La Bataille entre les Amazones et les Grecs

From Wikipedia, the free encyclopedia

Type
Dimensions(H × L)
89 × 115 cm
La Bataille entre les Amazones et les Grecs
Artiste
Date
Type
Dimensions (H × L)
89 × 115 cm
Propriétaire
No d’inventaire
RF 2009-10
Localisation

La Bataille entre les Amazones et les Grecs est un tableau de Claude Deruet, peintre français du XVIIe siècle. L'œuvre est exposée au Musée du Louvre, à Paris.

La présence sur la toile, au milieu du montant droit du pont, des armoiries de Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, indique que la toile lui était probablement destinée[1]. À la suite d'un don d'Hélèna et Guy Motais de Narbonne en 2009, le tableau est accroché au Musée du Louvre où il est le premier tableau de l'artiste entrant dans les collections[1].

Le sujet

Le thème de l'amazonomachie, ou combat des Grecs contre les Amazones, est fréquent dans l'art grec. Généralement les grecs en sont les vainqueurs. Ici, ce sont les Amazones, femmes guerrières, popularisées par les grands récits antiques et les poèmes du Tasse et d’Aristote, qui remportent la victoire sur les Grecs. Ce thème est fréquent en Europe à l'époque: il s'agit, à travers une mythologie guerrière, de glorifier l'héroïne téméraire et la cavalière hardie qui enhardissent la littérature romanesque et théâtrale[2]. Deruet a utilisé ce thème à plusieurs reprises, notamment vers 1619 (suite de quatre toiles aujourd'hui au Musée des beaux-arts de Strasbourg) puis vers 1627-1630 (suite de quatre toiles, deux aujourd'hui au musée Jeanne d'Abonville de La Fère, deux au Metropolitan Museum of Art de New York)[2]:

On notera aussi les œuvres aujourd'hui au Musée lorrain de Nancy :

La composition

La bataille se déroule sur un pont ; au centre, un cheval renversé tombe la tête la première dans la cascade. Sur la gauche, les Amazones ont remporté la victoire sur les Grecs : elles sont en formation de parade, et non plus de baraille, portant haut leur étendard. Dans les flots, des cavaliers sauvés de la noyade rejoignent leurs compagnons abrités sous les arches du pont. Au-dessus d’eux, une mêlée confuse, rythmée par les lances, laisse entrevoir les hommes piétinés et transpercés, les yeux exorbités des montures, la violence des corps à corps[4].Vive, multipliant les personnages (multiplication qui conditionnait et augmentait son prix), l’œuvre était propre à séduire un amateur érudit et fortuné[4].

Le style

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI