La Dame en couleurs

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La Dame en couleurs
Réalisation Claude Jutra
Scénario Claude Jutra
Louise Rinfret
Acteurs principaux Charlotte Laurier
Gilles Renaud
Paule Baillargeon
Ginette Boivin
Lisette Dufour
Sociétés de production Les Productions Pierre Lamy
Pays de production Drapeau du Canada Canada
Genre Drame
Durée 112 minutes
Sortie 1985

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

La Dame en couleurs est le dernier long métrage du cinéastre québécois Claude Jutra produit en 1985. Le film fut un échec commercial[1].

Des enfants ont été enfermés dans un énorme hôpital psychiatrique. Ils n’étaient pas malades. Ils étaient sans parents comme les orphelins de Duplessis. À l’intérieur des murs de l’hôpital, au sous-sol, dans un lieu secret accessible par une enfilade de tunnels, ils ont créé une société parallèle. Ils ont leurs règles, leurs coutumes, leurs rites. Agnès, malgré son jeune âge, dirige cette société de l’ombre. À la suite de la disparition d’un enfant malade et mourant, l’hôpital soupçonne les enfants. Entre leur société et celle de l’hôpital psychiatrique c’est le conflit. On va explorer le sous-sol, chercher les enfants, les arracher à leur monde qui sera anéanti.

Fiche technique

Distribution

Autour du film

C'est le film qui clôt la carrière de Claude Jutra. Après le succès de Mon oncle Antoine (1971)[2], Claude Jutra avait connu deux échecs relatifs avec l'ambitieux drame Kamouraska (1973)[3] et la comédie de moeurs Pour le meilleur et pour le pire (1975). La suite de sa carrière se déroule en anglais (le téléfilm Dreamspeaker, le film By Design). La Dame en couleur est ainsi le premier film que Jutra tourne au Québec, et en français, depuis 1975.

On retrouve, dans un petit rôle, l'actrice Johanne Harrelle, tête d'affiche de À tout prendre, un des films les plus célèbres de Claude Jutra, datant de 1963. On retrouve aussi Charlotte Laurier, dans son premier grand rôle au cinéma après Les Bons Débarras, ainsi qu'un très jeune Guillaume Lemay-Thivierge.

Le film est présenté lors des Rendez-vous du cinéma Québécois avant de prendre l'affiche en . Le film est également présenté au Festival du film de Moscou en juin de la même année.

Au moment du tournage de La Dame en couleurs (été et automne 1983), Jutra souffre déjà de pertes de mémoire causées par la maladie d'Alzheimer, maladie qui le conduira à s'enlever la vie à l'automne 1986.

Accueil critique

Manon Péclet, de l'hebdomadaire Dimanche-Matin, voit dans La Dame en couleur un film qui « sort des sentiers battus et rabattus. » Elle ajoute que malgré « quelques longueurs, La Dame en couleurs est un film attachant du début a la fin. »

Francine Laurendeau, du quotidien Le Devoir, estime aussi qu'il y a « quelques flottements dans le déroulement du scénario », mais que « La Dame en couleur est un film où on a le plaisir de retrouver Claude Jutra à son meilleur. »

Luc Perreault, du journal La Presse, est plus réservé. « Visuellement, le film est parfois sublime », dit-il avant d'ajouter que , selon lui, « le film parvient difficilement à nous faire basculer dans l'univers des enfants et à endosser complètement leur démarche. »

Distinctions

Notes et références

Liens externes

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