Construite par le gouvernement colombien pour héberger Pablo Escobar entre 1991 et 1992, suivant les conditions de détention dictées par le trafiquant de drogue, elle héberge aujourd'hui un monastère bénédictin.
La prison est construite en tenant compte des spécifications imposées par Pablo Escobar, à la tête du cartel de Medellín, à la suite d'un accord passé en 1991 avec le gouvernement colombien. Il est convenu qu'Escobar se soumettrait aux autorités et subirait une peine de 5 ans maximum à condition que le gouvernement colombien ne l'extrade pas aux États-Unis. En plus d'avoir conçu sa prison, Escobar a le droit de choisir ses propres gardes. Il aurait choisi ceux qu'il jugeait les plus loyaux, et la prison a été conçue pour protéger Escobar des tentatives de meurtre de ses ennemis, plutôt que pour le garder enfermé[1].
Une fois la prison terminée, elle est souvent surnommée «Hôtel Escobar» ou encore «Club Medellín», du fait de ses aménagements. Elle comporte un terrain de football, une maison de poupée géante, un bar, un jacuzzi et une cascade. Escobar y possède aussi un télescope qui lui permet d'observer la ville de Medellín en contrebas, et la résidence de sa fille lorsqu'il lui parle au téléphone[1].
Selon PBS, bien que le gouvernement est prêt à feindre d'ignorer qu'Escobar continuait son trafic de drogue, l'accord est rompu après qu'il soit soupçonné d'avoir fait torturer et tuer quatre de ses lieutenants dans la Catedral. Le gouvernement colombien décide de mettre Escobar dans une prison standard, ordre auquel Escobar refuse de se conformer. En , après un an et un mois d'incarcération, Escobar s’échappe une fois de plus, bien que l'armée nationale colombienne encercle les bâtiments. Il est dit qu'Escobar est simplement sorti par la porte de derrière[réf.souhaitée]. La chasse à l'homme qui s'ensuit mobilise une unité de 600 soldats, spécifiquement entraînés par la «Delta Force» des États-Unis, nommée «Bloc de recherche» et dirigée par le Colonel Hugo Martinez[1].