La Rose et l'Anneau

livre de William Makepeace Thackeray From Wikipedia, the free encyclopedia

La Rose et l'Anneau (ou La Rose et la Bague, The Rose and the Ring en anglais) est un roman satirique fantastique écrit par William Makepeace Thackeray, initialement publiée à Noël 1854, bien que la première édition soit datée de 1855[1].

Illustration représentant Angelica arrivant à temps pour sauver Bulbo

Résumé

L'intrigue débute sur la famille royale de Paphlagonie prenant son petit-déjeuner : le roi Valoroso, son épouse la reine et leur fille la princesse Angelica. Au cours du repas, on apprend que le prince Bulbo, héritier du royaume voisin de Crim-Tartarie et fils du roi Padella, est en visite en Paphlagonie. On découvre également, après le départ des deux femmes, que le roi Valoroso a dérobé sa couronne et toutes ses richesses à son neveu, le prince Giglio, qui devait en hériter de son père le roi défunt, alors que ce dernier était encore enfant.

Le prince Giglio et la princesse Angelica ont grandi très proches. Angelica était considérée comme la plus belle et la plus sage fille du royaume, tandis que Giglio était souvent négligé au sein de la famille. Fou amoureux de sa cousine, Giglio lui a offert une bague ayant appartenu à sa mère. À leur insu, cette bague lui avait été donnée par la Fée Réglisse et possédait le pouvoir de rendre celle qui la portait belle aux yeux de tous. Après une dispute avec Giglio au sujet de l'arrivée tant attendue du prince Bulbo, Angelica jette la bague par la fenêtre et révèle sa véritable apparence, bien moins séduisante.

Le prince Bulbo, quant à lui, possède une rose magique, dotée du même pouvoir que l'anneau et provenant de la même source : la Fée Réglisse. Dès son arrivée, Angelica tombe éperdument amoureuse de lui.

La gouvernante d'Angelica, la comtesse Renfrognade (dont le mari a été autrefois changé en marteau de porte par la Fée Réglisse pour le punir de son impolitesse), découvre l'anneau magique dans le jardin. Le portant, enivre Giglio et le persuade de signer un engagement à l'épouser. Elle confie ensuite l'anneau à Betsinda, la servante d'Angelica, une orpheline trouvée par la famille sortie de la forêt avec un manteau déchiré. Or, cette servante n'est autre que Rosalba, la fille unique du véritable roi de Crim-Tartarie (renversé par Padella). Quittant son palais enfant après le coup d'État, elle s'est perdue dans la forêt, où elle a été élevée par des lions. Lorsque Betsinda porte l'anneau pour apporter le chauffe-plats dans les chambres, les princes Bulbo et Giglio, ainsi que le roi Valoroso, tombent immédiatement amoureux d'elle. Furieux, la reine, Angelica et Renfrognade chassent Betsinda de la maison.

En réponse à l'impolitesse de Giglio, Valoroso ordonne son exécution, mais son capitaine des gardes, le comte Kouptêtoff, est malheureux de tuer un homme qu'il apprécie. Sous conseil Renfrognade qui lui signale que le roi lui a ordonné d'exécuter le prince, sans avoir précisé lequel, il feint d'avoir mal compris et conduit Bulbo à l' échafaud à sa place. Il est sauvé au dernier moment par Angelica, qui prend sa rose, retrouve sa beauté d'antan et l'épouse.

Giglio est contraint de fuir et, avec l'aide de la Fée Réglisse, se déguise en étudiant. Entre-temps, Rosalba est retournée à Crim-Tartarie et a découvert son héritage grâce à un morceau de manteau déchiré, dont les deux moitiés sont réunies pour former les mots « Princesse Rosalba ». Le roi Padella tombe amoureux d'elle en la voyant et, après le refus de sa demande en mariage, ordonne que Rosalba soit jetée aux lions. Giglio, apprenant la nouvelle, entreprend de reconquérir son trône en Paphlagonie et mène son armée à la rescousse de Rosalba, prenant Bulbo, prisonnier de son armée, en otage.

Lorsque Padella refuse l'échange et n'est aucunement gêné de voir son fils exécuté, Giglio décide de tenir sa promesse et de mettre Bulbo à mort comme il l'a menacé. Or, les lions qui s'attaquent à Rosalba sont précisément ceux avec lesquels elle a grandi à l'état sauvage, avant d'être recueillie par la princesse Angelica. Ils la transportent sur leur dos jusqu'au camp de Giglio, où ils se retrouvent.

