La Partition intérieure
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| La partition intérieure | |
| Auteur | Réginald Gaillard |
|---|---|
| Pays | |
| Genre | Roman |
| Éditeur | éditions du Rocher |
| Date de parution | |
| Nombre de pages | 264 |
| ISBN | 978-2-268-09207-2 |
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La Partition intérieure est le premier roman de Réginald Gaillard, publié le aux éditions du Rocher et ayant reçu le Grand prix catholique de littérature l'année suivante, en 2018.
« Nous sommes le samedi saint 2012. » La Partition intérieure raconte l'histoire d'un prêtre qui, au soir de son existence, revient sur ses années de pastorale dans un petit village du Jura, Courlaoux. Il y est arrivé près de quarante-cinq ans plus tôt, au mois d'.
Deux rencontres ont marqué un tournant dans le parcours humain et spirituel du père Jean : Charlotte, dite la « folle » du village, et Jan, compositeur athée et fiévreux qui s'est retiré tôt du monde après avoir connu un succès fulgurant dans sa jeunesse.
Réception critique
Dans la revue Études, Jean-Baptiste Sèbe évoque un « journal des égarés », dominé par « deux beaux portraits de solitaires au destin singulier », s'accrochant chacun « à sa partition intérieure et personnelle » : « L'écriture de ce premier roman approche avec douceur les blessures de l'existence, dans un milieu rural difficile à pénétrer »[1]. Olivier Maulin consacre une pleine page à l'ouvrage dans l'hebdomadaire Valeurs actuelles. Il compare le récit à une « chronique de la lente déchristianisation du village, de l'hostilité ou de l'indifférence que suscite la religion », qui permet notamment au roman d'éviter « toute niaiserie sulpicienne, ainsi que Léon Bloy qualifiait les bondieuseries », de sorte que La Partition intérieure lui apparaît finalement comme « un long poème de la grâce »[2].
Pierre Monastier, dans le journal en ligne Profession Spectacle, s'il évoque « une partition intérieure tout en caresses poétiques » et « le rythme limpide et lumineux de ce (très) beau roman si maîtrisé », énonce néanmoins une critique à l'égard de cette œuvre, celle d'un entre-deux stylistique entre poésie et prose, que l'écrivain ne tranche véritablement jamais. Il conclut néanmoins sur la force d'un roman qui « intaille subtilement les questionnements dans les silences, y compris celui – terrible et insondable – de Dieu. En une prose agréable, il étreint le mystère de ces êtres qui, en traversant l’abîme de la mort (Dies irae), permettent le bourgeonnement, la feuillaison[3]. »
Olivia de Fournas insiste pour sa part, dans l'hebdomadaire Famille chrétienne, sur le déploiement « magistral » de ce roman « profond, érudit, à l'architecture maîtrisée, au style impeccable et délicieusement suranné »[4], tandis que Bertrand Lacarelle dans le mensuel L'Incorrect évoque un « premier roman d'un classicisme lumineux ». Quand Figaro Madame évoque un « superbe premier roman hanté par Péguy et Bernanos »[5], Christophe Chaland, dans Pèlerin, parle quant à lui de « roman de feu »[6].