La Motte (Côtes-d'Armor)
commune française du département des Côtes-d'Armor
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La Motte [la mɔt] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
| La Motte | |||||
L'église Saint-Vincent-Ferrier et une rue du village | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Loudéac Communauté − Bretagne Centre | ||||
| Maire Mandat |
Henri Flageul 2020-2026 |
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| Code postal | 22600 | ||||
| Code commune | 22155 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Mottérieux, Mottérieuse | ||||
| Population municipale |
2 173 hab. (2023 |
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| Densité | 50 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 14′ 09″ nord, 2° 43′ 52″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 96 m Max. 278 m |
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| Superficie | 43,03 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Loudéac (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Guerlédan | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | Site de la commune de La Motte | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation
La commune de La Motte est située dans le sud du département des Côtes-d'Armor. La commune se trouve à vol d'oiseau à 31 km au sud de Saint-Brieuc et à 79 km à l'est de Rennes.
Paysage et relief
La commune de La Motte a une superficie de 4 303 ha dont 1 625 ha de bois, soit un taux de boisement de 37,8 %. La moitié orientale de son territoire est occupée par la forêt de Loudéac[1]. Bien que la commune soit située à proximité de l'ancienne frontière linguistique avec la Basse-Bretagne, on y recense moins de 10 % de toponymes d'origine bretonne.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Lié, le Larhon, le Léry, le Querrien[2], les Ardillets[3] et un autre petit cours d'eau[4],[Carte 1].
Le Lié, d'une longueur de 61 km, prend sa source dans la commune de Plœuc-L'Hermitage et se jette dans l'Oust à Forges de Lanouée, après avoir traversé 15 communes[5]. Les caractéristiques hydrologiques du Lié sont données par la station hydrologique située sur la commune de La Prénessaye. Le débit moyen mensuel est de 3,48 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 52,3 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 76,4 m3/s, atteint le [6].
Le Larhon, d'une longueur de 19 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le canal de Nantes à Brest à Rohan, après avoir traversé cinq communes[7].
Le Léry, d'une longueur de 14 km, prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans le Lié sur la commune[8].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang des Quatorze Sous (0,26 ha)[Carte 1],[9].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[13]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 908 mm, avec 14,1 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 24 km à vol d'oiseau[16], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[19], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , La Motte est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[20]. Elle est située hors unité urbaine[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Loudéac, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[21]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[22],[23].
Occupation des sols

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
| Type d’occupation | Pourcentage | Superficie (en hectares) |
|---|---|---|
| Tissu urbain discontinu | 2,5 % | 108 |
| Terres arables hors périmètres d'irrigation | 29,0 % | 1259 |
| Prairies et autres surfaces toujours en herbe | 21,4 % | 932 |
| Systèmes culturaux et parcellaires complexes | 7,9 % | 344 |
| Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants | 0,9 % | 39 |
| Forêts de feuillus | 14,8 % | 644 |
| Forêts de conifères | 10,0 % | 435 |
| Forêts mélangées | 10,6 % | 460 |
| Forêt et végétation arbustive en mutation | 2,9 % | 127 |
| Source : Corine Land Cover[24] | ||
L'occupation des sols montre l'importance de la forêt. Celle-ci couvre 1 560 ha ce qui représente 35,4 % de la surface communale. La commune englobe en effet une importante portion de la forêt de Loudéac. Cette forêt est constituée de feuillus et de conifères.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes La Mote en 1307, La Motte en 1640, La Motte Gargajan en 1687 et en 1689, La Motte en 1695[25].
La Motte vient, semble-t-il, d'une motte féodale appelée Motte Gargajan[26] située jadis à La Douve-aux-Louais (ou Douve-à-l'Oie)[25]. Le nom de Gargajan est celui d'un village, situé non loin du bourg[27].
Bernard Tanguy transcrit la forme gallèse parlée sous la forme La Motte[25]. L'association Chubri relève plusieurs attestations orales et écrites et restitue les prononciations [lamɔtdəludja] et [lamɔt], qu'elle transcrit respectivement sous les formes La Mott de Loudia et La Mott[28].
La forme bretonne Ar Voudenn est employée en 1974 dans la revue Barr-Heol[29]. La forme bretonne normalisée recommandée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1998 puis par l'Office public de la langue bretonne est Ar Voudenn[30],[31].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 8,2 % des toponymes de la commune sont bretons[32].
Histoire
Origine
La Motte est une ancienne trève de Loudéac, gagnée sur la forêt[33]. La Motte devient paroisse au XVIIe siècle[34].
La commune est marquée par la prospérité générée au 18e siècle par l'activité toilière[34].
Période révolutionnaire
En 1799, des chouans attaquent, entre la Croix Jartel et le Pignon Blanc, la voiture qui transporte la recette des contributions de l’Arrondissement de Loudéac et s’emparent de 32 000 F[33].
La commune est chef-lieu de canton jusqu'en 1801[34].
XXe siècle
Première Guerre mondiale
171 soldats de La Motte sont mort pendant la Première Guerre Mondiale[35].
Seconde Guerre mondiale
Christian Le Mintier, habitant de la commune, meurt lors de l'attaque de Mers el-Kébir[36].
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[43].
En 2023, la commune comptait 2 173 habitants[Note 5], en évolution de +1,97 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
- La Douve aux Louais : à 200 m du Bourg, motte et enceinte de la Douve aux Louais. Elle a souvent été considérée comme une ancienne motte féodale. Mais lors de fouilles archéologiques réalisées en 1876, différents objets (un foyer, des ossements brûlés, des morceaux de fer, des débris de poterie) ont été découverts ; il a alors été conclu qu'il s'agissait d'un vaste cimetière d'incinération datant de l'apparition du fer dans notre région, plusieurs siècles avant la conquête romaine. La Douve aux Louais a aussi été appelée, selon les époques : La Douve-Louais, La Douve aux Lois, La Douve à l'Oie.
- Église Saint-Vincent-Ferrier : l’édifice actuel remplace une première construction de 1640. La tour est datée de 1724, le reste de la construction a été réalisé de 1728 à 1751. La chapelle des fonts baptismaux, de forme octogonale date de 1767. L’autel, en marbre de Carrare (Italie), a été sculpté à Marseille. Il est ensuite expédié par bateau en 1772, mais ne sera installé dans l’église que pendant la Révolution[Note 6]. À noter, dans le chœur, trois vitraux remarquables.
- Monument aux morts ; porte les noms de 185 soldats morts pour la Patrie[46].
Fait remarquable au-dessus des autels situés de chaque côté du chœur dans le triangle de la Trinité se trouve le nom de Dieu francisé. À droite "JEHOVAH" et à gauche "GEOVA". Un confessionnal est daté de 1717.
- La croix de la Douve aux Louais : elle est sculptée d’un Christ aux traits naïfs, représentatif de l’art breton traditionnel.
- Fontaine de dévotion.
- Ancien lavoir, à proximité de la croix de la Douve aux Louais (utilisé jusqu’au début du XXe siècle).
- Mairie
- Croix de la Douve aux Louais
- Détail de la croix de la Douve aux Louais
- Monument aux morts
- Lavoir de la Douve aux Louais
