La Vie miraculeuse de Thérèse Martin

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Réalisation Julien Duvivier
Scénario Julien Duvivier
Sociétés de production Vandal et Delac
Pays de production Drapeau de la France France
La Vie miraculeuse de Thérèse Martin
Réalisation Julien Duvivier
Scénario Julien Duvivier
Sociétés de production Vandal et Delac
Pays de production Drapeau de la France France
Sortie 1930

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

La Vie miraculeuse de Thérèse Martin est un film français réalisé par Julien Duvivier d'après Histoire d'une âme de Thérèse de Lisieux, sorti en 1930.

Un matin de . Un homme se dirige vers la chartreuse du Grand-Saint-Bernard. 1858, à Alençon. Une toute jeune fille et sa mère se présentent au Carmel. Deux histoires semblables, à quinze ans de distance : Louis Martin, horloger à Alençon, veut entrer au monastère. Zélie Guérin, elle, veut entrer au Carmel. À l'un qui ne connaît pas le latin comme à l'autre qu'on trouve trop jeune, on refuse leur entrée. Par hasard, Zélie rencontre Louis Martin à Alençon. Ils se marient.

1877. Louis et Zélie ont eu cinq filles. On fête les quatre ans de Thérèse, la dernière. La famille est très pieuse. Pauline, l'une des sœurs, songe à entrer au Carmel, et Thérèse, malgré son jeune âge, veut aussi se consacrer à Dieu. Mais peu de temps après, Zélie meurt d'un cancer. M. Martin vient habiter à Lisieux, dans la propriété des "Buissonnets", pour se rapprocher du Carmel où finit par entrer sa fille Pauline. Thérèse, neuf ans, est attristée du départ de sa grande sœur, mais, lors d'une visite, cette dernière lui explique le bonheur et le calme que lui procure la vie religieuse.

1887. Thérèse a quatorze ans, et sa sœur Marie est entrée elle aussi au Carmel. Un jour, dans sa chambre, elle a une vision de sa mère défunte, qui la rassure en lui disant qu'elles se retrouveront au Ciel. Thérèse regarde alors un crucifix sur le mur, et comme dans une vision, voit le Christ prendre vie et la regarder d'un air suppliant en disant : "J'ai soif !" Comprenant que Jésus a soif d'amour et d'âmes qui se donnent à Lui, Thérèse lui promet de se consacrer à Lui avant de se réveiller agenouillée au pied du mur. Encore troublée, elle descend au jardin et annonce à son père qu'elle veut suivre l'exemple de ses sœurs et entrer au Carmel. Quoique accablé, M. Martin accepte de l'y aider.

Ils rencontrent le supérieur du Carmel, qui refuse l'entrée de Thérèse qu'il trouve trop jeune. Néanmoins, il les adresse à l'évêque de Bayeux, monseigneur Hugonin. M. Martin indique à celui-ci que Thérèse est prête à rencontrer le pape Léon XIII pour obtenir l'autorisation. L'évêque promet d'intercéder. Lors d'un pèlerinage à Rome, Thérèse et son père assistent à l'audience papale, mais il est interdit de parler au Saint-Père. Néanmoins, Thérèse se jette à ses pieds et lui demande l'autorisation d'entrer au Carmel. Le Pape s'en remet "aux supérieurs". Elle insiste. Le Pape répond : "Vous entrerez si le Bon Dieu le veut." Quelques mois plus tard, la réponse de l'évêque arrive : il accepte son entrée. Enfin, Thérèse peut entrer au Carmel. Lors de la cérémonie d'entrée, elle dit adieu à sa famille, et en particulier à son père, qui est désespéré de voir sa plus jeune fille le quitter, mais accepte avec résignation, offrant son chagrin à Dieu. Il est alors explicitement comparé au Christ souffrant lors de sa Passion.

À l'entrée de Thérèse au Carmel s'ensuivent neuf années de vie austère occupées par les travaux domestiques dans un "confort" plus que spartiate. La veille de sa profession de foi, Thérèse se recueille dans la chapelle. Satan lui apparaît pour la tenter, la faisant douter de sa vocation et lui affirmant qu'elle doit retourner dans le monde, car tout ce qu'elle fait est inutile : après la vie, il y a la mort, et après la mort, rien. Terrifiée, Thérèse tombe évanouie et est secourue par la Mère supérieure, qui la réconforte après qu'elle lui ait confié sa tentation.

. Thérèse prend le voile. Sa famille l'accompagne pour ses adieux à la vie terrestre, et elle dit adieu à son père malade qui lui répond : "Au Ciel !" Thérèse devient maîtresse des novices, qu'elle console et réconforte quand elles doutent, leur indiquant un cheminement spirituel bien à elle : la "petite voie". Elle peint et commence à écrire son autobiographie. Mais elle souffre du froid et commence à tousser. Le soir du Jeudi Saint 1895, en rentrant dans sa cellule, elle est prise d'une quinte de toux et crache du sang : elle est atteinte de tuberculose. Après la visite du médecin, Thérèse doit quitter sa chambre et s'installer à l'infirmerie où, une nouvelle fois, Satan vient se moquer d'elle, lui affirmant qu'il n'y a rien après la mort. Les sœurs parviennent difficilement à calmer Thérèse à la suite de cette énième tentation.

Un jour, au milieu de ses souffrances, Thérèse aperçoit une colombe à la fenêtre et, se référant à un passage du Cantique des cantiques, s'identifie comme étant la colombe, la bien-aimée que le Christ vient chercher pour l'emmener au Paradis, "car l'hiver est passé". Aux sœurs qui l'entourent, Thérèse demande une croix qu'elle caresse convulsivement en la recouvrant de pétales de rose, espérant ainsi "essuyer les pleurs" de Jésus.

. À l'agonie, Thérèse a de plus en plus de mal à respirer : elle étouffe. Les sœurs lui donnent une image pieuse de la Vierge à l'Enfant qu'elle contemple avec tendresse. La communauté est appelée à son chevet. Après avoir dit une ultime fois à Jésus qu'elle l'aime, Thérèse a une brève extase et meurt. Dès sa mort, une rumeur sur sa sainteté se répand rapidement dans les rues de la ville. Un rapport du consistoire secret de Pie XI, le , recommande sa béatification.

Une dernière scène montre Thérèse, désormais au Ciel, laissant tomber de ses mains des pétales de rose, symbole des grâces accordées à ceux qui la prient, qui pleuvent sur des cierges, symbolisant leurs prières en question.

Fiche technique

Distribution

Notes et références

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