Giglio et Rosalba retournent en Paphlagonie avec Bulbo, portant désormais l'anneau de fée qu'ils lui ont offert, estimant ne pas en avoir besoin. Le jour de leurs noces, alors qu'ils s'apprêtent à déjeuner, Renfrognade sort le papier attestant de la promesse de mariage de Giglio. Voulant le remettre à sa place pour son arrogance passée, la Fée Réglisse refuse d'abord d'intervenir et Giglio est contraint d'accompagner Renfrognade à l'église à la place de Rosalba. Cependant, arrivés à l'édifice, la Fée Réglisse retransforme le marteau de porte pour libérer le véritable époux de Renfrognade, que l'on croyait mort depuis longtemps. Giglio et Rosalba sont alors libres de se marier. La Fée Réglisse disparaît ensuite, et on n'entend plus jamais parler d'elle.

Personnages

Beaucoup de noms de personnages ont des noms italiens[réf. nécessaire] :

  • Angélica (Princesse de Paphlagonie) – peut-être en référence à l'angélique
  • Bulbo (Prince de Crim-Tartarie) – le nom du royaume est aussi un jeu de mots avec la « cream of tartar » (crème de tartre), un ingrédient de boulangerie
  • Cavolfiore (ancien roi de Crim-Tartarie)
  • Gambabella (Premier seigneur d'honneur)
  • Giglio (Prince de Paphlagonie)
  • Padella (Roi de Crim Tartarie)
  • Rosalba – rosa alba, du latin « rose blanche » (peut-être inspiré du nom de la peintre vénitienne Rosalba Carriera).
  • Savio (ancien roi de Paphlagonie)
  • Tomaso Lorenzo (Peintre ordinaire du roi de Crim-Tartarie) – Italianisation du nom du peintre anglais Thomas Lawrence.
  • Valoroso (roi de Paphlagonie) –

D'autres noms sont des jeux de mots pseudo-italien, pseudo-allemand ou pseudo-russe[réf. nécessaire] :

  • Grognoso (Premier ministre)
  • Kouptêtoff (Kutasoff Hedzoff en anglais, Capitaine de la Garde) – « coupe-têtes », avec un jeu de mots avec le nom du général russe Mikhaïl Illarionovitch Koutouzov, ainsi que le polinais kutas, ce qui signifie frange et organe sexuel masculin)
  • Pilulsiro (médecin de la cour) – « pilule » et « sirop »

Toponymes

Le toponyme Paphlagonie est une allusion à la Paphlagonie, un ancien royaume situé sur la rive sud de la mer Noire. Crim-Tartarie désigne le khanat de Crimée, un État médiéval peuplé par les Tatars de Crimée (d'où le terme « Tartare »), au nord de la mer Noire. Ces noms ont probablement été inspirés par le déclenchement de la guerre de Crimée, la même année que la rédaction du roman. L'intention de situer ces lieux est suggérée par une scène où Angelica, se moquant de l'ignorance de Giglio, lui reproche de ne pas savoir si Crim-Tartarie se trouve sur la mer Rouge ou sur la mer Noire, ce à quoi Giglio répond aussitôt (et à tort) qu'elle se trouve sur la mer Rouge. Parmi les autres pays revendiqués par le roi de Paphlagonie figurent la Cappadoce et la Turquie – cette dernière, immédiatement associée aux « Îles Saucisses », suggérant une autre signification du mot « turkey » (nom anglais de la Turquie, qui désigne aussi la dinde en anglais). Cependant, Thackeray ne cherche par ailleurs, ni sur le plan linguistique ni sur le plan culturel, à rapprocher ses pays fictifs des royaumes antiques ou médiévaux dont ils tirent leur nom[réf. nécessaire].

L'université que fréquente Giglio s'appelle Bosforo, qui signifie Bosphore en italien ; néanmoins, l'université décrite est clairement l'université d'Oxford, la signification d'« Oxford » et de « Bosphore » étant proche. L'un vient de oxa, « bœuf », et ford, « gué »[2] et l'autre« passage de la vache » (de Βοῦς [bous], « la vache », et φερω, [pherô], « emmener ») et ferait allusion[2].

