Avec La porte à droite, c'est ce changement de politique et, selon lui, l'abandon des idéaux de gauche au nom de la réalité économique, que dénonce et fustige Jean Ferrat.
«On m’a dit tes idées ne sont plus à la mode, Quand on veut gouverner ce n’est pas si commode, Il faut évidemment s’adapter au terrain, Mettre jour après jour un peu d’eau dans son vin, [...], On m’a dit tu comprends tes idées archaïques, Ne feront qu’aggraver la crise économique, Ainsi la liberté dans un monde plus juste, Fait partie des slogans qui sont un peu vétustes La porte du bonheur est une porte étroite, On m’affirme aujourd’hui que c’est la porte à droite, Qu’il ne faut plus rêver et qu’il est opportun, D’oublier nos folies d’avant quatre-vingt-un Puis d’autres sont venus beaucoup moins présentables, Qui parlaient de la France en tapant sur la table, [...], Ils ont dit qu’il fallait se montrer réaliste, Qu’il y avait du bon dans les journaux racistes, Qu’il fallait nettoyer ce cher et vieux pays, Si l’on ne voulait pas qu’il devienne un gourbi, [...], La porte du bonheur est une porte étroite, Qu’on ne me dise plus que c’est la porte à droite, Qu’il ne faut plus rêver et qu’il est opportun, D’oublier nos folies d’avant quatre-vingt-un»