La Vogue est une revue littéraire française de la fin du XIXesiècle, instigatrice du mouvement symboliste en 1886.
Le premier numéro paraît au début du mois d' sous la direction de Léo d'Orfer assisté de Gustave Kahn, deux amis de la même génération. En réalité il y eut trois premiers numéros: un numéro d'essai, sans doute datant du , puis deux autres, respectivement datés 4 et , avec quelques différences d'éditions dans les textes[1].
Elle est bientôt dirigée par Gustave Kahn seul, qui s'associe avec Félix Fénéon, lequel préfère Rimbaud par-dessus tout, et les deux hommes donnent à la revue une tendance exclusivement symboliste défendue par Jean Moréas. Déménageant au 4 rue Laugier, La Vogue prend ensuite comme sous-titre les mots «artistique, scientifique et sociale». Quelques mois plus tard, en octobre, Kahn lance également Le Symboliste, un journal hebdomadaire qu'il fonde avec Moréas et Paul Adam et qui aura 4 livraisons.
Si son univers tourne autour des éditions de Léon Vanier sur le quai Saint-Michel, qualifiées opportunément de «bibliopole des symbolistes», La Vogue lance aussi ses propres éditions, publiant notamment Les Illuminations de Rimbaud, préalablement publiées dans les numéros 5 à 9 entre mai et [2], et Le Concile féérique de Laforgue.
La parution de La Vogue cesse au bout de 31 numéros, le .
Le titre est repris en , de nouveau par Gustave Kahn, qui a pour secrétaire de rédaction Adolphe Retté. Le siège est au 9 place des Vosges et il y eut très peu de numéros.
Puis, dix ans plus tard, elle est reprise du au (24 numéros mensuels) par Tristan Klingsor et Henri Degron qui s'installent d'abord au 54 rue des Écoles, salle du Parthénon. Elle absorbe en Anthologie-revue de France et d'Italie, et en septembre suivant Iris, revue des arts et du livre.
↑La source se trouve en page 941 des «Notes, notices et variantes» établies par André Guyaux et Aurélia Servoni, pour l'édition des Œuvres complètes d'Arthur Rimbaud, Paris, Gallimard - Collection La Pléiade, janvier 2009.