D'autres toponymes sont soit italiens, soit des jeux de mots[réf. nécessaire] :

  • Blombodinga – « pudding aux prunes »
  • Poluphloisboio – grec « rugissant fort » (comme cela se produit dans l'épithète homérique stéréotypée πολυφλοισβοιο θαλασσης « de la mer bruyante »).
  • Rimbombamento – en italien réverbération

Analyse

Ce livre est le dernier de la série de The Christmas Books en six livres, suivant ainsi le modèle de son éternel rival, Charles Dickens (dont le conte de Noël de plus connu est Un chant de Noël, publié en 1843). L'auteur reste brillamment dans son style avec ce roman. On y retrouve son penchant pour les conversations familières avec le lecteur : le livre se proposant ouvertement de contribuer aux festivités de Noël, il inclut explicitement dans son public les très jeunes lecteurs. Il avait une affection sincère et une délicate tendresse envers les enfants ; il les utilise cependant au service de son propos le plus sérieux. On peut parler de fées, d'objets et d'évènements magiques quand on s'exprime au milieu d'un cerce enfantin. Mais ici les facilités offertes par les interventions surnaturelles ne sont pas gratuites et ne servent pas simplement à divertir. La fée Réglisse, personnage intermittent mais central du récit, en est l'âme morale et politique Chaque page s'ouvre sur un vers résumant l'intrigue à ce moment précis ; elle énonce les principes, distribue châtiments comme récompenses, impose des épreuves, joue le rôle d'une véritable dea ex machina. Nulle part, il nous suggère que nous devons la prendre au sérieux, encore moins au tragique, puisqu'elle souffre (ou bénéficie) comme toutes les autres personnages de l'humour qui offre le recul par rapport aux êtres et aux valeurs qu'ils incarnent[3].

Ainsi, l'auteur réussit à combiner avec un rare bonheur plusieurs veines littéraires apparemment incompatibles. La plus évidente est le conte de fées, où tout est possible, où règne l'exercice arbitraire de pouvoirs illimités, où s'opèrent les mutations les plus sensationnelles, où la violence et la mort sont constantes mais comme indolores à force de se désincarner, où l'imagination et l'inventivité peuvent se débrider allègrement[3]. Au chapitre 3, le lecteur découvre que la Fée Réglisse est une fée marraine, fille d'un nécromancien qui l'a formée et qui utilisait beaucoup ses talents dans sa jeunesse pour transformer des méchants en tout et n'importe quoi et influant le destin de douzaines de douzaines de filleuls royaux. Elle était alors un des membres les plus actifs et serviables du Grand Conseil de fées. Mais, passé deux ou trois millénaires de ces amusements, elle finit par se demander : « Quel bien fais-je en endormant cette princesse pour cent ans ? En collant un boudin au bout du nez d'un nigaud ? En faisant tomber des diamants et des perles des lèvres d'une petite fille, des vipères et des crapauds de celle d'une autre ? Je commence à croire que je fais autant de mal que de bien par mes prouesses. Je ferai aussi bien de planter là mes incantations et de laisser les choses suivre leur cours naturel ». Reconsidérant ses deux jeunes filleules, les épouses de Savio et de Padella, elle se rend compte qu'elle leur a fait un cadeau qui devait les rendre charmantes aux yeux de leurs époux et leur garantir une affection jusqu'à leur mort. Mais elle se rend compte que sa rose et sa bague ne leur a fait aucun bien. Leurs maris passent tous leurs caprices et elles sont devenues insupportables, sont convaincues de leur beauté irrésistible, alors qu'elles sont vieilles et hideuses. Elles la considèrent même avec des airs supérieurs. Après mûre réflexion, elle décide que la meilleure chose qu'elle puisse apporter à ses nouveaux filleuls, Giglio et Rosalba, c'est un peu de malheurs qu'elle les aidera à surmonter pour les rendre meilleurs.

Le thème de Noël est traité discrètement. Les appels du narrateur aux lecteurs enfantins, la fin heureuse in extremis permettant de refermer le livre avec un sourire, les invitations à la générosité, à la solidarité, au pardon des offenses quand elles ne sont pas trop graves, en constituent les principales manifestations[3].

