L'Anti-radical de la Mayenne, Organe des intérêts religieux, sociaux, agricoles et industriels de Laval et du département... était un hebdomadaire local français, qui a été publié de à à Laval avec un rayonnement principalement dans le département de la Mayenne.
Tresvaux écrit avec une virulance qui lui a valu plusieurs mois de prison[2]. En , il reprend les passages les plus outrageants d'un article du Clairon sous la signature de Simon Boubée, intitulé: Grévy l'Iconoclaste, dans lequel le président de la République est traité de «complice de l'assassin Alibaud», de «goujat», «voyou», «gredin arraché des bancs de la police correctionnelle pour être placé à l’Élysée», etc. Défendu par Adrien Robinet de Cléry, il est condamné pour ceci à 3 mois de prison ferme et à une amende[3].
Le journal est dans l'expression de l'antisémitisme le plus virulent[4]: par exemple, le , il publie à la première page un article furibond contre les Juifs, la Juiverie, le culte du Veau d'or, etc.
Tresvaux cesse[2] la publication du journal en 1886 avec un encadré de noir pour les funérailles de Jules-Denis Le Hardy du Marais. Il termine son dernier article nommé Reconnaissance par: Vive l'Église! Vive Léon XIII! Vive la France!.
Merci d’abord aux vrais amis, qui sont venus nous visiter, pendant les 92 longs jours de prison à Sainte-Pélagie (dont nous sortions, il y a eu mercredi dernier, 23 juin, quatre ans), adoucir et même souvent changer en joie les amertumes de la détention. Merci aux cœurs généreux oui, sachant à quelles dépenses nous étions entraîné, nous ont apporté leux obole pour les alléger, ...
Notes et références
↑Maurice Briollet, Les zouaves pontificaux. Madiot, 1963-1969, p. 232.