L'Inconnu de la Grande Arche
film réalisé par Stéphane Demoustier
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L'Inconnu de la Grande Arche est un film français écrit et réalisé par Stéphane Demoustier, sorti en 2025.
Sidse Babett Knudsen
Xavier Dolan
Swann Arlaud
Michel Fau
| Réalisation | Stéphane Demoustier |
|---|---|
| Scénario | Stéphane Demoustier |
| Musique | Olivier Marguerit |
| Acteurs principaux |
Claes Bang Sidse Babett Knudsen Xavier Dolan Swann Arlaud Michel Fau |
| Sociétés de production | Ex Nihilo |
| Pays de production |
|
| Genre | drame |
| Durée | 106 minutes |
| Sortie | 2025 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Il s'agit de l'adaptation du roman La Grande Arche (2016) de Laurence Cossé, inspiré de l'histoire vraie de la construction de l'arche de la Défense par l'architecte danois Johan Otto von Spreckelsen.
Le film est présenté dans la sélection Un certain regard lors du festival de Cannes 2025.
Synopsis

L'architecte danois Johan Otto von Spreckelsen (1929-1987) est l'inconnu de la Grande Arche. Lauréat en 1983 du concours international d'architecture lancé par le président français François Mitterrand, Otto von Spreckelsen va réaliser la Grande Arche. Lors de la construction de l'édifice, l'architecte est confronté aux contraintes administratives françaises, aux enjeux économiques et tensions politiques de l'époque, ainsi qu'aux protagonistes qui gravitent autour du chantier.
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre original : L'Inconnu de la Grande Arche
- Réalisation : Stéphane Demoustier
- Scénario : Stéphane Demoustier, d'après le roman La Grande Arche de Laurence Cossé
- Musique : Olivier Marguerit
- Décors : Catherine Cosme
- Costumes : Camille Rabineau
- Photographie : David Chambille
- Son : Julien Sicart Tan-Ham, Sarah Lelu, Eddie Simonsen, Johannes Rasmus Rose
- Montage : Damien Maestraggi
- Effets visuels : Lise Fischer
- Production : Muriel Meynard
- Sociétés de production : Ex Nihilo, avec Zentropa, France 3 Cinéma, Le Pacte et 4 SOFICA
- Sociétés de distribution : Le Pacte (France)[1], Camera Film (Danemark)
- Budget : 6,5 millions d'euros[2]
- Pays de production :
France (100 %)[3] - Langues originales : français, danois, anglais et italien
- Format : couleur — 1,37:1
- Genre : drame
- Durée : 106 minutes
- Dates de sortie :
- France : (Festival de Cannes 2025) ; (en salles)[1]
Distribution
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- Claes Bang : Johan Otto von Spreckelsen
- Sidse Babett Knudsen : Liv von Spreckelsen
- Xavier Dolan : Jean-Louis Subileau (Jean-Louis Subilon dans le film)
- Swann Arlaud : Paul Andreu
- Michel Fau : François Mitterrand
- Micha Lescot : Leloup
- Villbjørk Malling Agger : l'étudiante en architecture
- Cédric Appietto : Tavelli le grutier
- François Raison : l'huissier
- Olivier Marguerit : Jean Dewasne
- Jean des Forêts : Alain Juppé
- Ilaria Cabras : la fille du marbrier
- Alessandro Bressanello : le marbrier
- Patrick Sobelman : Saint-Germain
- Axelle Bossard : la secrétaire de Subilon
- Jiang Hong Chen : Ieoh Ming Pei
- Benjamin Cléry : le gardien
- Guillaume Foresti
- Cécile Ducrocq
Production
Genèse
En 2016, Laurence Cossé publie le roman La Grande Arche[4]. Stéphane Demoustier est à cette période réalisateur de films d'architecture. Il prend connaissance du roman, y découvre Johan Otto von Spreckelsen et réalise qu'un film pourrait en être adapté, mais les droits d'adaptation sont déjà acquis[5]. Plusieurs années passent et la productrice Muriel Meynard informe le réalisateur que les droits sont disponibles pour une adaptation.
Scénario
Stéphane Demoustier écrit le scénario du film, adapté du roman La Grande Arche de Laurence Cossé[6], publié en 2016 chez Gallimard[4]. Le réalisateur utilise le livre comme une « base de données » documentaire pour écrire[5]. Il développe une dramaturgie[5]. Le personnage de l'épouse de l'architecte est notamment fictif[4].
Le personnage de Jean-Louis Subilon est également fictif[4], bien qu'étant grandement inspiré de Jean-Louis Subileau qui était à l'époque « directeur de la mission de coordination des grands projets d'architecture de la présidence puis directeur général de [...] Tête Défense maître d'ouvrage de la Grande Arche de 1986 à 1991 », indique Le Parisien[7]. Jean-Louis Subilon est également inspiré du président de la société d'économie mixte Tête Défense Robert Lion et d'Yves Dauge qui était coordonnateur des grands projets de l'époque[8].
