Louis Alibaud

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Louis Alibaud
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Louis Alibaud est un militant républicain français, né à Nîmes le et guillotiné à Paris le pour avoir tenté d'assassiner le roi des Français Louis-Philippe.

Engagé en dans le 15e régiment d'infanterie légère, il refuse en 1830 de tirer sur les insurgés de Juillet. Il réussit à se faire réformer en . Brièvement employé au Service de la Poste dans le sud de la France, il rejoint les républicains espagnols en pour soutenir leur révolte. Il retourne aussitôt après à Paris, en novembre, afin de commettre un attentat contre Louis-Philippe. Se faisant passer pour un représentant de commerce, il se procure une canne-fusil[1].

Le à 18 h 15, il tire sur le roi à sa sortie des Tuileries. Il a choisi une invention récente, la canne-fusil, qu'il réussit à l'introduire dans le carrosse. Alors qu'elle est bien d'aplomb sur la portière, il tire à bout portant, mais rate son coup : au même moment le roi s'est penché pour saluer la garde.

Son arrestation est immédiate[2],[3], un garde réussit à l’empêcher de se suicider avec le poignard qu'il portait.

Il est incarcéré dans la prison du Luxembourg, et placé dans la cellule occupée avant lui par Giuseppe Fieschi, conspirateur comme lui[4].

Il est jugé par les Pairs de France dès le lendemain. Sur le procès-verbal de ses aveux, il fait précéder sa signature de la mention « Je n’ai qu’un seul regret, celui de n’avoir pas réussi. » Pendant son procès, lorsqu'il lui est demandé depuis combien de temps il méditait son crime, Alibaud répond : « Depuis que le roi a mis Paris en état de siège ; qu’il a voulu gouverner au lieu de régner ; depuis qu’il a fait massacrer les citoyens dans les rues de Lyon et au cloître de Saint-Merri. Son règne est un règne de sang, un règne infâme. J’ai voulu tuer le roi ».

Condamné à la peine du parricide le [5], il est guillotiné le , barrière Saint-Jacques, à 5 heures du matin afin que l’événement ne provoque pas de rassemblement républicain[6]. L'accès de la place est bloqué par le positionnement de 6 000 soldats. Lorsque la foule arrive, tout est déjà terminé.

Avant de mourir, Alibaud déclara : « Je meurs pour la liberté, pour le peuple, et pour l'extinction de la monarchie. »[7]

Le corps du supplicié fut immédiatement enseveli dans la tranchée des suppliciés du cimetière du Montparnasse à Paris.

Après sa mort

Notes et références

Annexes

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