La Lecture (Fantin-Latour, Lyon)

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Date
1877
Type
Huile sur toile
Technique
Peinture
La Lecture
Artiste
Date
1877
Type
Huile sur toile
Technique
Peinture
Dimensions (H × L)
97 × 130,5 cm
No d’inventaire
Inv. B 628Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation

La Lecture est un tableau du peintre français Henri Fantin-Latour, peint en 1877[1]. Il a été acheté en 1901 par le musée des Beaux-Arts de Lyon où il est conservé.

La peinture représente deux femmes assises dans une pièce. Celle de droite lit un livre, accoudée à une table recouverte par une nappe décorée et sur laquelle est posé un vase avec des fleurs. L'autre femme, à gauche, ne semble pas écouter la lecture et semble distraite, comme si elle avait déjà lu l'ouvrage[2].

Le livre est ouvert et en apparence usé, comme s'il avait été lu de nombreuses fois. La lectrice semble s'ennuyer[2].

L'ensemble est très austère, avec le mur à l'arrière plan, qui prend une grande place dans la peinture, et les robes noires des deux femmes. Cette austérité est rompue par le rouge du fauteuil et le motif de la nappe[2].

Le peintre a représenté à gauche sa belle-sœur, Charlotte Dubourg[3].

Interprétation

Le thème de cette œuvre peut évoquer l'évasion des femmes par la lecture. On peut rapprocher le tableau de La Lecture, du même artiste conservé au Musée Calouste-Gulbenkian à Lisbonne.

Gérard Denizeau analyse dans cet œuvre une toile précurseure du tournant symboliste que l'artiste prend par la suite. Il met en avant l'austérité de la composition avec un cadre triste, des robes noires et des teintes grises et verdâtres ; l'impression de silence et d'immobilité qui renvoie au sentiment d'un temps arrêté[4].

Contexte

Ce tableau est le troisième que Fantin-Latour expose au Salon en 1877, après les deux sœurs en 1859 et La Lecture en 1870. Son tableau est salué par la critique dont Paul Mantz dans Le temps[3].

Influences

Ce tableau a influencé plusieurs écrivains et poètes dont Jan Baetens et Patrick Raynal[5]. Jan Baetens imagine un poème illustré de photographies en s'inspirant du tableau de 1870 représentant deux femmes dont une qui lit et de celui de 1877[6].

Lors de la Biennale d'art contemporain de Lyon en 2009, l'artiste Wong Hoy Cheong a réinterprété l’œuvre dans une photographie de femmes musulmanes portant une burqa[7].

Œuvres en rapport

Parmi les œuvres en rapport, il est possible de citer une étude au pastel noir conservée au Musée du Louvre et un croquis au crayon de l'artiste issu de la collection Heseltine à Londres reproduit dans la Gazette des Beaux-arts de 1877, p. 549[8].

Acquisition

Le tableau est acquis par le Musée des Beaux-Arts de Lyon en 1901 pour la somme de 20 000 francs à M. Tempelaere, en même temps que l'atelier de Corot. Le tableau a bénéficié d'une restauration en 1987, réalisée au sein du musée lyonnais[8]. Cet achat se situe dans un contexte où la municipalité de Lyon pousse davantage la direction du musée à se tourner vers des toiles modernes. Elle obtempère alors avec le tableau de Fantin-Latour, mais également le Guitariste de Renoir, deux Monet, un Manet et un Sysley l'année suivante[9].

Expositions

La peinture a été exposée en 1877 au Salon de peinture et de sculpture de Paris, en 1878 à l'exposition d'été de l'académie royale de Londres[10], et en 1900 à la Société des beaux-arts à Bruxelles[1].

Il a également été exposé à l'Exposition Fantin-Latour de Paris en 1906, à celle de Grenoble de 1936 Centenaire de fantin-Latour, et à celle de Paris de 1937 Chefs-d'oeuvres de l'art[8].

La toile participe à l'exposition de Shanghai du au [11].

Le tableau a été présenté en 2016 lors de l'exposition Fantin-Latour, magnifique et singulier au musée du Luxembourg[12].

Bibliographie

Références

Liens externes

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