Choix des interprètes
Dès l'écriture du scénario, Stéphane Demoustier « rêve » de Michel Fau pour le rôle de François Mitterrand[5]. L'acteur a déjà tourné dans son précédent long métrage Borgo, sorti en 2023.
Attribution des rôles
En , l'acteur danois Lars Mikkelsen et l'acteur français François Cluzet sont annoncés par Screen Daily comme ayant signé pour jouer respectivement, Johan Otto von Spreckelsen et le président François Mitterrand. Il est également annoncé que Sidse Babett Knudsen, Vincent Macaigne et Swann Arlaud vont jouer dans le film[9].
En , le début du tournage est annoncé, avec l'acteur danois Claes Bang, Sidse Babett Knudsen, Michel Fau, Swann Arlaud et Xavier Dolan dans les rôles principaux[6].
Tournage
Les prises de vues ont lieu du au en Île-de-France, au Danemark et en Italie[6]. Des scènes sont tournées au palais de l'Élysée, au Louvre et dans les carrières de marbre de Carrare[2]. Le décor du chantier de l'Arche en construction est reconstitué dans le backlot des TSF Studios 77 en Seine-et-Marne[10],[11]. Des prises de vues ont également lieu sur les Champs-Élysées, immobilisés un dimanche matin pendant trois heures afin d'y faire circuler des véhicules d'époque[2],[12].
Le film est cadré en format carré[13] (1,37[14]). Dans sa critique du film, le journaliste des Échos Adrien Gombeaud indique à propos du cadre carré : « chaque plan devient ainsi une petite grande arche »[15].
Musique
La bande originale du film est composée par Olivier Marguerit. Stéphane Demoustier et Olivier Marguerit se rencontrent pendant la réalisation de la série Cimetière indien, où Stéphane Demoustier est réalisateur et Olivier Marguerit compose la musique[16].
Postproduction
Afin d'éviter de reconstruire grandeur nature le chantier de la Grande Arche, des photos d'archives datant de la construction de l'édifice sont animées via des effets visuels (VFX)[4]. Les acteurs étant intégrés dans les archives animées. Plus d'une centaine de plans avec effets visuels sont supervisés par Lise Fischer[17].
Accueil
Promotion
En , Le Pacte dévoile deux images inédites du film[18].
Une première bande-annonce est dévoilée début [19] et une seconde est mise en ligne fin [13].
Sortie
En , le film est présenté dans la sélection Un certain regard lors du festival de Cannes.
Fin , le film est dans la sélection Les Flamboyants du festival du film francophone d'Angoulême[13].
Il sort dans les salles en France le [1].
Box-office
En 11 semaines d'exploitation du au , le film cumule 264 575 entrées[20].
Accueil critique
Samuel Douhaire, de Télérama, qualifie le film de « reconstitution palpitante au casting impeccable » et apprécie les « dialogues prenants »[21].
Selon Jean-Baptiste Morain, des Inrockuptibles,
« le film oscille sans cesse entre la comédie de mœurs politique et le drame, dans l'opposition, jamais bête, toujours mesurée, entre la contradiction de l'esprit mesquin de l'administration française et les rêves de grandeur de politique d'un côté, et de l'autre la solitude d'un artiste qui n'a rien d'autre à vendre que son art. Sans génie, mais avec rigueur, Stéphane Demoustier réussit une comédie dramatique sarcastique sur les grandeurs et les petitesses de ce pays étrange qui est le nôtre[22]. »
Michaël Mélinard, de L'Humanité, trouve qu'« autour d’un scénario bien construit et d’acteurs impeccables, le cinéaste signe un film intelligent avec une belle reconstitution de l’époque » mais précise que le film « manque tout de même un peu d’ampleur dans la mise en scène pour ce cinéaste qui s’est formé en autodidacte en réalisant des films institutionnels. » Il souligne l'humour présent dans le film qui « tire ce long métrage vers le haut[23]. »
Adrien Gombeaud, dans Les Échos, écrit :
« Stéphane Demoustier […] signe l'un des films les plus aboutis que l'on ait vu en ce début de festival. Le projet obéit en effet lui-même à une rigoureuse logique géométrique, jouant sur l'étroitesse du cadre carré de l'image et l'horizon qui s'enfuit dans la profondeur de champ. Chaque plan devient ainsi une petite grande arche[15]. »
Boris Bastide, du Monde, décrit un film « un brin austère avec sa mise en scène attentive à la géométrie des espaces et son sérieux » et évoque « un casting hétéroclite convaincant »[24].
Distinctions
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Récompenses
- César 2026 :
- Meilleurs effets visuels pour Lise Fischer
- Meilleurs décors pour Catherine Cosme
- Lumières 2026 : Meilleur scénario
Nominations
- César 2026[25] :
- Meilleure réalisation
- Meilleur acteur pour Claes Bang
- Meilleur acteur dans un second rôle pour Swann Arlaud
- Meilleur acteur dans un second rôle pour Xavier Dolan
- Meilleur acteur dans un second rôle pour Michel Fau
- Meilleure adaptation