La Brigade de fer
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| La Brigade de fer | |
| Pays | |
|---|---|
| Zone de diffusion | Est de la France |
| Langue | Français |
| Périodicité | Hebdomadaire |
| Date de fondation | 1904 |
| Date du dernier numéro | 1914 |
| Directeur de publication | Hubert Bailly |
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La Brigade de fer, organe du nationalisme intégral, est un journal hebdomadaire français, de tendance nationaliste et antisémite, diffusé dans plusieurs départements de l'Est de la France entre 1904 et 1914[1].
Fondé le (date de parution du premier numéro) à Vesoul par le journaliste vosgien Hubert Bailly, La Brigade de fer, tient son siège au 40 rue du Breuil[2],[3]. Apparenté à l'Action française, cet hebdomadaire est également ouvertement antisémite. Le journal voit le jour pendant l'une des principales affaires judiciaires françaises, l'affaire Dreyfus (1894-1906), durant laquelle le pays, divisé entre dreyfusard et anti-dreyfusard, connait un climat particulièrement tendu[4].
L'hebdomadaire se réclame du nationalisme intégral, doctrine théorisée par l'écrivain d'extrême droite Charles Maurras pronant notamment un retour à la monarchie ou à la royauté et à la mise en place d'une régime autoritaire[5]. Le journal intègre même la mention organe du nationalisme intégral directement sur ces premières de couverture[6].
Le journal, paraissant d'abord en Haute-Saône, est rapidement diffusé dans d'autres départements au cours des années 1900 (Doubs, Jura, Vosges, Côte-d'Or, Haute-Marne), tous situés dans la partie Est/centre-Est de la France.
La Brigade de fer disparaît le , six jours après la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France[7],[8].