La Ville-ès-Nonais
commune française d'Ille-et-Vilaine
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La Ville-ès-Nonais [la vil ɛs nɔnɛ] est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, peuplée de 1 233 habitants[Note 1].
| La Ville-ès-Nonais | |||||
L'église paroissiale Notre-Dame-et-Sainte-Anne. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Ille-et-Vilaine | ||||
| Arrondissement | Saint-Malo | ||||
| Intercommunalité | Saint-Malo Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Malo Cornée 2026-2032 |
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| Code postal | 35430 | ||||
| Code commune | 35358 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
1 233 hab. (2023 |
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| Densité | 284 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 32′ 52″ nord, 1° 57′ 12″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 0 m Max. 53 m |
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| Superficie | 4,34 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Saint-Malo (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Dol-de-Bretagne | ||||
| Législatives | Septième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | la-ville-es-nonais.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine, Pleudihen-sur-Rance, Saint-Père-Marc-en-Poulet et Saint-Suliac.
Lieux-dits et écarts
- la Baguais
- Doslet
- Pontlivard
- le Port Saint-Jean
- Vaudoré
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[1],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[5]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 722 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleurtuit à 9 km à vol d'oiseau[8], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,0 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 4].
Urbanisme
Typologie
Au , La Ville-ès-Nonais est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Malo, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[12]. Cette aire, qui regroupe 35 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[13],[14].
La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[15]. Des dispositions spécifiques d'urbanisme s'y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l'équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,6 %), zones agricoles hétérogènes (28,2 %), zones urbanisées (11,7 %), prairies (9,4 %), zones humides côtières (1,1 %)[17]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Son origine vient d'un couvent de religieuses qui occupa longtemps le centre du bourg, « La Ville aux Nonnes ».
Histoire
La commune a été créée en 1850 par démembrement de la commune de Saint-Suliac.
Dès 1827, un second vicaire de la paroisse de Saint-Suliac, dessert spécifiquement la chapelle Sainte-Anne de La Ville-ès-Nonais. L'ordonnance du , crée une succursale paroissiale à La Ville-ès-Nonais, la paroisse étant ainsi reconnue, la section est érigée en commune trois ans plus tard : le , le président de la République, Louis-Napoléon, signe les pièces ; le , l'Assemblée nationale approuve le projet de la loi de séparation : la commune compte alors 945 habitants et s'étend sur 434 hectares.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1851. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25].
En 2023, la commune comptait 1 233 habitants[Note 10], en évolution de +2,49 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Lieux et monuments
- Bords de la Rance maritime.
- Église Notre-Dame-et-Sainte-Anne, édifiée de 1846 à 1854 par l'architecte Eugène Hawke[28] ; peinture de Valentin Louis Doutreleau.
- Manoir de la Baguais (XVIe siècle).
- Manoir de Vauboeuf au Port-Saint-Jean (1621).
- Malouinière de La Haute-Motte (XVIIIe siècle) et sa motte féodale.
- Calvaires.
- Linteaux de portes en pierres gravées ou sculptées[29].
- Disparus : l'ancien hospice et chapelle de l'ordre de Saint Jean de Malte (au Port-Saint-Jean) et l'antique chapelle Saint-Gilles de Dolet.
Au port Saint-Jean, on trouve deux ponts sur la Rance : le pont Saint-Hubert, suspendu, 286 m (1957-1959) et le pont Châteaubriand, en arc, 265 m (1991).
- Vue aérienne.
- Le pont Saint-Hubert.
- Le pont Châteaubriand.

