L'Orient est rouge
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L'Orient est rouge (chinois : 东方红, pinyin : Dōngfāng Hóng) est un chant écrit en 1942, qui fut de facto l'hymne de la république populaire de Chine durant la révolution culturelle. Ce chant fait partie du culte de la personnalité de Mao Zedong[1].
Les paroles en furent attribuées à Li Youyuan (李有源), paysan du nord du Shaanxi[2] (Shanbei). L'air provient d'une chanson traditionnelle locale. L'inspiration lui serait venue après avoir vu le soleil se lever au matin d'un jour ensoleillé. Des haut-parleurs diffusaient le chant de l'aube au crépuscule dans chaque ville et village. Un spectacle télévisé commençait habituellement par L'Orient est rouge et finissait par L'Internationale. Les étudiants devaient le chanter ensemble au début du premier cours de chaque journée. À cette époque, Tian Han, auteur de l'hymne officiel La Marche des Volontaires, était emprisonné si bien que le chant n'était pas utilisé. La mélodie fut plus tard incorporée au Concerto pour piano du fleuve Jaune composé en 1969 par Yin Chengzhong. Le concerto se fondait sur la Cantate du fleuve Jaune de Xian Xinghai. Du fait de son lien avec la révolution culturelle, le chant fut rarement chanté après l'accession au pouvoir de Deng Xiaoping à la fin des années 1970.
En 1970, le premier satellite chinois, Dong Fang Hong 1 (东方红一号), comprenait un enregistrement de cette chanson[3].
De nos jours, le chant apparaît comme un reliquat du culte de la personnalité associé à Mao et a été largement remplacé par une version corrigée de la Marche des Volontaires qui, elle, n'évoque ni le Parti communiste ni Mao.