La Nation socialiste
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| La Nation socialiste | |
| Cahiers du communisme démocratique et national | |
La Nation socialiste, numéro de juin 1956. | |
| Pays | |
|---|---|
| Langue | Français |
| Périodicité | Mensuel |
| Genre | Antistalinisme de gauche |
| Prix au numéro | 150 francs |
| Fondateur | Auguste Lecœur |
| Date de fondation | 24 avril 1956 |
| Date du dernier numéro | 1978 |
| Éditeur | Imprimerie du Cantal |
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La Nation socialiste : cahiers du communisme démocratique et national, est une revue mensuelle de tendance socialiste et antistalinienne fondée par l'ancien dirigeant communiste Auguste Lecœur en 1956.
Contexte et fondation
Après son exclusion définitive du Parti communiste français (PCF) pour avoir dénoncé les méthodes staliniennes et autoritaires du parti, Auguste Lecœur lance La Tribune du communisme français[1] en 1956 puis La Nation socialiste avec Pierre Hervé et d'autres purgés comme Auguste Havez.
Dans une note, les Renseignement généraux (RG) écriront à propos de la revue :
« Le Communisme national n'a pu ainsi s'adjoindre de noms connu ; l'équipe de ses dirigeants n'a aucune notoriété ou sont des exclus du PCF en Gironde. C'est ainsi le cas de M. (Robert) Agnias, de M. (Raymond) Lagardère, ex-secrétaire fédéral du PCF en Gironde, de M. (Gilbert) Bouchet ancien membre du comité fédéral de la Gironde, de M. (André) Vernisse, ancien secrétaire de cellule dans le XIXe arrondissement de Paris. Le premier numéro de La Nation socialiste a un caractère austère ; les articles d'un niveau élevé, concernent des problèmes de l'actualité politique, mais la manière de les aborder, à la communiste, ne semble pas de nature à intéresser la classe ouvrière ; les militants politiquement avertis y trouveront en revanche des sujets de réflexion. Il est probable que lorsque le mouvement aura jeté sa gourme doctrinale, la revue pourra se faire plus attrayante »[2].
Ligne éditoriale et contenu
Toujours selon les RG :
« La déclaration de principe du comité de rédaction marque en effet un éloignement doctrinal du PCF qui n'était pas sensible dans les écrits antérieurs de M. Lecœur. Elle attribue en effet les malfaçons du PC à une application rigoureuse des principes du marxisme-léninisme, dont l'abandon, comme le rejet de la subordination à l'URSS, conditionnent à ses yeux les progrès de la Révolution »[2].
Aussi, la revue se veut patriote et estime que l'« orientation nationale du communisme s'impose non seulement parce que le capitalisme est anti-national mais encore parce que tout recul du sentiment national chez les travailleurs est un pas dangereux vers la servitude »[3].