L'Abandon
film français de Vincent Garenq (2026)
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L'Abandon est un film français dramatique réalisé par Vincent Garenq et sorti en 2026.
Alexis Kebbas
Emmanuelle Bercot
| Réalisation | Vincent Garenq |
|---|---|
| Scénario |
Vincent Garenq Alexis Kebbas |
| Musique | Nicolas Errèra |
| Acteurs principaux |
Antoine Reinartz Emmanuelle Bercot |
| Sociétés de production |
Les Films du kiosque Outside Films |
| Pays de production |
|
| Genre | Drame |
| Durée | 100 minutes |
| Sortie | 2026 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Il s'inspire en partie du livre, Les Derniers Jours de Samuel Paty, de Stéphane Simon, publié en avril 2023, tentant de retracer lui aussi les derniers jours de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, assassiné le [1],[2].
Il est présenté hors compétition au Festival de Cannes 2026[3].
Synopsis
Ce film est consacré aux onze derniers jours de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, assassiné par arme blanche et décapité en rentrant chez lui, à la sortie du collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), le , par un djihadiste tchétchène, après avoir été diffamé sur les réseaux sociaux par le père d'une élève pour avoir montré des caricatures de Mahomet lors d'un cours d'enseignement moral et civique (EMC) sur la liberté d'expression[1].
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre original français : L'Abandon
- Réalisation : Vincent Garenq
- Scénario : Vincent Garenq et Alexis Kebbas, en collaboration avec Mickaëlle Paty, d'après le livre Les Derniers Jours de Samuel Paty de Stéphane Simon[2]
- Musique : Nicolas Errèra[4]
- Décors : Isabelle Quillard
- Costumes : Marie-Laure Lasson
- Photographie : Renaud Chassaing
- Son : Rémi Daru, Serge Rouquairol, Jean-Paul Hurier[5]
- Montage : Aurique Delannoy
- Repérage des décors : Alexandra Maugrion
- Production : Stéphane Simon, Marion de Blaÿ, François Kraus et Denis Pineau-Valencienne[6]
- Directeur de Production : Alain Monne
- Coproduction : Cloé Garbay et Bastien Sirodot
- Sociétés de production : Les Films du kiosque et Outside Films, en coproduction avec France 3, UGC et UMedia
- Société de distribution : UGC[7]
- Budget : 5,5 millions d'euros[8]
- Pays de production :
France - Langue originale : français
- Format : couleur
- Genre : drame[7]
- Durée : 100 minutes[7]
- Date de sortie :
Distribution
Le personnel du collège
- Antoine Reinartz[1] : Samuel Paty
- Emmanuelle Bercot[1] : Victoire Lanion, la principale
- Mounira Barbouch[12] : Malika, la principale adjointe
- Marie-Sohna Condé[12] : Firmine, la gardienne
- Barbara Bolotner[12] : Colette, la secrétaire
- Alexandre Blazy[12] : Alain, professeur
- Emmanuel Lemire[12] : Bernard, professeur
- Jean-Michel Lahmi[12] : Guislain, professeur
- Émilie Pierson[12] : Véronique, professeure
- Pascale Mariani[12] : Isabelle, professeure
Les autres adultes
- Nedjim Bouizzoul[2] : Kader Saidi
- Azize Kabouche[7] : Tahar Amara
- Éric Génovèse[12] : le référent laïcité
- François Pérache[12] : le directeur académique adjoint
- Mehdi Djaadi[13] : un ami de Samuel Paty
- Ahlam Slama[14] : la mère de Marwan
- Milena Sansonetti[15] : la fille de Tahar Amara
- Sandy Lewis-Godefroy[réf. nécessaire] : la mère de Bachira Saidi
- Waku Malanda : l'officier de police municipale
Les élèves
- Emma Boumali[2] : Bachira Saidi
- Diamadoua Sissoko[12] : Omar
- Sarah Chebihi[réf. nécessaire] : Alma
- Esteban Hernandez Sanchez[réf. nécessaire] : Marwan
- Jill Dogit-Bodros[réf. nécessaire] : Sakina
- Preston Nkounkou[réf. nécessaire] : Drissou
- Aniss Amakkassou[réf. nécessaire] : Adam
- Ayoub Bakhakh[réf. nécessaire] : Bilal
- Camille Levy Brito-Mendes[12] : Thomas
Production
Genèse
Le , la société de distribution, UGC, dévoile la bande-annonce et l'affiche[2], annonçant dans un communiqué la prochaine sortie d'un film, intitulé L'Abandon, sous la réalisation de Vincent Garenq, sur les onze derniers jours de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, assassiné par arme blanche et décapité peu après être sorti de son collège de Conflans-Sainte-Honorine le [1].
Le scénario est écrit par Vincent Garenq et Alexis Kebbas, en collaboration avec une des sœurs de Samuel Paty, Mickaëlle Paty, s’inspirant librement du livre-enquête, Les Derniers Jours de Samuel Paty, du journaliste Stéphane Simon, publié en 2023[2].
La société de distribution précise également que le film ayant été tourné dans le plus grand secret[2], la sortie du film est annoncée quelques heures après le verdict du procès en appel de Paty concernant les quatre hommes impliqués dans l’assassinat : « Nous avons choisi de ne pas communiquer pour donner la priorité à la justice et au procès en appel. Le verdict ayant été rendu, nous espérons que ce film prendra le relais, pour que l’histoire de Samuel Paty ne tombe pas dans l’oubli »[1].
Attribution des rôles
Début , Antoine Reinartz — qui a obtenu le César du meilleur acteur dans un second rôle pour 120 Battements par minute en 2018 — est annoncé dans le rôle principal, celui de Samuel Paty, aux côtés de l'actrice Emmanuelle Bercot[1], ainsi que Nedjim Bouizzoul et Emma Boumali[2].
Le réalisateur n'a pas cherché une ressemblance physique entre les acteurs et les personnes qu'ils incarnent, il ne veut pas tourner une copie de la réalité, mais être le plus près possible des faits[16].
Tournage
Le tournage débute le à Noisy-le-Roi, dans les Yvelines, jusqu'au suivant[17].
Musique
La musique est composée par Nicolas Errèra, qui retrouve Vincent Garenq après son film Au nom de ma fille (2016), les mini-séries Le Mensonge (2020) et Tout pour Agnès (2024)[4].
Accueil
Festival et sortie
Le , L'Abandon est sélectionné hors compétition au Festival de Cannes[3],[18].
Le , UGC confirme la date de sortie nationale : le , jour de sa projection au Festival de Cannes[9],[10].
Le film ressort en salles le afin de permettre aux professeurs d’y emmener leurs élèves. Un matériel pédagogique est mis à la disponibilité des enseignants[11].
Accueil critique
L'Abandon reçoit dans l'ensemble des critiques de presse positives. Pour La Croix, le film « retrace avec clarté et sobriété l’engrenage qui a conduit à la mort de Samuel Paty » et L'Obs y voit un « beau film rigoureux et tenu sur un membre d’une profession qui tente au quotidien de tenir coûte que coûte la promesse républicaine » et Le Point un « film sobre, remarquable, précis et d’une réelle intensité dramatique »[19].
Libération souligne « la justesse du film » globalement, car il « dissèque avec précision l’engrenage mortifère qui a conduit à l’assassinat » malgré quelques « omissions » sur « l’attitude des profs », en citant une enseignante de français au collège du Bois-d’Aulne, qui indique que Samuel Paty a bénéficié d'un « soutien personnel globalement » de la part de ses collègues[20], en rappelant qu'ils étaient « au moins quatre à l’emmener au collège le matin et à le ramener chez lui le soir », leurs messages de soutien ayant « abreuvé la boîte mail » de la victime le week-end précédant le drame[20]. Pour le journal, le film « montre à quel point ne s’accordent jamais le temps des processus réglementaires et celui des vitupérations malveillantes sur Internet », où « la rumeur, la calomnie, les fake news vont plus vite que les débats mesurés »[21]. Toujours pour Libération, le corps enseignant apparaît dans le film « comme rapidement dépossédé de toute capacité d’intervenir efficacement » par les interventions des administrations départementales[21].
Alexandre Devecchio dans Le Figaro Magazine estime que le film « met au jour les conséquences d’un antiracisme dévoyé » et « montre comment la manipulation de ce prétendu racisme [l’islamophobie, ndlr] permet d’attiser la haine de la France et dresser une partie des musulmans contre celle-ci, avec la complicité d’idiots utiles »[21].
Pour Le Monde, le film de Vincent Garenq « s’attache à retracer, le plus fidèlement possible, la série de mensonges et de manquements qui ont conduit à la mort », notamment ceux de « la gendarmerie et la mairie, qui ne prennent aucune mesure préventive de protection »[22].
L'Humanité en fait également une critique favorable, tempérée par le regret que ce « film, implacable et glaçant, laisse néanmoins un sentiment de malaise, laissant craindre des risques de stigmatisation[De qui ?] »[23].
Beaucoup plus sévère, Écran Large, juge que c'est un « téléfilm trop scolaire » qui « manque d’un véritable point de vue de cinéma »[19],[24].
Box-office
Distinctions
Sélection
- Festival de Cannes 2026 : sélection officielle, hors compétition[3]