La Chapelle-Gauthier (Eure)
commune française du département de l'Eure
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La Chapelle-Gauthier est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.
| La Chapelle-Gauthier | |
La mairie. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Bernay |
| Intercommunalité | Communauté de communes Intercom Bernay Terres de Normandie |
| Maire Mandat |
Pascal Laignel 2026-2032 |
| Code postal | 27270 |
| Code commune | 27148 |
| Démographie | |
| Population municipale |
406 hab. (2023 |
| Densité | 25 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 59′ 13″ nord, 0° 27′ 47″ est |
| Altitude | Min. 144 m Max. 207 m |
| Superficie | 16,43 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Breteuil (Eure) |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
Localisation
La Chapelle-Gauthier est une commune située dans l'ouest du département de l'Eure et limitrophe de celui du Calvados. Selon l'atlas des paysages de Haute-Normandie, elle appartient à la région naturelle du Lieuvin[1]. Toutefois, l'Agreste, le service de la statistique et de la prospective du ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, la classe au sein du pays d'Auge (en tant que région agricole)[2].
Les communes limitrophes sont Broglie, La Folletière-Abenon, La Goulafrière, Saint-Aubin-du-Thenney, La Trinité-de-Réville et La Vespière-Friardel.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[5],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Côtes de la Manche orientale » et « Normandie (Cotentin, Orne) »[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 836 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bernay à 15 km à vol d'oiseau[12], est de 10,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 666,9 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , La Chapelle-Gauthier est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (93,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (64,9 %), prairies (29 %), forêts (6,1 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Histoire
Au XVIe siècle, le village de La Chapelle-Gauthier a donné son nom à la Jacquerie des gautiers un célèbre épisode des guerres de Religion.
La Jacquerie des gautiers se déroule dans le contexte des guerres de Religion, alors que la situation économique est préoccupante. Elle tire son nom du village de La Chapelle-Gauthier d'où la révolte partit en 1587, à la suite du viol d’une femme par un soldat. Les révoltés sont rejoints par les villageois des alentours et réunissent 16 000 hommes. La révolte est surtout anti-fiscale. La Ligue catholique contrôle vite la révolte, et les gentilshommes ligueurs ultra-catholiques en prennent la tête. La Ligue les envoie combattre les troupes royales de Montpensier et la plupart des Gautiers sont massacrés en 1589.
Commune accrue en 1845 de Saint-Laurent-des-Grès[22].
Politique et administration
Administration municipale
Élections de 2026
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Chapelle-Gauthier, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[23]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 4] étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze[24].
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Pascal Laignel (59,11 %), maire sortant[25], et Martine Vallée-Quigis (40,89 %). Neuf sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Pascal Laignel et deux à celle de Martine Vallée-Quigis[26]. Pascal Laignel est réélu maire le [27],[Note 5].
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[29].
En 2023, la commune comptait 406 habitants[Note 6], en évolution de +2,01 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Notre-Dame
- Église Saint-Laurent (hameau de Saint-Laurent-des-Grès)[Note 7]
Patrimoine naturel
Sites classés
- Les ifs situés dans le cimetière communal
Site classé (1929)[32] ; - L'if situé dans le cimetière Saint-Laurent
Site classé (1929)[33].
Personnalités liées à la commune
Les familles Lesage et Froville ont représenté la mairie de Saint-Laurent-des-Grès jusqu'en 1845, appelée ensuite commune de La Chapelle-Gauthier. Un vitrail offert par la famille Lesage est toujours présent dans l'église.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- La Chapelle-Gauthier sur le site de l'Institut géographique national
- La Révolte dite "Jacquerie des Gautiers"
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

