La Pleureuse d'Ishinomaki

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La Pleureuse d'Ishinomaki, également appelée La Madone des décombres, est un cliché du photographe japonais Tadashi Okubo paru pour la première fois dans le journal Yomiuri shinbun. La photographie est prise le , au lendemain du séisme et du tsunami qui ont frappé l'est du Japon.

Diffusion

La photographie d'une victime du tsunami, prise par Tadashi Okubo le samedi à Ishinomaki, une ville de 160 000 habitants, fait le tour du monde. Elle est reprise par les trois grandes agences de presse Associated Press, AFP et Reuters : elle représente une jeune femme japonaise au milieu des décombres. Drapée de couvertures de fortune, le regard perdu, elle fait penser à une madone  la figure emblématique de la veuve éplorée après une catastrophe.

Elle n'est en réalité pas veuve, et s'appelle Yuko Sugimoto. Au moment où la photo est prise, elle regarde en direction de la crèche où elle avait déposé son fils, Raito, dont elle et son mari étaient sans nouvelles. Raito, réfugié sur le toit du jardin d'enfants, avait été secouru par des militaires, et la famille sera finalement réunie le lendemain de la prise du cliché[1]. Aucune personne de son entourage familial ou amical n'a été tué par la catastrophe.

La publication de la photographie dans des magazines tels que Le Nouvel Observateur, Paris Match, Stern et Le Point, crée une polémique sur le rôle du photojournalisme. Certains y voient une recherche esthétique pour alerter le public sur l'ampleur de la catastrophe, tandis que d'autres critiquent le voyeurisme des journalistes et l'exploitation commerciale de la misère.

Invitée par le magazine Paris Match au festival de photojournalisme Visa pour l'Image de Perpignan la même année, Sugimoto a l'occasion de rencontrer Okubo pour la première fois[2]. Elle se dit honorée d'être apparue sur le cliché, si cela a pu venir en aide à la population nippone[3].

Notes et références

Annexes

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