La Révolution silencieuse
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Tom Gramenz
Anna Lena Klenke
| Titre original | Das schweigende Klassenzimmer |
|---|---|
| Réalisation | Lars Kraume |
| Acteurs principaux |
Leonard Scheicher Tom Gramenz Anna Lena Klenke |
| Pays de production |
|
| Genre | Drame, historique |
| Durée | 111 minutes |
| Sortie | 2018 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
La Révolution silencieuse (Das schweigende Klassenzimmer) est un film allemand réalisé par Lars Kraume et sorti en 2018. Ce film s'inspire du livre publié en 2006 par Dietrich Garstka et retrace l'histoire véridique d'un groupe de lycéens en prise avec le gouvernement de la RDA pour avoir fait une minute de silence en classe, en hommage aux révolutionnaires hongrois de la révolte de 1956.
En 1956, en République démocratique allemande, 19 lycéens de Stalinstadt (actuellement partie de Eisenhüttenstadt) décident de faire une minute de silence pour rendre hommage aux victimes de l'insurrection de Budapest, réprimée par les troupes soviétiques. Ils donnent comme prétexte la mort annoncée par une radio de l'Ouest du célèbre footballeur hongrois Ferenc Puskás, nouvelle qui se révélera être fausse. Avec leurs camarades, Kurt, Theo et Lena deviennent alors la cible du gouvernement, qui cherche à identifier et à punir les responsables de cet acte de rébellion devenu une affaire d'État.
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre : La Révolution silencieuse
- Titre original : Das schweigende Klassenzimmer (littéralement « La classe silencieuse »)
- Réalisation et scénario : Lars Kraume, d'après le récit Das schweigende Klassenzimmer. Eine wahre Geschichte über Mut, Zusammenhalt und den Kalten Krieg[1] de Dietrich Garstka
- Musique : Christoph Kaiser, Julian Maas
- Direction de la photographie : Jens Harant
- Décors : Olaf Schiefner
- Montage Barbara Gies
- Enregistrement et montage son : Stefan Soltau
- Production : Mirial Düssel, Susanne Freyer
- Sociétés de production : Akzente Film & Fernseh Produktion GmbH
- Sociétés de distribution : StudioCanal Deutschland (Allemagne), Pyramide Distribution (France)
- Pays de production :
Allemagne - Langue originale : allemand
- Format : couleurs - 2,39:1 - Dolby
- Durée : 111 minutes
- Dates de sortie :
Distribution
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- Leonard Scheicher : Theo Lemke, le fils d'ouvrier sidérurgiste
- Tom Gramenz : Kurt Wächter, le fils de cadre du parti
- Lena Klenke : Lena
- Isaiah Michalski : Paul, le neveu d'Edgar
- Jonas Dassler : Erik Babinski, le fils de héros du « Front rouge »
- Ronald Zehrfeld : Hermann Lemke, le père de Théo
- Florian Lukas : le directeur Schwarz
- Jördis Triebel : Madame Kessler, l'enquêtrice
- Michael Gwisdek : Edgar, le vieil oncle de Paul qui écoute la radio RIAS
- Burghart Klaußner : le ministre est-allemand de l'Éducation Fritz Lange
- Max Hopp : Hans Wächter, le père de Kurt
- Judith Engel : Anna Wächter, la mère de Kurt
- Götz Schubert : le pasteur Melzer
- Rolf Kanies : Wardetzki
Production
Le tournage a lieu du au à Berlin et Eisenhüttenstadt.
Intentions du réalisateur
Le réalisateur-scénariste Lars Kraume veut renverser le capitalisme dans la vision multilatérale américaine, comme il en témoigne auprès d'un journaliste :
« D'ordinaire, devant un danger, un groupe est tenté d’assurer sa tranquillité. Sait-on pourquoi cette classe est, à quatre éléments près, restée solidaire ? »
« Non. Cette solidarité est néanmoins le cœur du récit. Quand j'accompagne le film à l’étranger, les gens qui rencontrent une situation identique me parlent souvent de leur affrontement avec l’autorité. Ce qu’a fait cette classe, cette solidarité entre les élèves, est ce qui les touche le plus. Normalement, il y a toujours des traîtres. Pas là. C’est rare, précieux et très inspirant pour n’importe qui. Comme la vérité. Quand Dietrich Gartska a rejoint l’Ouest, le Ministère de l’Éducation s’est plaint de son initiative. Or, c’était très facile. Il n’y avait pas à chercher des excuses compliquées. Dans le film, quand Kurt s’échappe et qu’on jette l’opprobre sur lui, il pourrait trouver une excuse. Mais il a le courage de dire la vérité sur ce qui le force à partir[2]. »
Accueil critique
Dans Le Figaro Magazine, Jean-Christophe Buisson estime qu'« au-delà de la dimension politique de ce film admirable en tout point (grammaire narrative, mise en scène, rythme, interprétation), cette photographie/radiographie de l'Allemagne de l'Est séduit par sa méticulosité et sa rigueur historiques, loin des clichés habituels mais sans concession sur l'horreur du régime totalitaire en place »[3].