte qui s'adresse au président de la République[39], publié dans le journal Libération, aux côtés de près de 300 professionnels de la culture, demandant le retrait du projet de réforme des retraites[40].

Filmographie

Cinéma

Longs métrages

Courts métrages

  • 2002 : L'Élan des sens de Ludovic Jacques : la boxeuse
  • 2004 : Les Seins de ma prof d'Anglais d'Olivier Bardy : Marie
  • 2006 : Une simple histoire d'amour de Jean-Luc Mathieu : Laurence Duval
  • 2008 : Bébé de Clément Michel : la sage femme
  • 2014 : Notre Faust de Chloé Larouchi et Elsa Blayau : la Diablesse[41]

Télévision

Téléfilms

Séries télévisées

Clips

Documentaires

Publicité

  • 2018 : Cavaillès
  • 2022 : Eau Thermale de Jonzac
  • 2023 : Dice Dreams (jeu vidéo)
  • 2024 : Franck Provost

Doublage

Longs métrages
Film d'animation

Théâtre

Distinctions

Audrey Fleurot aux Césars 2014.

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Décorations

Nominations

Notes et références

Liens externes

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