La Wallonie

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PaysDrapeau de la Belgique Belgique
LangueFrançais
PériodicitéQuotidien
GenrePresse syndicale
La Wallonie
Image illustrative de l’article La Wallonie
Le siège du journal rue de la Régence

Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Langue Français
Périodicité Quotidien
Genre Presse syndicale
Date de fondation
Date du dernier numéro 1998
Ville d’édition Liège

La Wallonie est un quotidien syndical liégeois qui commença à paraître le jusqu'à la transformation de son titre en Le Matin, quotidien qui résulta de la fusion entre La Wallonie et Le Peuple en 1998.

Dès 1908, le journal socialiste bruxellois Le Peuple avait un correspondant à Liège, Isi Delvigne, qui lança deux ans plus tard En Wallonie, sorte de supplément liégeois encarté dans Le Peuple. Après la parenthèse de l'occupation allemande, En Wallonie devint cette fois un journal imprimé à Liège à l'aide de flans venus de Bruxelles. Cette formule étant inconfortable, on finit par les supprimer et le naissait un quotidien autonome intitulé La Wallonie socialiste. Le , le journal changea de titre et devint La Wallonie, titre qu'il garda jusqu'à sa fusion avec Le Peuple en 1998. C'est à cette époque que le jeune Simenon collabora épisodiquement à ce journal et lorsque, lors de la grève générale de l'hiver 1960-1961, il écrit qu'il a envie d'envoyer un télégramme à La Wallonie on ne sait si le grand écrivain wallon vise le pays ou le journal (ou les deux).

Les locaux du journal ont été réalisés dans un style moderniste vers 1936 d'après les plans de l'architecte Joseph Moutschen, dans le centre de Liège, à l'angle de la rue Florimont et de la rue de la Régence[1]. Un commissariat de police occupe désormais les lieux.

Un journal socialiste mais surtout syndical

La Wallonie devint très rapidement un journal plus syndical que socialiste.

« En 1926, le congrès des métallurgistes FGTB[2] décide d’incorporer dans la cotisation hebdomadaire le prix de l'abonnement de La Wallonie. C'est le premier signe de l'intervention décisive des syndicats dans la vie du journal. Cette décision permettra d'augmenter le tirage de quelque vingt mille exemplaires. Le journal connaît alors un succès certain et on y trouve des signatures célèbres comme celle de Victor Serge[3]. »

Très rapidement, le quotidien syndical, à l'affût de l'exploitation des nouvelles techniques de communications lancera une radio (la TSF), intitulée Radio-Wallonie devenue plus tard Radio-Liège qui émettra jusqu'en . C'est durant ce mois d'invasion que La Wallonie cesse de paraître pour reparaître à la Libération, le . Mais elle est imprimée sur l'imprimerie de La Meuse car ses anciennes installations sont occupées par Le monde du travail, nouvel organe de la fédération liégeoise de ce qui deviendra rapidement (nouvelle appellation par rapport au P.O.B. d'avant-guerre), le Parti socialiste belge. À partir de ce moment, le mouvement syndical porte le quotidien entièrement sur ses épaules ce qui s'inscrira très vite dans la tradition du syndicalisme liégeois, ardent défenseur de l'indépendance du syndicat par rapport au(x) parti(s) politique(s).

L'arrivée d'un nouveau directeur André Renard

Sous la direction de Joseph Coppé

Notes

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