La Bouverie
section de Frameries, Belgique
From Wikipedia, the free encyclopedia
La Bouverie est une section de la commune belge de Frameries, située en Région wallonne dans la province de Hainaut.
| La Bouverie | |||||
Le Fond Touijen. | |||||
Héraldique |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Mons | ||||
| Commune | Frameries | ||||
| Code postal | 7080 | ||||
| Code INS | 53028C | ||||
| Zone téléphonique | 065 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Bouverisois(e) ou bouverisous (en borain) | ||||
| Population | 7 049 hab. (1/1/2025[1].) | ||||
| Densité | 2 381 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 24′ 29″ nord, 3° 52′ 39″ est | ||||
| Superficie | 296 ha = 2,96 km2 | ||||
| Localisation | |||||
Localisation de La Bouverie au sein de Frameries | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : Hainaut
| |||||
| modifier |
|||||
C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
À La Bouverie, la langue française est parlée, ainsi qu'une variante du picard, le borain.
Géographie
Étymologie
Voilà une terminologie qui n’est pas difficile à déterminer. Le mot est latin et roman Bovaria, Bouverie ou Boverie signifie tout simplement l’habitation des bœufs et par extension la métairie.
La Bouverie n’est pas une commune bien ancienne. Elle date de 1845, époque à laquelle le hameau fut détaché de Frameries et érigé en commune. Située en bordure de grands pacages forestiers, La Bouverie n’était, au début, qu'une partie de Frameries sur laquelle on élevait des bœufs.
En vérité, ce nom ne devrait pas s’appliquer à toute la commune de La Bouverie, mais exclusivement à une partie vallonnée où, sous la garde des bouviers du châtelain de l’Harbée, les troupeaux de bovins broutaient l’herbe indispensable à leur alimentation.
Évolution démographique

- Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre[2].
Histoire
Il y a peu de faits notoires dans son passé. On parle pourtant d’un conflit qui s’éleva aux XVIe XVI et XVIIe siècles au sujet de la haute justice entre le comte de Hainaut et le chapitre de Sainte-Waudru. Finalement, un arrêt du Conseil souverain, datant de 1726, l’adjugea au premier.
On relate aussi que l’on trouvait jadis sur le territoire de La Bouverie, une seigneurie ou fief de Lambrechies (habitation de Lambert ou Lambrecht) dont les fondateurs cités dès le XIIe siècle possédaient toute justice. Un vestige est demeuré à ce nom : le titre d’une houillère de triste renommée.
Dans le cadre de l’histoire et de la géographie de La Bouverie, il faut préciser que plusieurs lieux-dits proviennent de nom de ruisseaux qui la traversent : le Rieu du Cœur, le ruisseau de Champré, celui de l’Harbée (qui a donné son nom au quartier de l’Harbaix). Il y a d’ailleurs toujours une « rue du Ruisseau » à La Bouverie.
La commune était connue pour son industrie de la chaussure, aujourd’hui disparue. C’est la « Fabrique de Théâtre », outil provincial de développement des arts de la scène, qui s'est implantée dans les locaux de l’ancienne « école de la chaussure ».
La Bouverie, à l’instar d’autres communes du Borinage, fut le point de départ de nombreuses missions protestantes à travers le monde.
La Bouverie abrite la dernière boucherie chevaline de Belgique, nombreuses au vingtième siècle dans le Borinage[3],[4].
Armoiries communale
Liste des bourgmestres de 1845 à 1977
Patrimoine et culture
Enseignement
Histoire de l’enseignement à La Bouverie Le développement de l’enseignement à La Bouverie est étroitement lié à l’essor industriel du Borinage au XIXᵉ siècle. Avec l’expansion de l’exploitation charbonnière et l’augmentation de la population ouvrière, les besoins en instruction publique se sont accrus. Des initiatives éducatives, tant communales que confessionnelles, ont alors vu le jour afin d’assurer la scolarisation des enfants de la région.
Au cours du XIXᵉ siècle, l’enseignement primaire communal s’est progressivement organisé dans la localité. Les autorités locales ont développé des infrastructures scolaires destinées à accueillir les enfants des familles de mineurs et d’ouvriers, dans un contexte marqué par la croissance démographique du bassin minier.
Parallèlement à l’enseignement officiel, l’enseignement catholique a joué un rôle important dans la formation de la jeunesse locale. L’École fondamentale Sainte-Marie constitue l’un des établissements historiques de la commune. Elle s’inscrit dans le développement du réseau d’enseignement catholique qui s’est implanté dans l’ensemble du Borinage au XIXᵉ siècle.
L’histoire scolaire de La Bouverie s’inscrit également dans celle de l’entité de Frameries. En 1842, les Frères des Écoles chrétiennes s’établissent à Frameries et participent au développement de l’enseignement confessionnel. Deux ans plus tard, en 1844, est fondé l’Institut Saint-Joseph, qui deviendra un établissement important de la région.
La Bouverie possède également un passé lié à l’enseignement professionnel. L’industrie de la chaussure, qui a marqué l’économie locale durant plusieurs décennies, a favorisé le développement de formations spécialisées destinées aux métiers de la cordonnerie et de la fabrication de chaussures.
Sources
- OpenEdition Books – Protestantisme et instruction dans le Borinage au XIXᵉ siècle
- École fondamentale Sainte-Marie – Présentation de l'établissement
- Institut Saint‑Joseph Frameries – Historique
- Wikipedia – La Bouverie
Économie
Vie associative
Personnalités notables
- Norbert Ghisoland (1878-1939), photographe, né à La Bouverie.
- Ovide Dieu (1883-1950), poète de renom. Une rue porte son nom à La Bouverie.
- Laura Laune (1986-…), humoriste et chanteuse, originaire de La Bouverie, née à St-Ghislain.