Pour le contexte historique, la guerre de Crimée vient de s'achever quand paraît cette histoire. Celle-ci dépeint les conflits entre les royaumes imaginaires, la Paphlagonie (nom typique d'un pays imaginaire archétypal ou déguisé) et sa voisine, la Crim-Tartarie. Mais ils évoquent des toponymes réels. Le nom de la Crimée vient du mot tartare krym. Si les Paphlagoniens portent des noms à consonance italienne, d'après la tradition à laquelle se conformait William Shakespeare, les Crim-Tartares possèdent pour la plupart des patronymes à terminaison russe : les uns et les autres sont d'ailleurs humoristiquement riches de sens. Probablement, l'auteur, en écrivant son joyeux livre, pense en permanence à l'épreuve que vient de traverser son pays, couronnée par une victoire, certes, mais ayant coûté en souffrances indicibles pour ses soldats, lourdes pertes, humiliations et manifestations flagrantes d'incompétence et d'inefficacité politique et militaire. Vingt-cinq mille Britanniques sont morts et l’expédition a coûté soixante-dix millions de livres sterling. Elle a provoqué un changement de Premier ministre. Le commandement du corps expéditionnaire avait été confié en 1854 à Lord Ralan, mais il avait perdu un bras à la bataille de Waterloo et n'avait plus combattu depuis quarante ans. On raconte qu'il qualifiait les ennemis de « French », alors que les Français étaient cette fois ses alliés. Certes, cette guerre suscita maintes actions héroïques, ainsi que grâce à l'énergie de l'infirmière Florence Nightingale, u ne amélioration des services de santé. Toutefois, le bilan anglais fut loin de paraître positif. Nombre d'hommes politiques radicaux et d'écrivains connus tels que Charles Dickens, critiquèrent durement la gestion gouvernementale de la crise. Alfred Tennyson écrivit le fameux poème La Charge de la brigade légère (en) (The Charge of the Light Brigade, 1854), célébrant avec brio le sacrifice de quelque six cents courageux cavaliers britanniques lancés dans « la Vallée de la Mort » par la criminelle stupidité de quelques officiers[3].

La satire sociale et politique, toujours sous-jacente et souvent affichée au premier plan, joue un rôle central. Sa vigueur exceptionnelle résulte de l'indignation d'un homme de bonne volonté et de bonne foi, révolté par maints aspects de la guerre de Crimée. Tout monarque apparaît tel un tyran en puissance, qu'il ait obtenu le pouvoir par usurpation ou par filiation légitime. Dès le premier chapitre, l'auteur revient sur la différence entre le roi et l'homme chez un même individu, qu'il avait déjà dénoncée dans une série de trois dessins : Rex montrait la perruque et la robe somptueuse du souverain ; Ludovicus un vieillard en déshabillé, minable et souffreteux ; Ludovicus Rex le vieillard paré de sa tenue d’apparat, Louis XIV dans toute sa royale gloire, l'apparat dissimulant l'aspect chétif de l'homme. Les tentations du pouvoir, les excès en tous genres qu'il permet, jusqu'à l'application d'une cruauté des plus sanguinaires, sont vigoureusement dénoncés. Toutes les décisions des maîtres d'un pays paraissent dictées par l'intérêt, les appétits égoïstes, un mélange de cynisme et d'hypocrisie. Nul ne vaut mieux que l'autre, la population est désillusionnée et la baisse des impôts n'interviendra pas de sitôt. Les courtisans, s'ils acceptent de se révolter et se battre afin de rétablir l’héritier légitime sur son trône, priorisent en se partageant places et prébendes. Les communiqués militaires mentent. La vanité universelle se satisfait de hochets comme les décorations, mais l'auteur en indique la valeur en créant dans un pays l'ordre de la Citrouille afin de rivaliser avec le Concombre de l'autre. L’ironie du narrateur lui fait dire que la flagornerie existait « même en ces temps reculés ». Ces temps ne sont bien-sûr pas précisés, mais ils ne nécessitent pas de l'être, car il s'agit autant de phénomènes intemporels et d'évènements récents et reconnaissables. L'allusion à un grenadier britannique à Alma ne manque pas de transparence dans son incongruité et son anachronisme affichés[3].

Comme dans le reste de son œuvre, Thackeray est un homme jetant un regard lucide, désabusé et pourtant affectueux, sur l'humanité dans son ensemble. Elle lui est peu digne d'estime, pourrie de faiblesses et de bassesse, mais conserve un droit à la compassion. Il semble nous dire une nouvelle fois que l'être humain n'est pas beau à voir, mais ce n'est pas drôle d'être humain et, puisque nous sommes tous dans le même bateau, où il faut ramer dur pour ne pas couler, aimons-nous et aidons-nous les uns les autres. Voyez ce qui se produirait si des fées pouvaient nous tirer d'affaires par leur magie. Mais elles n'existent pas et nous ne nous tirerons pas d'affaire. Que cette triste certitude ne nous empêche pas de faire de notre mieux. L'auteur possédait une sorte de pouvoir magique sur les mots de la langue anglaise et, moindrement, sur les images dessinées. Certes, les illustrations de l'édition originale du roman, qui sont de sa main, renforcent la drôlerie du texte, avec lequel elles jouent de manière parfois subtile. Néanmoins, il n'apparaît pas autant mémorable en tant que dessinateur que comme écrivain[3].

