La Mouche (poème)
From Wikipedia, the free encyclopedia
La Mouche
La version illustrée de La Mouche de la copie F de Songs of Innocence and Experience actuellement conservée au centre d'art britannique de Yale[1].
| Formats |
|---|
La Mouche est un poème écrit par le poète anglais William Blake. Il a été publié dans le cadre de son recueil Songs of Experience en 1794[2].
- Petite mouche,
- Ton jeu d’été
- Ma main étourdie
- L’a chassé.
- Ne suis-je pas
- Une mouche comme toi ?
- Ou n’es-tu pas
- Un homme comme moi ?
- Car je danse
- Et bois et chante,
- Jusqu’à ce qu’une main aveugle
- Effleure mon aile.
- Si c’est vivre que de penser,
- Si c’est avoir vigueur et respirer,
- Et si c’est mourir
- Que de ne plus penser,
- Alors je suis
- Une mouche heureuse
- Que je vive
- Ou que je meure[3].
Interprétation
Le poème surprend le narrateur dans un acte d'inconscience qui mène à la contemplation de l'acte et de ses implications. La mouche souffre de circonstances incontrôlables, tout comme le narrateur. Cette humilité simulée a fait passer le narrateur de l'insouciance à la pensée et, comme « la pensée est la vie », de la mort à la vie, ce qui permet de conclure : « Alors je suis / Une mouche heureuse / Que je vive / Ou que je meure », conclusion que Paul Miner commente ainsi : « La mort cérébrale est la vraie mort[4]. »