L'Arielle

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L'Arielle, construite en 1935 au chantier Jouët de Sartrouville en banlieue parisienne, est une vedette à moteur de 13 m de long.

Ce bateau est célèbre pour avoir réalisé, en 1936, la première traversée de l'Océan Atlantique en solitaire au moteur, conduit par le peintre et navigateur Marin-Marie.

Construite en double bordé croisé (technique utilisée par le chantier Jouet pour les canots de sauvetage tous temps), très robuste, L'Arielle mesure 13 m de long et dispose d'une réserve de stabilité grâce à un arrière large, à tableau. Son avant est défendu par un pavois largement relevé et une hiloire. La timonerie est robuste, avec une face avant inclinée, équipée de vitres épaisses. Sur l'arrière, le cockpit est très petit et auto-videur, avec des dalots de gros diamètre.

Un mât très court permet éventuellement de gréer un foc et une voile aurique comme propulsion de secours, il sert surtout à l'antenne de l'émetteur radio.

Le moteur est un 4 cylindres diesel Baudouin, qui se révélera très fiable. Marin-Marie, qui est avant tout un amoureux de la voile s'obligera à faire un stage chez le constructeur, sous la direction de l'ingénieur Bochet. Il embarquera une quantité de pièces détachées de rechange mais ne rencontrera que peu de problèmes mécaniques. En régime économique de croisière, il tourne à 660 tr/min donnant 10 nœuds et 11,7 nœuds à fond.

Le problème de l'autonomie est assez facilement résolu : L'Arielle, qui pèse 17 tonnes, peut embarquer plus de 5 000 litres de mazout, répartis dans plusieurs réservoirs disposés de façon à conserver une bonne assiette au bateau au fur et à mesure de l'allègement. Lors de l'arrivée à Chausey, il restera plus d'un tiers de carburant inutilisé dans les réservoirs.

Le principal problème est de conserver le cap pendant les périodes de repos du navigateur, ce qui est beaucoup plus difficile avec un bateau à moteur qu'avec le voilier Winibelle II avec lequel Marin-Marie a traversé l'Atlantique d'est en ouest en 1933. Ce type de voilier à quille longue est en effet très stable sur sa route, sauf au vent arrière où Marin-Marie avait imaginé un système de trinquettes jumelles reliées au gouvernail qui maintenait parfaitement le cap une fois réglées.

L'Arielle est donc équipée de deux safrans de gouvernail : le premier, relié à la barre à roue, est monté classiquement dans le prolongement de la quille, derrière l'hélice et le second, plus petit sur le tableau arrière est destiné au pilote automatique, élément clé de la réussite de l'entreprise[1].

Pilotes automatiques

Traversée

Notes et références

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