L'Alcoran de Mahomet

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Traduction française du Coran (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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L’Alcoran de Mahomet
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648Voir et modifier les données sur Wikidata

L'Alcoran de Mahomet translaté d'arabe en françois est une traduction du Coran en français, réalisée par André Du Ryer, et éditée en par Antoine de Sommaville.

C'est la première traduction du Coran dans une langue vernaculaire d'Europe (c'est-à-dire en excluant le latin), et en particulier la première traduction en français[1]. C'est également l'une des premières traductions du Coran en Occident, après les traductions latines du XIIe siècle : celle commandée par l'abbé de Cluny, Pierre le Vénérable (Lex Mahumet pseudoprophete), et celle de Marc de Tolède (en). Dès l'édition de , le texte de la traduction est précédé d'une adresse « au lecteur » et d'un « sommaire de la religion des Turcs ».

Traduction de L'Alcoran de Mahomet en anglais par Alexander Ross (en) ().

Bien que le chancelier de France, Pierre Séguier, ait accordé son privilège à L'Alcoran de Mahomet, le Conseil de conscience, sous l’influence de Vincent de Paul, interdit l’ouvrage ; mais cette censure n'empêche pas sa diffusion[2].

Réédité à de nombreuses reprises à partir de et jusqu'en [3], L'Alcoran de Mahomet sert de base à des traductions en anglais en par Alexander Ross (en)[4] (quoique cette attribution à Alexander Ross soit contestée[5]), en néerlandais en par Jan Hendriksz Glazemaker (en)[6], en allemand en , et en russe en [2].

La traduction en hollandais est rééditée en accompagnée de six gravures de Casper Luyken (en), ce qui en fait la première édition illustrée du Coran[6].

Néanmoins, à mesure que la connaissance de l'islam progresse en Occident, la version de Du Ryer est de plus en plus datée. Une édition en français de , chez Arkstée et Merkus à Amsterdam et Leipzig, tente d'y remédier en incluant un « Discours préliminaire », traduction du Preliminary Discourse que George Sale avait placé en en tête de sa traduction en anglais du Coran[1],[7]. Une édition de , chez le même éditeur, ajoute un extrait des Observations sur la religion, les lois, le gouvernement et les mœurs des Turcs écrites en par James Porter, ambassadeur britannique à Istanbul[7]. Cela n'est toutefois pas suffisant, et L'Alcoran est définitivement obsolète en quand Claude-Étienne Savary publie la deuxième traduction du Coran en français[1].

Contenu

Références

Voir aussi

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