Ce roman demeure une petite œuvre tant charmante que forte. Jean Queval, qui en publiait en 1960 une version française très personnalisée (il la qualifiait d'ailleurs ingénieusement de « tradaptation »), avait raison dans son itnroduction critique d'en souligner la parenté avec deux futurs personnages, d'un côté l'Alice (créée en 1864) de Lewis Carroll et de l'autre le roi Ubu (1896) d'Alfred Jarry. Le dernier Livre pour Noël de l'auteur tourne délibérément le dos au réalisme afin de laisser la plus large place à la fantaisie. Mais le réel n'est jamais loin grâce à une satire percutante visant : la tyrannie, la guerre, le gouvernement (tous les gouvernements, étant composés de personnes placées en situation privilégiée, qui accumulent les travers et les faiblesses du genre humain). Le monde décrit par l'auteur est celui d'un pantomime, un décor de carton-pâte, stylisé à l'extrême et habité de grotesques. Il possède pourtant la force de suggérer une vision de l'humanité qui prendrait un caractère d'accablante tristesse et de pessimisme profond si l'auteur de nous invitait à prendre avec lui le parti d'en rire à gorge déployée[3].

Réception

Prince Ricardo of Pantouflia (1893) d'Andrew Lang rend un hommage explicite à La Rose et l'Anneau de Thackeray. Dans la préface de son The Yellow Fairy Book, il explique qu'il « considère cet ouvrage comme indispensable dans la bibliothèque de tout enfant et encourage vivement les parents à se le procurer dès que possible, car sans lui, aucune éducation n’est complète »[4].

Le cinéaste japonais Hayao Miyazaki l'a inclus dans sa liste de 50 livres essentiels pour enfants de 2010[5].

Adaptations

Télévision

  • CBS Television Workshop (en) en a produit une version dramatisée le .
  • BBC Television a produit La Rose et l'Anneau sous forme d'adaptation dramatique en trois parties à partir du [6].
  • L'émission jeunesse Jackanory (en) de la BBC a lu le livre par épisodes en 1975. Les lectures ont été assurées par l'acteur Kenneth Williams (en), connu pour son rôle dans la série de films Carry On.
  • En Pologne, une série télévisée en cinq épisodes intitulée Pierścień i róża (en), adaptée du roman, a été réalisée par Jerzy Gruza en 1986, avec Katarzyna Figura dans le rôle de Rózia (Rosalba). Une version cinématographique abrégée a également été produite. Pierścień i róża est une comédie musicale.
  • Librement adapté en URSS en 1989 sous la forme d'une comédie musicale télévisée en deux parties intitulée Ne partez pas…, le film a subi de nombreuses modifications, suppressions ou ajouts : la bague a disparu ; la rose a été déterrée par le fils d'un dissident mort depuis longtemps, forçant ainsi les gens à dire la vérité ; la fin est ouverte. La satire porte principalement sur les politiciens malhonnêtes.

Film

  • L'animatrice de films allemande Lotte Reiniger a réalisé un film de marionnettes d'ombres de l'histoire en 1979[7].

Radio

  • Un abrégé en série lu par Edgar Metcalfe (en) a été diffusé chaque soir dans The Book Reading par Radio National (en) en Australie de à [7].

Opéra

  • La compositrice irlandaise Ellen O'Hea (1850/1–1880), écrivant sous le nom d'Elena Norton, a écrit un opéra comique en trois actes du même titre qui a eu trois représentations à Dublin entre 1876 et 1878[7].
  • Sir Nicholas Jackson (né en 1934) a écrit un opéra en deux actes basé sur l'histoire de Thackeray, utilisant des sonates pour clavecin de Domenico Scarlatti pour la musique, joué pour la première fois à Drapers' Hall (en) le .

Dans la culture populaire

Cette histoire est évoquée dans le film Twin Peaks : Fire Walk With Me de David Lynch. Le personnage de Laura Palmer a un livre ouvert sur son bureau, dont on aperçoit le récit, pendant qu’elle étudie[7].

Bibliographie

  • The Rose and the Ring (1855) – ISBN 1-4043-2741-X
  • Sorensen, Gail D.: "Thackeray's 'The Rose and the Ring': A Novelist's Fairy Tale", in Mythlore, 15.3 (Spring 1989).
  • Tremper, Ellen: "Commitment and Escape: The Fairy Tales of Thackeray, Dickens, and Wilde", in The Lion and the Unicorn, 2.1 (1978).

Références

Sources

Liens externes

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