LKB1
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La LKB1 (« Liver kinase B1 » ou kinase hépatique B1) est une enzyme de type kinase, c'est-à-dire capable de phosphoryler d'autres protéines cibles.
La protéine LKB1 est codée par le gène LKB1, aussi nommé STK11 pour "Sérine-Thréonine Kinase 11".
LKB1 est une sérine/thréonine kinase présente chez toutes les cellules eucaryotes. Elle est exprimée ubiquitairement et préférentiellement au niveau des villosités épithéliales du petit intestin.
Elle a été identifiée en 1998 comme étant l'un des premiers gène suppresseur de tumeurs[5]. Les mutations de cette protéine ont été associées à la majorité des cas de syndrome de Peutz-Jeghers. Le premier cas clinique de cette maladie a été rapporté en 1896 chez deux jumelles londoniennes, lesquelles présentaient une pigmentation caractéristique de la muqueuse orale. On rapporte par la suite que l'une d'elles est décédée à l'âge de 20 ans d'une pseudo-obstruction intestinal alors que l'autre a développé cancer du sein, succombant à l'âge de 52 ans. Ce n'est qu'en 1954 que le nom de syndrome Peutz-Jeghers a été octroyé à cette maladie, par un clinicien reconnaissant le travail de ses prédécesseurs Peutz et Jaghers qui en avaient clairement identifié les symptômes[6].
Définition
Le gène LKB1/STK11 se retrouve sur le chromosome 19 humain à la position 13.3. La séquence, d’une longueur totale de 23 kb, est constituée de 10 exons dont 9 sont codants. La protéine chez l'homme est composée de 433 acides aminés. La région catalytique (domaine protéine-kinase) se retrouve entre les acides aminés 44 et 309. Fait intéressant, les régions non catalytiques C-Terminale et N-Terminale n'ont pas d'analogie avec d'autres kinases de ce genre et n'ont pas non plus de domaine fonctionnel identifiable[7]. Peutz-Jeghers syndrome protein

