La Dernière à l'échafaud
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La Dernière à l'échafaud est une nouvelle de Gertrud von Le Fort[1], publiée en 1931.
La nouvelle s'inspire d'un fait historique : le , les seize carmélites de Compiègne sont guillotinées et inhumées dans les fosses communes du cimetière de Picpus.
Le récit s'étend du au , et se déroule à Paris et au carmel de Compiègne.
Résumé
Lors du désastre des feux d'artifice au mariage de Louis XVI, la voiture du marquis de La Force est prise dans la confusion. La marquise, bouleversée, regagne son palais à pied, vêtue de haillons, accouche prématurément et meurt.
À seize ans, leur fille, Blanche de la Force, doit se marier, mais la jeune fille souhaite devenir religieuse. Son père, le marquis de la Force, fervent défenseur de la liberté, s'y oppose, mais en vain. Blanche entre au carmel de Compiègne, où elle est confiée à Mère Marie de l'Incarnation, fille illégitime d'un prince français.
Au moment de la confiscation des biens de l'Église par l'Assemblée nationale, les religieuses font le vœu du martyre. La répression du gouvernement révolutionnaire s'intensifie ensuite : on ordonne aux religieuses d'ôter leur habit. Blanche, ne supportant plus la pression, s'enfuit, alors que son père écrit à la prieure du couvent pour l'informer de sa maladie.
Le père de Blanche est emprisonné et assassiné dans sa cellule par des révolutionnaires, tandis que Blanche se trouve mêlée dans les massacres de Septembre.
Mère Marie de l'Incarnation est convoquée par les autorités révolutionnaires à Paris. Pendant ce temps, les carmélites sont arrêtées, emmenées à Paris, et condamnées à mort. Les sœurs montent l'une après l'autre à l'échafaud en entonnant des chants religieux. Au dernier moment, Blanche surgit, et se joint au chant des sœurs jusqu'à sa propre exécution. Mère Marie de l'Incarnation, arrivée trop tard, est la seule survivante.
Structure
La nouvelle est écrite sous la forme d'une lettre d'un aristocrate adressée à un émigrant anonyme, datée de 1794.
