Le rempart nord est construit en trois phases, à partir du VIe siècle av. J.-C.. Le premier rempart mesure environ deux mètres de haut et quatre mètres de large ; il est constitué d’une palissade de poutres horizontales maintenues par de fins pieux enfoncés dans le sol. La terre extraite du fossé situé devant le rempart était entassée derrière celui-ci pour le renforcer. Dans une seconde phase, une nouvelle palissade, plus haute et plus robuste, est érigée deux mètres en avant du premier rempart, portant la largeur totale à sept mètres et la hauteur à 2,5 mètres. Lors de la troisième phase, le rempart est encore surélevé et élargi, et un parement de pierre est appliqué à l’extérieur pour un renforcement supplémentaire, maintenu par des pieux verticaux[1],[2]. Le site se distingue par la longueur totale du rempart qui dépasse les 1000m, couvrant une superficie de 100 hectares[2].
Les fouilles effectuées de 1980 à 1985 par Anne Cahen-Delhaye apportent des éléments de datation sur base des céramiques identifiées, les rapprochant de la datation de la nécropole de saint-Vincent située à Tintigny, douze kilomètres plus loin. Ces éléments précèdent la céramique dite "marnienne" caractéristique de la région Champagne-Ardenne durant la deuxième moitié du Ve siècle av. J.-C. jusqu'au début du IVe siècle av. J.-C. Ces céramiques sont un indicateur de l'implantation ou de la colonisation de ce groupe celte à cette période[2].
L'oppidum est habité par les Gaulois du Ve au Ier siècle av. J.-C. et par les Gallo-Romains du Ier au IIIe siècle.
Contrairement au site historique voisin de Montauban, qui n'a été habité que sporadiquement, il s'agit d'un site fortifié ayant connu une occupation permanente, où l'élevage et l'agriculture sont pratiqués.