La Corrida, Torero, Desplante de rodillas

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Date
Dimensions(H × L)
550 × 250 cm
Localisation
collection particulière, NC
La Corrida Desplante de rodillas[1]
Artiste
Date
Dimensions (H × L)
550 × 250 cm
Localisation
collection particulière, NC
La Corrida, Torero 1966[2]
Artiste
Date
Dimensions (H × L)
97,2 × 130,5 cm
Localisation
collection particulière, NC
Toreador 1958[3]
Artiste
Date
Dimensions (H × L)
97 × 130 cm
Localisation
collection particulière, NC
Le Torero jaune[4]
Artiste
Date
Dimensions (H × L)
81 × 116  cm
Localisation
collection particulière, NC
Torero
Artiste
Date
Dimensions (H × L)
81 × 100 cm
Localisation
collection particulière, NC
La Corrida tête de torero[5]
Artiste
Date
Dimensions (H × L)
66 × 46 cm
Localisation
collection particulière, NC

La Corrida, Torero, Desplante de rodillas est un ensemble d'huiles sur toile peintes par Bernard Buffet de 1958 à 1967. Bien que l'artiste en ait réalisé un assez grand nombre, cette partie de son œuvre reste la moins connue et la moins souvent exposée dans les rétrospectives, car les toiles appartiennent à des collections privées[6]. L'autre partie de son œuvre tauromachique, les lithographies est plus connue et répertoriée par Charles Sorlier dans le tome I du catalogue raisonné[note 1].

L' ascension du peintre a été fulgurante dans les années 1950. En 1954, il a exposé notamment la fresque Horreur de la guerre, ange de la guerre à la galerie Maurice Garnier[7], qui milite depuis 2004 pour la création d'un musée Bernard Buffet[8]. En 1958, c'est la consécration pour un artiste de trente ans, avec une rétrospective à la galerie Charpentier qui accueille plus de cent mille visiteurs, entrée payante[9]. Mais dès la fin des années 1960, Bernard Buffet connaît une chute progressive.

Le commissaire d’exposition des sculptures de l'artiste en 2012 rapporte : « Tous les gens aiment cette première période épurée. Dix ans plus tard, le monde de l’art le déteste. C’est une des plus grandes malhonnêtetés intellectuelles[10]. » Le peintre figuratif a été mis à l’index à la fin des années 1960 par André Malraux, qui ne considère que l'art abstrait[11]

Au début des années 1960, Bernard Buffet est encore en pleine gloire populaire, mais il subit déjà le mépris d'une partie de la critique qui ne voit en lui que le mondain possédant château et rolls, abonné à la couverture de Paris Match[11]. Ce que le monde de l'art français n'a jamais reproché à l'américain Andy Warhol, qui figure parmi les grandes figures mondaines, elle le reproche à Buffet et le traite avec dédain, à une époque où l'abstraction est la seule voie[11]. À tel point que la partie tauromachique de son œuvre reste pratiquement ignorée[6]. Et que encore en , l'article consacré à la présentation de la rétrospective Bernard Buffet au Musée d'art moderne de la ville de Paris ne la mentionne pas[12]. David Friend dans Vanity Fair de rappelle qu'alors Buffet est considéré comme « l'empereur nu » par le critique John Richardson[note 2] « Buffet was the emperor without clothes. Buffet was a flash in the pan, art sage John Richardson tells Foulkes[note 3], Picasso regarded Buffet as a joke[13]. »

Les œuvres

Bibliographie

Notes et références

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