La Rivière Kii

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Titre original 紀ノ川
Kinokawa
Réalisation Noboru Nakamura
La Rivière Kii
Description de cette image, également commentée ci-après
Shima Iwashita (à gauche)
Promotion du film
"Movie Pictorial (Eiga Joho)", Juin 1966
Titre original 紀ノ川
Kinokawa
Réalisation Noboru Nakamura
Scénario Eijirō Hisaita (ja)
Acteurs principaux Yōko Tsukasa
Shima Iwashita
Chieko Higashiyama
Takahiro Tamura
Tetsurō Tanba
Sociétés de production Shōchiku
Pays de production Drapeau du Japon Japon
Genre Drame
Durée 173 min
Sortie 1966

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

La Rivière Kii (紀ノ川?) est un film japonais de Noboru Nakamura, sorti en 1966. C'est une adaptation du roman Les Dames de Kimoto de Sawako Ariyoshi publié en feuilleton en 1959 dans Fujin Gahō puis édité en livre la même année. La traduction française paraît en 1983.

Dans la préfecture de Wakayama, une saga épique suit trois générations de femmes dont les destins épousent le cours de la rivière Kino-kawa, à travers les bouleversements des ères Meiji, Taishō et Shōwa.

En 1899, Hana Kimoto, 22 ans, originaire de Kudoyama, élevée par sa grand-mère Toyono depuis la mort prématurée de sa mère, épouse Keisaku Matani, chef du village de Musota et héritier d'une famille de propriétaires terriens de l'ancien domaine de Kishū. Issue d'une famille de notables, formée au pensionnat de jeunes filles de Wakayama, Hana est une joueuse accomplie de koto. Le mariage suscite l'amertume de Kōsaku, le frère cadet, intellectuel solitaire qui se décrit lui-même comme le « riz froid » 冷や飯 (hiyameshi?) de la famille, fasciné par Hana. Hana s'adapte aux traditions des Matani et se dévoue à son mari selon la tradition de l’époque. Elle donne naissance à Seiichirō lors d'une crue du Kino-kawa, puis à Fumio pendant la guerre russo-japonaise. Keisaku fait construire une digue sur la suggestion de sa femme, cède des terres de montagne à Kōsaku qui fonde une branche cadette, et se lance en politique préfectorale à Wakayama.

Fumio, élevée dans un Japon en pleine modernisation de l’ère Taishō, rejette les valeurs traditionnelles incarnées par sa mère. Lycéenne à Wakayama puis étudiante à l'université féminine de Tokyo, elle milite pour l'égalité des sexes et collabore à une revue intitulée « Droits des femmes », au grand désarroi de ses parents. Elle finit par épouser Harumi Eiji, employé de banque issu d'une bonne famille, union qui rassure Hana et Keisaku. Mutée à Shanghai avec son mari tandis que Keisaku entre en politique nationale sous l'ère Shōwa, Fumio perd son premier enfant et rentre au Japon. Elle donne naissance à Hanako, prématurée et fragile. Hanako grandit dans un Japon en guerre. En 1944, le pays subit les bombardements et l'effondrement militaire. Hana s'éteint, ayant traversé un demi-siècle de bouleversements sans jamais fléchir. Dans la dernière scène, Fumio et Hanako contemplent la ville moderne de Wakayama.

Fiche technique

Ces informations proviennent, de la fiche Wikipedia japonaise, de la base IMDb[1], des bases données japonaises EIRIN[2], NFAJ[3] et JMDb[4]

Distribution

  • Yōko Tsukasa : Hana Matani
  • Shima Iwashita : Fumio Matani, la fille de Hana
  • Chieko Higashiyama : Toyono Kimoto, la grand-mère de Hana
  • Yuki Arikawa : Hanako, la fille de Fumio
  • Takahiro Tamura : Keisaku Matani, le mari de Hana
  • Tetsurō Tanba : Kōsaku Matani, le frère cadet de Keisaku
  • Kumi Hayase : Kazumi, la deuxième fille de Hana
  • Sadako Sawamura : Ichi, la gouvernante dévouée à Hana
  • Masuyo Iwamoto : Ume, la femme de Kōsaku
  • Sanae Kitabayashi : Utae, la fille cadette de Hana
  • Shin’ichi Yanagisawa : Kanoda
  • Yasushi Nagata (en) : Tahei, le père de Keisaku et Kōsaku
  • Tsūsai Sugawara (en) : Tasaki
  • Hatae Kishi : Toku
  • Kosaku Shintani
  • Kiyoshi Nonomura
  • Takanobu Hozumi : Ishida
  • Seiya Nakano : Seiichiro Matani, le fils aîné d’Hana
  • Yoshito Yamaji
  • Matsuko Shiga : Kiyoshi
  • Sachiko Murase : Yasu, la mère de Keisaku et Kōsaku
  • Bunta Sugawara : le directeur d’école

Autour du film

  • Lors de la projection du film à la MCJP en 2016, Clément Rauger écrit : "Se faisant le spécialiste de ces portraits de femmes, Les Dames de Kimoto (1966) fut adapté de la nouvelle (sic.) de Sawako Ariyoshi. Il s’agit d’un classique dans lequel Nakamura dépeint une femme traversant la période Meiji, Taishô et Showa, qui lui permit d’exhiber son raffinement de cinéaste vétéran.[6]"
  • Le film a été projeté aux États-Unis en 1983[1].
  • On peut noter que la ville de Wakayama ainsi que son château[7] ont été détruits en 1945 pendant la Seconde Guerre mondiale lors des bombardements américains. Le château a été reconstruit en 1958. Wakayama est la ville de naissance de Sawako Ariyoshi.

Distinctions

Notes et références

Liens externes

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