La Chapelle-Montabourlet

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La Chapelle-Montabourlet
La Chapelle-Montabourlet
L'église Saint-Barthélemy.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Intercommunalité Communauté de communes du Périgord Ribéracois
Maire
Mandat
Alfred Gonnard
2026-2032
Code postal 24320
Code commune 24110
Démographie
Gentilé Montabourletois
Population
municipale
56 hab. (2023 en évolution de −9,68 % par rapport à 2017)
Densité 9,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 39″ nord, 0° 27′ 51″ est
Altitude Min. 148 m
Max. 197 m
Superficie 5,77 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Ribérac
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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La Chapelle-Montabourlet
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La Chapelle-Montabourlet

La Chapelle-Montabourlet est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Généralités

La Chapelle-Montabourlet est une commune rurale[1] située en Ribéracois, dans le quart nord-ouest du département de la Dordogne, non loin de celui de la Charente.

À l'intersection des routes départementales (RD) 2E3 et 99, le petit bourg de La Chapelle-Montabourlet est situé, en distances orthodromiques, quinze kilomètres à l'ouest-nord-ouest de Brantôme et dix-neuf kilomètres au nord-nord-est de Ribérac.

Au nord, le territoire communal est bordé par la RD 100E2.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

Communes limitrophes

La Chapelle-Montabourlet est limitrophe de trois autres communes. Au sud-ouest, le territoire de Cherval est distant d'environ 800 mètres.

Communes limitrophes de La Chapelle-Montabourlet
Mareuil en Périgord
Gout-Rossignol La Chapelle-Montabourlet
La Tour-Blanche-Cercles

Géologie et relief

Géologie

Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. La Chapelle-Montabourlet est située dans le troisième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de calcaires hétérogènes du Crétacé[2].

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire datant du Cénozoïque et de roches sédimentaires du Mésozoïque. La formation la plus ancienne, notée c2b, date du Turonien inférieur à moyen, composée de calcaire graveleux, puis calcaires crayeux bioclastiques à rudistes passant latéralement à des calcarénites. La formation la plus récente, notée CFvs, fait partie des formations superficielles de type colluvions carbonatées de vallons secs : sable limoneux à débris calcaires et argile sableuse à débris. Le descriptif de ces couches est détaillé dans les feuilles « no 734 - Nontron » et « no 758 - Périgueux (ouest) » de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine[3],[4] et leurs notices associées[5],[6].

Carte géologique de La Chapelle-Montabourlet.

Relief et paysages

Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (m à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre 148 m et 197 m[7],[8].

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en [9]. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères[Note 1] et 14 sous-unités[10]. La commune est dans le Ribéracois, une région naturelle possédant un relief vallonné avec des altitudes moyennes comprises autour des 130-160 m, sculpté par la Dronne et ses nombreux affluents. Les paysages sont ondulés de grandes cultures dont les vastes horizons contrastent avec les paysages plus cloisonnés de la Dordogne[11],[12].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 5,77 km2[7],[13],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 5,79 km2[4].

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de la Chapelle-Montabourlet.

La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[16]. Aucun cours d'eau permanent n'est répertorié sur la commune[4],[Carte 1]. Quelques rares petits étangs parsèment le territoire communal.

Gestion et qualité des eaux

Bien qu'aucun cours d'eau ne baigne la commune, celle-ci est néanmoins couverte par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne » pour les eaux de ruissellement et les eaux souterraines. Le SAGE « Isle - Dronne », dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[17]. Ils définissent chacun sur leur territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [18].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[19]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[20]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[21] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[22]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[23],[24].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 984 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[19]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Martial-Viveyrol à 10 km à vol d'oiseau[25], est de 13,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 862,3 mm[26],[27]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,6 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , La Chapelle-Montabourlet est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[28]. Elle est située hors unité urbaine[29] et hors attraction des villes[30],[31].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (78,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (75,5 %), forêts (21,2 %), prairies (3,2 %)[32]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Prévention des risques

Le territoire de la commune de La Chapelle-Montabourlet est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité faible)[33]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[34].

La Chapelle-Montabourlet est exposée au risque de feu de forêt. L’arrêté préfectoral du fixe les conditions de pratique des incinérations et de brûlage dans un objectif de réduire le risque de départs d’incendie. À ce titre, des périodes sont déterminées : interdiction totale du au et du au , utilisation réglementée du au et du au [35]. En , un plan inter-départemental de protection des forêts contre les incendies (PidPFCI) a été adopté pour la période 2019-2029[36],[37].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983 et 1999 et par des mouvements de terrain en 1999[33].

Toponymie

En occitan, la commune porte le nom de La Chapela de Montaborlet[38].

Histoire

En 1825, la commune de La Chapelle-Montabourlet a intégré celle de Cercles lors d'une fusion. Elle est redevenue indépendante en 1877[39].

Politique et administration

Rattachements administratifs

Dès 1790, la commune de La Chapelle-Montabourlet a été rattachée au canton de La Tour Blanche qui dépendait du district de Ribérac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX () portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », la commune est rattachée au canton de Verteillac dépendant de l'arrondissement de Ribérac jusqu'en 1926, puis de l'arrondissement de Périgueux[7].

Intercommunalité

Fin 1996, La Chapelle-Montabourlet intègre dès sa création la communauté de communes du Verteillacois. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté de communes du Pays Ribéracois, renommée en 2019 communauté de communes du Périgord Ribéracois.

Administration municipale

La population de la commune étant inférieure à 100 habitants au recensement de 2023, sept conseillers municipaux ont été élus en 2026[40],[41].

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001 mars 2014 Michel Vallade SE[42] Agent SNCF
mars 2014[43] juillet 2020 Bruno Bussière SE Ingénieur
juillet 2020[44] mars 2026 Alfred Gonnard    
mars 2026[45] en cours Isabelle Brajot    

Jumelages

Panneau de jumelage du canton avec Fontanetto Po.

L'ensemble des communes du canton de Verteillac, dont fait partie La Chapelle-Montabourlet, est jumelé avec la commune italienne de Fontanetto Po depuis 1988[46].

Équipements et services publics

Justice

Dans le domaine judiciaire, La Chapelle-Montabourlet relève[47] :

Population et société

Démographie

Les habitants de La Chapelle-Montabourlet se nomment les Montabourletois[48].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[49]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[50].

En 2023, la commune comptait 56 habitants[Note 4], en évolution de −9,68 % par rapport à 2017 (Dordogne : +0,97 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1881 1886 1891 1896 1901
218206231203232253216229213
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
203193164164153155159126121
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
977279858070687062
2022 2023 - - - - - - -
5756-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[51].)
Histogramme de l'évolution démographique

Remarque

La commune de La Chapelle-Montabourlet a existé jusqu'en 1825, puis à partir de 1877. Entre ces dates, ayant fusionné avec Cercles, elle n'existait plus en tant que commune.

Économie

Emploi

En 2015[52], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent vingt-sept personnes, soit 39,7 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (quatre) a augmenté par rapport à 2010 (deux) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 16,0 %.

Établissements

Au , la commune compte sept établissements[53], dont quatre dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, deux au niveau des commerces, transports ou services, et un relatif au secteur administratif[54].

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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